Rencontre entre les députés membres de la Commission des Affaires Générales et Institutionnelles (CAGI), les autorités la région de Niamey et la société civile : Des échanges fructueux sur la paix, la sécurité et le développement à Niamey

Les parlementaires, membres de la Commission des Affaires Générales et Institutionnelles (CAGI), de l’Assemblée nationale, poursuivent leur mission de travail dans les régions de Dosso et de Niamey. Vendredi dernier dans l’après-midi, la mission conduite par le président de ladite commission, M. Souley Dioffo a rencontré dans la salle de réunion du gouvernorat de Niamey les chefs coutumiers, les leaders religieux, les syndicats, ONG et associations en présence du gouverneur et du président de la Délégation spéciale de la ville de Niamey pour des échanges sur divers sujets dont ceux relatifs à la paix, à la sécurité et au développement. L’objectif de la rencontre est de sensibiliser les différentes couches sociales sur ces questions.

A l’ouverture des échanges, le gouverneur de région de Niamey, M. Issaka Hassane Karanta a expliqué à l’assistance l’objectif de la mission parlementaire dans leur région avant d’appeler les différents acteurs à participer activement aux débats. Selon lui, on ne peut pas lutter contre l’insécurité à Niamey sans la collaboration de tout un chacun. « Il y va de l’intérêt des parents de contrôler les enfants et les populations doivent prêter attention à tout mouvement suspect. Si vous voyez des choses qui perturbent la quiétude, il faut informer le chef du quartier ou le chef du village. Ces derniers vont appeler qui de droit pour prendre des mesures », a-t-il déclaré.

Quant au président de la Commission des Affaires Générales et Institutionnelles, (CAGI), il a tout d’abord remercié l’assistance avant de décliner l’objet de leur mission entreprise dans les deux régions à savoir Dosso et Niamey. M. Souley Dioffo a ensuite expliqué aux participants que, le Niger est confronté depuis quelques années à une insécurité trans frontalière et des actes terroristes. Les autorités nigériennes avec le concours des partenaires se sont engagées pour mener la lutte sans merci pour combattre ce phénomène.

Les participants ont reçu plusieurs explications dans un débat franc, sans langue de bois. C’est ainsi qu’un responsable religieux a déploré l’enrôlement des jeunes dans les groupes terroristes comme alternative à la misère et au chômage, qu’il juge non fondé en islam. La religion Islamique, dit-il, est fondée sur la paix et ceux qui s’adonnent à cette pratique du terrorisme n’ont rien à voir avec la religion de la paix.

Les débats ont été passionnants et participatifs. Les représentantes des associations féminines ont déploré dans leurs interventions, la délinquance juvénile dans la région de Niamey, le comportement de certains jeunes qui s’adonnent à la consommation de la drogue. Elles ont plaidé auprès des députés pour qu’ils appellent le gouvernement à multiplier les initiatives de lutte contre le chômage à Niamey.

A ce sujet, le président de la CAGI, M. Souley Dioffo a souligné que, l’amélioration des conditions de vie des populations a toujours été une préoccupation constante des plus hautes autorités du pays et leurs partenaires techniques et financiers. Il a indiqué que des initiatives sont élaborées dans le programme de renaissance I et II ou encore dans le document de la Politique nationale de la jeunesse au Niger. « Toutes ces politiques participent de l’amélioration du niveau de vie des populations et l’amorce des dynamiques nationales de développement économique », a-t-il indiqué.

M. Souley Dioffo a beaucoup apprécié la participation des uns et des autres au cours des débats très fructueux. « Il est indéniable que le combat pour la paix et la sécurité dans la région de Niamey ou au Niger en général nécessite l’inclusion de tout le monde pour l’amélioration du niveau de vie des populations et aussi pour son développement économique», a-t-il conclu.

l Seini Seydou Zakaria

23 septembre 2019
Source : http://www.lesahel.org/

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