Visite des Directeurs régionaux des Agences du Système des Nations Unies à Simiri : Apprécier la qualité des réalisations et du partenariat entre le SNU et les acteurs communautaires

Une délégation des Directeurs régionaux du Système des nations unies d’Afrique de l’Ouest et du Centre, conduite par le Directeur régional de l’UNFPA, M. Mabingué Ngom, a visité, hier 9 octobre 2019, le site du Projet de renforcement de résilience communautaire de Satara (commune rurale de Simiri, département de Ouallam, dans la région de Tillabéri), où près d’une trentaine d’hectares de terres dégradées a été restaurée grâce à l’intervention du PAM. La délégation a également visité l’école primaire traditionnelle à cantine scolaire de Simiri et le CSI de ladite commune, pour s’enquérir des impacts des programmes communautaires de développement durable en appui aux initiatives et efforts du gouvernement ainsi pour apprécier la qualité de la collaboration entre les acteurs.

Les Directeurs régionaux des organismes des Nations Unies étaient accompagnés des représentants des organisations régionales et nationales partenaires des programmes communautaires de développement durable, dont le Secrétaire Exécutif de l’Autorité de Développement Intégré du Liptako Gourma (ALG); des représentants du G5 Sahel et des responsables locaux de l’ONG Karkara (en charge du projet de site Satara).

Le plateau de Satara, dont une bonne partie est transformée en trois pépinières de plants d’eucalyptus a constitué la première étape de cette visite sur le terrain. Sur le lieu, la délégation s’est entretenue avec les responsables techniques du site, parmi lesquels des agents de l’ONG Karkara (chargée du projet), l’agent des eaux et forêts de la zone ; le président du comité local de gestion du site et des représentantes des groupements féminins. Ces périmètres aménagés respectivement en 2013 ; 2015 et 2018 ont un rythme de production de cycle de trois ans, avec une capacité de 313 plants/ha. L’espèce d’eucalyptus, faut-il le souligner, est à exploitation d’usage et ou lucrative.

Selon le président du comité local de gestion du site, pour des besoins en matière de construction d’habitat, la population des villages rattachés au site (Satara, Koum et Lima) font des longues distances pour payer le pied à 2 000 FCFA, en moyenne. Avec ses milliers de plants en phase d’exploitation, au profit des 94 ménages vulnérables, et le fourrage disponible sur place pour leur cheptel, la résilience communautaire des trois villages est promue. Après des détails techniques rassurants donnés par le capitaine des eaux et forêts, le président du comité de gestion du site a expliqué la méthode inclusive d’application du plan de gestion.

Pour sa part, la représentante des groupements féminins a témoigné des effets des initiatives, notamment celles relatives à la scolarisation de la jeune fille; à la nutrition des enfants et à la santé maternelle.

La délégation du SNU s’est ensuite rendue au chef-lieu de la commune de Simiri, où elle a visité l’école primaire à cantine scolaire et le Centre de Santé Intégré. Au niveau de l’école, une amélioration nette de la fréquentation a été notifiée. D’après le directeur de cette école, l’effectif a beaucoup évolué et est cette année de 345 élèves dont 178 filles. D’ailleurs, l’année précédente, une des élèves de cette école était lauréat du troisième prix d’excellence de la région de Tillabéri. Le directeur de l’école a, cependant, cité quelques difficultés notamment l’érosion qui menace la cour de son école et l’insuffisance de latrines (deux pour tous les élèves et le personnel).

Au CSI de Simiri, l’on apprend que le centre prend en charge 70 à 80 patients par jour, en cette période de paludisme. Ce CSI est composé de deux blocs : une maternité et un bloc de soin. Suite au renforcement du mécanisme de dépistage de la malnutrition chez les enfants, le taux est un peu élevé, compte tenu du nombre important des enfants dépistés, a expliqué le major du centre de santé. C’est dire que l’amélioration des indicateurs permettra une meilleure gestion de la situation. Au bloc de la maternité où une dizaine de femmes, en file sur le banc d’attente, disaient attendre depuis près de 4 heures d’horloge, la délégation a constaté une insuffisance d’effectif. Il n’a qu’une seule sage-femme. Cependant les initiatives en matière de la santé de reproduction vont bon train.

« A chaque niveau, nous avons vu la qualité du travail qui se fait et la qualité du partenariat avec les autorités locales y compris les ONG nationales et internationales. C’est globalement une transformation extraordinaire qui est en cours et qui change la vie des femmes, des enfants et des hommes, ici au centre du Sahel. Nous repartons avec un sentiment élevé de satisfaction, en ce qui concerne la capacité du système à accompagner les efforts du pays, en synergie», a confié le Chef de la mission. M. Mabingué Ngom s’est dit impressionné positivement par l’amélioration de la santé de l’enfant et de la mère avec l’appui considérable de l’UNICEF, de même que par la transformation du plateau de Satara avec le soutien du PAM. « Il y’a une excellente mobilisation de toutes les forces locales, qui travaillent dans une symbiose parfaite, pour régler les questions de climat avec un projet de résilience», a ajouté le Chef de la mission deS Directeurs régionaux du Système des nations unies, qui a souhaiter l’amplification de « ces bonnes pratiques de travail inclusif».

Mahamane Chékaré Ismaël (Envoyé spécial)

10 octobre 2019
Source : http://www.lesahel.org/

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