Accélération de l’utilisation des services de planification familiale dans neuf pays d’Afrique de l'Ouest francophone : Le Partenariat de Ouagadougou lance l’initiative «PO Après 2020»

Le Partenariat de Ouagadougou (PO) lance une initiative dénommée «PO Après 2020 ». Cette initiative vise à célébrer les succès enregistrés au cours des dernières années, à faire le bilan de toutes les réalisations, à créer ensemble une nouvelle vision et à déterminer la structure organisationnelle pour atteindre de nouveaux défis. Ce partenariat très réussi entre gouvernements, sociétés civiles et bailleurs qu’est le PO enregistre d’étape à étape des succès importants. Ainsi selon un communiqué de presse rendu public à cet effet, « au cours de sa phase initiale de 2012-2015 nommée “Urgence d’agir”, le PO a dépassé son objectif d’atteindre 1 million d’utilisatrices additionnelles de contraception moderne, totalisant plus de 1,3 millions d’utilisatrices additionnelles ». Actuellement dans la phase dite d'accélération, ajoute la même source, « les 9 pays d'Afrique de l'Ouest francophone sont à nouveau en passe de dépasser leur objectif d'ajouter 2,2 millions d'utilisateurs additionnelles entre 2016 et 2020 ». La majorité des pays du PO ont augmenté leur taux de contraception. Ainsi, au cours de l’année 2012, le Niger avait un TPCm de 11,1%. En 2018, son TPCm est de 15,6% avec 696 000 d'utilisatrices de contraception moderne. - En 2012, le Sénégal avait un TPCm de 11,6%. En 2018, son TPCm est passé à 18,8% avec 745 000 d'utilisatrices de contraception moderne. - En 2012, le TPCm du Togo qui était de 16,5% est passé en 2018, à 23,3% avec 454 000 d'utilisatrices de contraception moderne.    

Toutefois le Partenariat de Ouagadougou estime que malgré ces importants succès, le bloc reste à la traîne comparé à d’autres régions du monde en matière de santé de la reproduction et de planification familiale. D’où l’idée de l’initiative «PO Après 2020 » qui est un processus participatif dans lequel, toutes les parties prenantes doivent participer. Les décideurs et les gouvernements dans les pays du PO (incluant ceux dans les pays des bailleurs de fonds ; les partenaires techniques et financiers ; les bailleurs de fonds (actuels ou futurs) ; les organisations de la société civile, les entités religieuses et traditionnelles ; les populations des pays du PO ; les jeunes ; les utilisatrices de la planification familiale et les familles ; les médias ; les activistes ; les communautés d'études et de recherches ; les compagnies pharmaceutiques et le secteur privé.

Concrètement, au cours de la première étape du processus, la communauté du PO s’attèlera à célébrer les résultats obtenus depuis 2011, à partager les leçons apprises et à faire le bilan des sept (7) dernières années. Ensuite au cours d'une seconde étape, début 2020, elle « utilisera les réflexions et les évaluations des défis qui restent à relever pour définir une vision ambitieuse pour l'avenir, avec des objectifs, des théories du changement, des principes fondamentaux et des indicateurs de réussite ». La troisième et dernière phase, sera l'occasion de décider de la manière d'organiser le partenariat et son organe de coordination afin d'atteindre les objectifs adoptés, précise le communiqué de presse.

La même source indique qu’à « chaque étape du processus, les conclusions et les tendances émergentes seront affinées et améliorées grâce aux commentaires continus de toutes les parties prenantes. La vision finale, les principes directeurs et les domaines d’intervention seront probablement annoncés au cours du deuxième trimestre de 2020 ».

Le Partenariat de Ouagadougou (PO) a été lancé en 2011 à la demande de neuf pays francophones d'Afrique de l'Ouest, du Ministère Français des Affaires Étrangères, de l'Agence Française pour le Développement (AFD), de l'Agence Américaine pour le Développement International (USAID), des Fondations Bill & Melinda Gates et William et Flora Hewlett. Le Partenariat a pour objectif de mieux coordonner les efforts afin d’accélérer l’utilisation des services de planification familiale dans les neuf pays : Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal et Togo. Plus récemment, des bailleurs tels que le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), le Royaume des Pays-Bas et le Canada ont rejoint le mouvement, reconnaissant enfin le pouvoir créé par des pays relativement petits s'unissant pour amplifier leurs voix, leur plaidoyer et leurs succès auprès de la communauté internationale.

L’Unité de coordination du Partenariat, basée à Dakar, au Sénégal, est chargée depuis 2011 de coordonner les actions et les relations entre les bailleurs et les pays afin d’atteindre les objectifs du Partenariat, notamment augmenter le nombre de femmes utilisatrices de méthodes contraceptives modernes d’au moins un million entre 2011 et 2015 et de 2,2 millions entre 2016 et 2020.

Fatouma Idé

15 novembre 2019
Source : http://www.lesahel.org/

Imprimer E-mail

Politique