La société civile pour la démocratie et le développement au Niger (CNDDN) demande que la lumière soit faite sur l’affaire de 200 milliards

Résultat de recherche d'images pour "societe civile niger"Elles sont rares les structures, surtout celles de la société civile, proches du pouvoir à dire certaines vérités, même lorsque les intérêts supérieurs de la Nation sont en jeu. La Coalition nigérienne des organisations de la société civile pour la démocratie et le développement au Niger (CNDDN) fait partie de ces rares structures. Dans une déclaration qu’elle a publiée le lundi dernier, ce regroupement des organisations de la société civile s’est prononcé, sans complaisance, sur les différentes affaires qui défraient la chronique ces derniers temps, notamment la scabreuse affaire dite de 200 milliards. «Déterminée à lutte contre la mal gouvernance et l’impunité, la CNDDN demande au Premier ministre, chef du gouvernement, que la dénonciation et l’accusation flagrante portée à un membre du gouvernement dans l’affaire dite de transfert de deux cent (200) milliards de francs CFA de Doubaï, doivent être traitées à l’exemple de la dernière révélation de l’ancien Président Tandja Mamadou suite au coup d’Etat du 18 février 2010 sur le fameux dossier de quatre cent (400) milliards de francs CFA de Djeddah, pour que toute la lumière soit faite au peuple nigérien», a indiqué le regroupement des organisations de la société civile dans sa déclaration.

Tout en demandant aux syndicats de prendre leur distance du jeu politique, la CNDDN a demandé au Président de la République «de bien vouloir instruire la transmission à la justice, de tous les dossiers de malversations économiques, sans distinction aucune, et d’éviter le traitement sélectif de l’opération dite Maï boulala, la poursuite sans relâche et rendre périodiquement compte au peuple nigérien». La CNDDN a dit aussi constater «avec regret le refus du gouvernement à organiser des élections locales». Tout en condamnant «avec la dernière énergie l’attaque terroriste du mercredi 22 février 2017», la CNDDN s’est dit inquiète «de l’avenir de l’école nigérienne qui mérite d’être sauvée». A ce sujet, elle a estimé que le gouvernement et les partenaires sociaux «doivent obligatoirement trouver une issue favorable, acceptable de tous pour sauver l’avenir de nos enfants». Après avoir appelé «toutes les forces vives de la Nation, de rester vigilantes contre toute action ou manipulation de nature à compromettre la paix et la quiétude sociale dans notre pays», la CNDDN a salué «le comportement des autorités de la 7ème République qui sont restées calmes et sereines face aux meetings et autres débats calomnieux», avant de lancer «un appel pressant aux organisations syndicales et à la société civile attachées à la démocratie, à la paix et aux valeurs républicaines pour une mobilisation indépendante contre les ennemis de la Nation».        

Oumar Aboubacar Mohamed

12 mars 2017 
Source : Le Monde d'Aujourdhui 

ImprimerE-mail


Onep Nigerdiaspora 2017

Sahel et Sahel Dimanche
abonnement en ligne sur le site web
www.lesahel.ne