Les nouvelles du Pays


  • Présentation du PDES 2017-2021 à la Conférence de la Renaissance, à Paris (France) : Sous le thème : « Un Niger renaissant pour un peuple prospère»

    Présentation du PDES 2017-2021 à la Conférence de la Renaissance, à Paris (France) : Sous le thème : « Un Niger renaissant pour un peuple prospère»

Annonce

Lack of access rights - File 'http:/nigerdiaspora.net/images/Resultats-Presidentielle-2016-03.jpg'

 election locale NigerIssoufou Mahamadou avait à organiser courant 2016 des élections législatives, présidentielles, régionales et locales pour renouveler à ces différents niveaux, les institutions qui gèrent ces différentes entités administratives, mais on aura remarqué qu'il n'en avait pas été capable. Si des élections législatives et présidentielles se sont tenues, l'on peut déplorer cependant les conditions dans lesquelles elles se sont passées. Jamais des élections dans le pays n'ont été aussi mauvaises.
En vérité, pour les dernières élections générales, le régime d'Issoufou Mahamadou n'était pas prêt. Il a passé tout son temps à persécuter des opposants, oubliant les responsabilités qui sont les siennes, et quand il devait s'aviser sur les défis qu'il lui fallait relever, c'était un peu tard et il a compris que sur les délais devenus incompressibles il restait beaucoup de choses à régler, et il n'avait plus de marge, ne pouvant que forcer à organiser dans le tâtonnement des élections, tant pis que cela réponde ou non aux normes.

Peut-être d'ailleurs l'a-t-il ainsi voulu. L'opposition a beau crier sur ces aspects pour alerter sur les dérapages certains vers lesquels courait le pays, mais jamais, il ne lui a été possible de se faire entendre, l'autre se targuant d'une majorité pour agir à sa guise, sacrifiant l'esprit de consensus qui a toujours prévalu dans nos élections au Niger et qui a permis toujours de tenir des scrutins dans l'apaisement pour s'éviter des turbulences postélectorales dommageables pour la quiétude sociale. C'est donc dans le forcing que les dernières élections se sont tenues avec la complicité de la France de Hollande, décidée à faire rempiler un homme dont on avait assez de la gouvernance, fermant les yeux sur toutes les anomalies du processus. Et la France, celle de la déclaration des droits de l'homme, avait été bien servie : rassuré du soutien paternaliste de la France, les camarades ne sont pas allés du dos de la cuillère et exhibèrent le score ubuesque de 92% qui frise l'unanimisme et qui n'a pas pourtant empêché d'avoir trop peur et de renforcer une sécurité prétorienne comme si on devait plus être en démocratie, élu par un peuple. L'ouragan des dernières élections passa car un homme qui avait dit que le régime des socialistes est un pouvoir satanique, a fini par abdiquer, pour se rendre, et soutenir pour calmer une faim devenue insupportable, l'homme contre lequel, il y avait quelques temps, il avait des colères justifiées, mais aujourd'hui oubliées mais sans doute pas pardonnées. Peut-être voulait-il faire mal à un autre en jouant cette perfidie et sur ce tableau de la turpitude oubliant lui aussi que le destin de cet homme ne dépend pas que de ses maigres mains quelque soit par ailleurs la combine dans laquelle il pouvait se compromettre pour nuire. Gérer un Etat c'est de l'art et visiblement, il ne l'a pas comme ne l'ont pas ceux au service de qui il se trouve.

Mais installé après une prestation de serment qui a fait rire le monde entier quand sachant comment on est arrivé là, l'on a quand même l'outrecuidance de ?mettre les doigts dans les yeux de Dieu?, pour toucher à un Coran, regardant le peuple et ?Dieu absent? mais qui voit, la main droite sur le cœur, et " Jurer de ne jamais trahir ni travestir ". Dieu, que tu es patient ! Il est terrible que pour le pouvoir l'on soit amené à oser pareille provocation. Et les rideaux s'ouvre sur le tableau que les camarades sont venus jouer dans ce sahel nigérien, précisément sur son acte 2 qui peine à trouver son envol. Si les premières élections sont mal organisées et controversées celles qui doivent suivre et qui concernent les régions et les municipalités, ne le seront jamais. Et comme s'ils devaient être rattrapés par un parjure, pour justifier la non tenue de ces élections, les socialistes n'ont d'arguments que de dire qu'ils ne peuvent pas les organiser sur la base du fichier électoral existant, celui- là même que la classe politique avait décrié et avec lequel, quand même, faisant fi des observations pertinentes de l'opposition, ils avaient organisé les dernières élections au nom desquelles ils prétendent qu'ils avaient été réélus. Si ce fichier est officiellement reconnu aujourd'hui par ceux qui gouvernent comme
étant inutilisable, alors quel crédit peut-on accorder aux élections présidentielles et législatives organisées avec le même fichier incriminé qui a consacré la réélection du président sortant et l'installation de l'assemblée nationale sur fond de bourrage d'urnes, et de falsifications de PV de bureaux de vote ? Par cette attitude, les camarades donnent raison à l'opposition qui avait émis énormément de réserves sur ce fichier et cela pourrait davantage faire douter des partenaires sur la crédibilité des scrutins, partenaires qui, en vérité, n'avaient jamais cru à la sincérité des dernières élections. Mais alors pourquoi avoir tenu mordicus à organiser ces élections avec un tel fichier ?

Unilatéralement, les camarades, ayant certainement peur de se faire découvrir par ces élections de proximité, avaient choisi d'ajourner les locales et les régionales, les repoussant sine die et plongeant ipso facto les Nigériens dans la confusion totale.

Des silences qui intriguent...
Il est question ici d'une grave violation de la loi fondamentale car en la matière des spécialistes du droit, avaient bien expliqué que quelles que soient les ordonnances ou les décisions, ces entités ne pouvant être gérées que par acteurs élus selon un mandat précis qui ne saurait être prorogé par quelque pouvoir que ce soit, l'on ne peut, d'un point de vue de la Constitution, accepter que des hommes et des femmes dont les mandats ont expiré, puissent continuer à gérer les communes et les régions. Mais, aujourd'hui personne n'en parle : le gouvernement lui-même ne dit rien quant à l'élaboration du fichier biométrique promis, ni par rapport à une éventuelle date pour la tenue prochaine de ces élections. L'opposition elle-même se tait par rapport à cette préoccupation constitutionnelle et politique, incapable d'en faire une exigence politique face à un pouvoir désarmé. La société civile qui revendiquaient il y a quelques jours la tenue de ces élections, semble avoir oublié la portée de sa revendication.
Faire douter les partenaires...
Ceux-ci avaient trop cru que pour que la démocratie fonctionne elle doit trouver son encrage à la base. Aussi avaient-ils soutenu tout le processus qui a permis de moderniser la gouvernance des communes notamment par l'installation de conseils élus. Avec cette option où, piétinant les textes, on peut se permettre de tenir ou non, selon les fréquences édictées par les textes, des élections locales et régionales, les partenaires ne peuvent plus que douter de la démocratisation à la base et être réticents à soutenir un processus torpillé. Cette confusion ne peut donc pas continuer. Mais a-t-on seulement la chance de faire bouger les lignes relativement à la tenue de ces élections ? C'est sans doute difficile quand on sait que le cadre dans lequel, les choses peuvent être bien traitées ne fonctionne plus, savoir le CNDP, le Conseil National du Dialogue Politique. Il est donc aujourd'hui important que l'opposition et la société civile fassent de la tenue de ces élections une revendication politique forte pour permettre à notre démocratie étranglée de respirer...

ISAK.
09 avril 2017
Source : Le Nouveau Républicain

Revue de Presse Labari

Idées et opinions

Société

Interview

Culture

Palmarès de la 2ème édition Toukountchi Festival de Cinéma du Niger ( TFCN) 2017

Catégorie fiction et Série télévisuelle : ( Jury: Président Harouna Niandou, Président de l'association des Cinéastes du Niger , ancien ministre, et p... ...

La réalisatrice nigérienne Rahmatou Keïta est marraine de Toukountchi Festival de Cinéma du Niger 2017, Niamey

La réalisatrice nigérienne Rahmatou Keïta, marraine 2017Placée sous le haut patronage de Monsieur Assoumana Malam Issa, ministre de la Renaissance Cul... ...

Zinder : Inauguration du nouveau CCFN, par le président Issoufou Mahamadou

Image d'illustration Tout le monde a en mémoire les tristes événements qui se sont déroulé dans notre pays, consécutivement à l’affaire Charlie Heb... ...

Préparatifs du 18 décembre Tahoua Sakola : Maradi a choisi ses ambassadeurs dans le domaine de la culture

Après la tenue des éliminatoires communales et départementales, les représentants des huit départements de la région et ceux de la commune de Maradi d... ...

Conférence de presse, en prélude au concert de MALI YARO

YOUNBAN c’est le nom du prochain album de l’artiste MALI YARO qui sera vernis le 9 décembre prochain au palais des congres de Niamey. En prélude à ce ... ...

Niger - Aïcha Macky : "J'ai voulu changer le regard sur l'infertilité"

C'est sa 41e récompense. Cette fois, c'est une étoile, celle de la SCAM (Société civile des auteurs multimédias), qui distingue chaque année les 30 me... ...

Portrait d’artiste : Mali Yaro, l’enfant sacré de Sirki Koira

Né en 1973 à Sirfi Koira, dans le département de Téra, année durant laquelle une bonne partie de l’Afrique de l’ouest a connu une disette, DOULAYE BOU... ...

Artiste chanteur Ismaêl Diallo : Ismo One, la force tranquille

La world music, c’est ce mélange d’Afro Zouk, Hip Hop, Reggae, Ragga et Funk comme effet de temps et de mode. Parmi les artistes en vogue dans ce doma... ...

Agadez : le Bianou, l’unité dans la ferveur

Le samedi 30 septembre 2017, Agadez a vibré aux sons, rythmes et danses de la fête de Bianou. Des moments de joie et de communion Une fête religieuseF... ...

Politique

Actu africaine

Initiative de l’Afrique sur les énergies renouvelables : Cap sur l’opérationnalisation en 2018

Avec l’appui de tous les chefs d’État et de gouvernement africains, l’initiative a été lancée lors de la COP21 à Paris en 2015. Initiative de l’... ...

Afrique : Zoom sur les 10 pays les plus démocratiques

Les dix pays les plus démocratiques d’Afrique ne sont pas forcément les mêmes selon les deux index de référence mondiaux publiés chaque année. Pour l’... ...

Ethiopie: le futur plus grand barrage d'Afrique inquiète l'Egypte

C'est le futur plus grand barrage d'Afrique en termes de production d'électricité. Le barrage de la « grande renaissance éthiopienne » devra... ...

Emmanuel Macron : 'C’est en Afrique que se télescopent tous les défis contemporains'

Le président  français, Emmanuel Macron, en visite officielle dans la capitale burkinabè, s’est adressé à la jeunesse africaine à l’université Ou... ...

Ouverture à Abidjan du 6e Forum des Affaires UE-Afrique

En prélude au 5eme Sommet Union Africaine, Union européenne, s’est ouvert ce lundi 27 novembre 2017 à Abidjan le 6eme Forum des Affaires UE-Af... ...

Afrique : l’ONU entend soutenir l’industrialisation du continent

Antonio Guterres a réaffirmé, le 20 novembre à New York, le ferme engagement pris par son institution d'appuyer l'industrialisation de l'Afrique e... ...

Tant que l’Afrique restera désunie…

C’est vrai qu’il faut casser le caillou sur lequel on s’est brisé le front en trébuchant. Mais il est plus indiqué de repartir s’enquérir des nouvelle... ...

Sécurité "C'est l'heure pour l'Afrique de se prendre en charge"

Le président sénégalais, hôte du 4ème Forum international sur la paix et la sécurité de Dakar a rendu hommage aux Forces Armées sénégalaise, ici le 1... ...

Forum économique de Malabo : faciliter les échanges commerciaux en Afrique

13% tel est le taux de l’ensemble des activités de commerce sur le continent africain, selon la Commission Economique des Nations-Unies pour l’A... ...