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    Mois béni du Ramadan : Ramadan, l'occasion d'or

Issoufou Bazoum Brigi Ouhoumoudou" Guerre " de succession au PNDS-Tarayya. Bazoum se prépare, Ouhoumoudou bataille, Brigi manigance et Issoufou n'a pas encore dit son dernier mot. La " guerre " de tranchée, s'il faut l'appeler ainsi, bat son plein dans les entrailles du parti au pouvoir. Issoufou Mahamadou qu'il a porté, par deux fois, à la magistrature suprême ayant fait la profession de foi de n'avoir aucune velléité à outrepasser son dernier mandat constitutionnel, tous les " présidentiables " affûtent leurs armes pour aller à la conquête de l'après-Issoufou. Les clans sont nombreux, la bataille âpre. Analyse …

Bazoum se prépare.
Bazoum Mohamed, le dauphin naturel du président de la République, a qui, est confiée la direction du parti présidentiel depuis le début du premier mandat, pense que son heure a enfin sonné après près de 30 ans de fidélité au parti rose. Ses avantages, il est membre fondateur du parti ; donc, il le connaît par coeur, et il a été de toutes les luttes politiques ayant permis son ascension. Bazoum est dans le pré-carré qui a toujours participé aux choix et décisions du PNDS-Tarayya. Le premier mandat lui a permis de se faire un carnet d'adresse non négligeable avec le portefeuille de ministre des Affaires étrangères. Aujourd'hui, au ministère de l'Intérieur, il est en contact direct avec la chefferie traditionnelle - et donc le Niger profond - qui est sous sa tutelle. De même qu'il est le parrain étatique des partis politiques. De ce point de vue, Bazoum Mohamed a tout ce qu'il lui faut. Tout, sauf ce que lui reprochent ses adversaires internes qui soutiennent qu'il n'a pas de base électorale et qu'à chaque élection, c'est difficilement, que le parti parvient à lui trouver un siège de député. Il faut dire que le président du PNDS a eu la malchance de tomber sur une région - Zinder - dans laquelle, Mahamane Ousmane règne en maître. Qu'à cela ne tienne, un argument non-négligeable plaide en faveur de Bazoum à propos de son manque de base. S'il fallait être populaire pour remporter une élection, le président Issoufou n'aurait jamais eu un second mandat dans ce Niger qui semble lui vouer un désamour patent. Mais quand on veut tuer son chien, on l'accuse de rage.

Ouhoumoudou bataille.
Il est discret. On n'entend presque pas parler de lui. Il ne verse pas dans les médias pour défendre l'indéfendable. Il n'est pas non plus sur la liste des " insulteurs publics ". Mais Ouhoumoudou Mahamadou garde une importance incontestable dans la hiérarchie rose. En 2011, lorsque le président Issoufou arrivait au pouvoir avec une réelle volonté de changer la gouvernance et de marquer posit ivement son passage au sommet de l'État, son ministre des Finances - le tout premier - fut Ouhoumoudou Mahamadou. Il n'était pas donné à n'importe qui d'occuper ce poste à ce moment précis. D'ailleurs, en dépit du scandale de l'attribution d'un marché public à un député - chose interdite par la Constitution - l'ayant éclaboussé, il a juste été mis au vert un moment ; le temps probablement de le faire oublier un peu, avant qu'il ne rebondisse au sommet de la gouvernance avec la direction du Cabinet présidentiel. De-là, il a une belle vue sur tous les ministères, sur tout le pays. Côté carnet d'adresse, rien à envier à un chef de la diplomatie. Les partenaires techniques et financiers ainsi que les privés n'ont de choix, pour voir le président de la République, que passer par lui. Toutes les décisions, tous les problèmes qui surviennent passent sous ses yeux avant d'arriver sur le bureau du Boss. Il transmet d'ailleurs, ce qu'il juge nécessaire de l'être et laisse dans les tiroirs ce qui ne le convainc pas. L'homme a un véritable pouvoir. Pouvoir, qu'il utilise et va encore utiliser pour assouvir ses ambitions. Pour cela, il sait pouvoir compter sur le Grand Boss, qui lui voue une grande confiance. En plus d'être des amis de longue date, Issoufou Mahamadou et Ouhoumoudou Mahamadou sont tous deux, natifs de la même région (Tahoua). Sur ce dernier point, l'avantage du second est de pouvoir conserver le fief électoral du premier. Un fief qui apporte quasiment les 100%, voire plus, au parti rose. Vous voyez bien ? Bazoum n'a pas tort de s'inquiéter. Seul bémol pour Ouhoumoudou, le scandale sus-indiqué dans lequel, il avait trempé. Mais là, il n'a pas de souci à se faire, ses adversaires tr imbalent pire. Bazoum avec son histoire de passeport délivré à un libyen ; Brigi se débat entre AFRICARD et REALIMAR et Issoufou garde à son actif tout un lot de violation de la Constitution dont, la loi sur le quota. Donc, véritablement, Ouhoumoudou n'a pas d'inconvénient propre à lui.

Brigi Rafini manigance.
Premier, Premier ministre du président Issoufou, Brigi Rafini a eu une longévité exemplaire à ce poste. Dans quelques mois, il battra le record tenu par Hama Amadou (lire Bazoum en page 5). Brigi a réussi à se faire coller à la peau une image de sage, de pondéré dans un fleuve de perturbateurs et d'arrogants. Il est devenu le " sapeur-pompier " du régime. C'est lui qui est envoyé sur tous les fronts où les discours de la brutalité et du mépris ne sont pas les bienvenus. Le Premier ministre est aussi bien, ou disons, mieux acceptés par les autres partis politiques. Et si jamais la confrontation - inévitable -entre les clans Ouhoumoudou et Bazoum éclate au grand jour, Brigi et ses sout iens pourraient invoquer leur capacité à fédérer tous les bords et bordures roses en se clamant comme la seule alternative viable et raisonnable. Discrètement, ils travaillent à préparer le terrain. N'est-ce pas dans cette optique qu'il faut mettre la publication de 989 pages en trois Tomes des discours et messages prononcés par le primo de 2011 à 2016. Pourquoi maintenant ? Si c'était un bilan, il aurait pu intervenir dès, la fin du premier mandat et non aujourd'hui. Brigi et ses équipes se préparent, discrètement. Mais problème. Brigi Rafini, non plus, n'a pas de base électorale. Il n'est pas l'homme du fief du parti également. Pis encore, il est militant de la dernière heure, un pèlerin politique qui a déjà fait plusieurs partis avant d'atterrir au PNDS-Tarayya. Aussi, selon certaines sources, le Premier ministre ne serait pas en odeur de sainteté avec le président de la République relativement à la construction d'une nouvelle primature confiée à la société REALIMAR qui s'est évaporée dans la nature. A l'heure où, le président Issoufou fait le point sur ses réalisations, il demande des comptes sur le pourquoi et comment le chantier est stagné alors que ladite société aurait empoché, selon l'hebdomadaire Le Sens de l'histoire de Sanoussi Tambari Jackou, la rondelette d'au moins 1,8 - voire- 2,5 milliards de FCFA.

L'invité surprise ….
Il pourrait bien être Ousseini Tinni, actuel président de l'Assemblée nat ionale. Il est , certes, politiquement léger dans les sphères du parti rose mais tout de même il peut tenir le bras d'un cacique - Hassoumi Massoudou - pour se maintenir. Déjà, son " poids plume " ne l'a pas empêché d'être la deuxième personnalité du pays. Celui qui remplacerait de facto, le président de la République en cas de démission, de mise en accusation ou de tout autre empêchement absolu. Ça veut dire beaucoup de chose. Mais pourquoi Hassoumi Massaoudou soutiendrait quelqu'un autre que son camarade de lutte Bazoum Mohamed ? À vrai dire, le parti au pouvoir est arrivé à un tel niveau de turpitudes (scandales en tout genre) que chacun ne cherche plus qu'à assurer ses arrières. Le ministre Bazoum n'offre pas cette garantie en témoigne sa volte-face par rapport aux évènements du 10 avril 2017 à propos desquels, à peine, il n'a pas dit : " moi, je n'étais pas là " dans une interview accordée à la VOA. Or, avec ses histoires à n'en point finir, telles que Uraniumgate, achat Mont Greboun, Minute de discutions avec AREVA etc, le ministre Massoudou a besoin d'un parapluie sur lequel, il doit pouvoir compter à tout moment . Ce parapluie, en dehors du président Issoufou, est probablement : Ousseini Tinni. Issoufou n'a pas dit son dernier mot.

Le seul à pouvoir tirer profit de ce déchirement frat ricide en perspective est : le président de la République Issoufou Mahamadou. Lorsque personne ne voudra laisser à l'autre la succession et que l'éclatement se dessine parfaitement, alors, l'on pourra dire : " puisqu'il en est ainsi, mettons-nous, tous, derrière l'unique fédérateur et utilisons notre énergie pour le faire continuer ". Et le Tazartché (prolongation inconstitutionnelle de mandat) renaîtrait alors, des cendres de la Renaissance.
Évidemment, on n'en est pas encore là, mais attention ; il faut savoir apercevoir le danger de loin, sinon, l'on risque d'être surpris et donc désarmé.
Ibrahim Yero 

12 mai 2017
Source : L'Eclosion

 

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