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lundi, 14 mai 2007 05:33

L?Univers politique nigérien, peu ouvert au Genre, constate l?avocate Barry Bibata

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 La Nigérienne est « exclue » de la gestion du pays du fait des inégalités de Genre convenues, dans la société, a déploré vendredi, l’avocate Barry Bibata Gnandou, s’exprimant au cours d’une conférence



Imagesur "femmes et politique au Niger". Bien que la composante féminine constitue plus de 51 pour cent de la population, les obstacles à la visibilité de la femme sur la scène politique nigérienne sont multiples, a constaté Me Barry Bibata, dont l’intervention a eu pour cadre le centre Culturel Américain à niamey.

Elle a cité, au nombre des obstacles à la promotion du Genre, « l’analphabétisme, les contraintes d’ordre économique, les pesanteurs socioculturelles, la fonction de reproduction, le manque de cohésion dans les milieux de femmes et la naïveté ».

Pour Maître Barry Bibata « c’est de manière systématique que, dans notre pays, les rapports entre les hommes et les femmes sont construits autour de la conception du sexe fort (pour l’homme) et du sexe faible, que serait la femme ».

« La conséquence logique de cette stratification sociale, est la division sexuelle du travail », dans un contexte où, ajoute-t-elle « parler de la femme en politique équivaudrait à soulever un sujet tabou".

La politique a toujours été considéré comme "la chasse gardée des hommes », a encore affirmé la conférencière, qui souligne que la femme est pourtant "présente physiquement", ne devenant "fantôme que lorsqu’il s’agit de la représentation sur la scène publique ».

Depuis son indépendance en 196O, le Niger a mobilisé les femmes autour des intérêts nationaux, et « on peut affirmer que tous les régimes qui se sont succédé ont essayé de prendre en compte la composante femme en l’organisant, semble-t-il, pour ses propres intérêts ».

Mais, au bout du compte, a dit la conférencière, « le constat est amer, car il s’agissait d’en faire un instrument de mobilisation tout court ».

Selon maître Barry, la visibilité des actions politiques de la femme nigérienne a été renforcée avec l’obtention de la démocratisation ».

Cette évolution s’est affirmée en 2000 avec l’obtention par les femmes nigériennes, d’un loi qui impose un quota de 1O pour cent pour les postes électifs et 25 pour cent pour les postes de nomination.

« Même s’il y a eu une avancée significative, la loi sur les quotas a une portée limitée. I n’y a aujourd’hui aucune femme gouverneur de région, aucune femme préfet, aucune femme chef de poste administratif au Niger », regrette Me Barry Bibata Gnandou.

Elle a invité ses soeurs à engager « un combat pour faire respecter la loi sur les quotas », tout en préconisant la sensibilisation sur les droits et devoirs de la femme en Islam, la réduction de la pauvreté par les activités génératrices de revenus et la micro finance, ainsi que l’éducation politique et civique des femmes.

Avocate au barreau de Niamey, Maître Barry Bibata Gnandou a été, en 2003, la première et (jusqu’ici) unique femme préfet au Niger.

14 Mai 2007
Publié le11 Mai 2007
Source:  http://www.apanews.net/  

Dernière modification le mardi, 28 février 2012 13:15