mardi, 16 octobre 2012 07:47

Quête du carburant à Niamey : le calvaire des usagers

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Petrole prix Le carburant est une denrée rare à Niamey la capitale. Depuis le lundi 8 octobre dernier, Niamey vit à l’allure d’une course effrénée pour le ravitaillement en carburant.  Déjà, le 10 octobre, la grève que les transporteurs

des hydrocarbures du Niger ont menée a fortement désorganisé le ravitaillement des stations de la ville Niamey en carburant, créant une pénurie dans la ville de Niamey. Hier, un tour dans plusieurs stations de la ville a permis de faire un constat amer. Si dans certaines stations service les agents semblent partis en vacance, dans d’autres, ils sont submergés par le nombre de clients, avec des files de motos et de véhicules de tous les côtés. Ces stations-là, ne sont malheureusement pas nombreuses.

 

A côté des voitures toujours croissantes, les motos cachent les gros jerricanes et les bidons de 40 litres alignés. Et lorsque la pompe parvient à être actionnée, les civilités laissent souvent la place aux injures car les esprits s’échauffent très facilement en pareils circonstances. On ne se rappelle pas d’une telle pénurie, (en tout cas pour nos mémoires de jeunes) dans notre pays. Avec la rupture des stocks, le litre d’essence dont le prix officiel est 579 Fcfa à la pompe, s’est vendu entre 800, 1.000 et même 1200 fcfa, au niveau des vendeurs informels.

Entendu sur le sujet, Xinhua rapporte que pour le ministre des transports, M. Ibrahim Yacouba, cette rupture de ravitaillement est due à un mauvais concours de circonstance. "Certes qu’il y a la grève des transporteurs, mais la rupture est due essentiellement à la maintenance des installations de la SORAZ depuis trois semaines. Elle a déjà repris la production ce mercredi. Il n’y a pas lieu de paniquer. La situation se normalisera le plutôt possible", a rassuré le ministre des transports. "Au niveau du gouvernement, nous reconnaissons aux travailleurs le droit d’aller en grève, mais nous veillerons à ce que les activités économiques puissent se poursuivre", a-t-il fait, savoir.

Mais c’est sans compter la radicalisation du mouvement, car vendredi dernier, le syndicat des transporteurs des hydrocarbures avait observé une grève de cinq jours. Ce problème n’a que trop duré, et on ne peut comprendre ce genre de situations dans un pays où tous les compteurs ont été remis à zéro en vue d’une totale renaissance.

l M. S. Abandé Moctar

16  octobre 2012 
Publié le 16 octobre 2012
Source : Sahel

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Dernière modification le mardi, 16 octobre 2012 10:49