mardi, 16 août 2016 08:00

Série de visites dans les orphelinats de Niamey de la ministre de la Promotion de la Femme et de la Protection de l’Enfant : Apprécier le fonctionnement des structures et la qualité des prestations

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Conformément à la Convention sur les droits de l’Enfant et à d’autres instruments juridiques qu’il a ratifiés, le Gouvernement nigérien doit assurer une protection et une prise en charge de qualité aux enfants. C’est dans le cadre de la mise en œuvre du droit à la protection que le Gouvernement a entre autres réalisations, créé et autorisé la création de plusieurs structures d’accueil et de prise en charge des enfants en situation de vulnérabilité. Vendredi dernier, la ministre de la Promotion de la Femme et de la Protection de l’Enfant, Dr Amadou Aissata Issa Maiga, a visité plusieurs centres et orphelinats à Niamey.

Accompagnée de son staff et des autorités régionales et communales, la ministre a visité l’orphelinat Fraternité notre dame de Banifandou, l’orphelinat Abou-Bacar Siddik du Quartier Poudrière, le complexe Scolaire Oussaimi du Quartier Bassora et le Centre d’accueil des enfants en difficultés familiales sise derrière la maternité Issaka Gazobi.

L’objectif de cette sortie sur le terrain vise d’une part à apprécier les activités des structures d’accueil, à identifier les insuffisances, à s’enquérir de leurs difficultés et d’autre part à prendre des mesures susceptibles de contribuer à améliorer la qualité de prise en charge des enfants. Dans le 3ème Arrondissement de Niamey, la délégation ministérielle s’est tout d’abord rendue à l’Orphelinat Fraternité notre dame. Crée en 2000, ce centre abrite une quarantaine d’enfants âgés de 0 à 20 ans. A ce niveau, Dr Amadou Aissata Issa Maiga a fait le tour des salles d’internat avant d’échanger avec les responsables du centre sur les activités qu’ils mènent et sur les difficultés rencontrées. Après un long échange, la délégation a mis le cap sur l’Orphelinat Abou-Bacar Siddik situé au quartier Poudrière de Niamey.

Là, les cours sont dispensés en Français et en Arabe à deux cent vingt deux (222) élèves orphelins. Dr Amadou Aissata a trouvé un centre vide car les élèves sont tous partis en vacances dans leurs familles d’origine. Contrairement aux autres centres, l’orphelinat Abou-Bacar Siddik a des représentations à l’intérieur du pays et n’accueille que des enfants orphelins qui ont des familles ou tuteurs. Elle a visité le restaurant, les dortoirs et les bureaux. Certaines salles d’internat sont dans un état incommode pour héberger des enfants. Vu la situation, la ministre n’a pas hésité à donner des instructions pour mettre les enfants dans des bonnes conditions d’hygiène.

Au 4ème Arrondissement communal de Niamey, la délégation s’est rendue au Complexe Scolaire Oussaimi. Ce centre compte deux cent trente six (236) élèves dont quatre vingt cinq (85) orphelins. Ce centre dispose de salles de classe, jardin d’enfant jusqu’au collège. Après une visite guidée de la structure, la ministre s’est entretenue avec le fondateur du Centre pour connaitre les besoins en vue d’améliorer le développement physique, affectif social et moral des enfants. A son tour, le responsable du centre a émis un certain nombre de doléances à ces autorités, qui l’ont rassuré de leur soutien.

La quatrième et dernière visite, la ministre l’a consacrée au Centre d’accueil des enfants en difficultés familiales. Ce centre a vu le jour le 19 Octobre 1979 sous le vocable de «Centre d'Accueil des Enfants Abandonnés», mais en 1993, le centre devient «Centre d'accueil des enfants en difficulté familiale». La mission principale du centre est d'accueillir de façon transitoire les enfants en difficultés familiales ou de les placer dans une famille d'accueil, une institution ou de procéder à leur adoption simple ou plénière. Ainsi le centre n'a pas pour vocation de garder les enfants pour une longue durée. S’agissant des catégories d’enfants accueillis, il s'agit de tout enfant âgé de 0 à 6 ans abandonné (de père et mère inconnus), des enfants des mères malades mentales se trouvant dans une situation de danger ou d'insécurité et des enfants victimes de maltraitance à titre transitoire. Le centre assure aux enfants ainsi internés, les soins de santé et la socialisation (éducation) ainsi que le suivi de leur développement psychomoteur.

Aïssa Abdoulaye Alfary(onep)

16 août 2016
Source : http://lesahel.org/