lundi, 14 novembre 2016 21:32

Réseaux Sociaux : Ali Idrissa, porte plainte pour calomnie

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Ali Idrissa Niger 01Ainsi va la renaissance acte II. Avec les pratiques qui ont actuellement cours au Niger, chaque citoyen a une idée claire de ce que signifie la renaissance, un régime bien singulier à tous égards. Ces derniers temps, si vous commettez la maladresse de vous prononcer sur la gouvernance, sur la manière dont le pays est géré, alors préparez-vous à subir un lynchage médiatique, ou sur les réseaux sociaux. Il y a peu, les acteurs de la société civile comme Ousmane Abdou Moumouni, Sirajo Issa ; des bloggeurs comme Pedro Diallo ; des journalistes comme Nathalie Prévost, Baba Alpha ; d'autres ont des casquettes politiques, ont été accablés d'injures.

Des brûlots ont été mis en selle pour le besoin de la cause.Même la télévision nationale a mis du sien. Aujourd'hui, c'est le tour du promoteur du groupe de presse Radio et Télévision Labari, Ali Idrissa d'être traîné dans la boue. Dans la plainte déposée le 1er novembre 2016 sur le bureau du procureur de la République, ce dernier accuse " le nommé Mamoudou Garba un internaute des réseaux sociaux ". Dans ses publications faites sur le net, le sieur Mamoudou Garba écrivait que "Ali Idrissa avait remis la somme de 30 millions de francs CFA à Halidou Mounkaila SG du SYNACEB pour organiser la marche du 12 octobre 2016 dans tout le Niger ". Il citait également des noms : Daouda Bachir qui aurait gardé la somme dans son compte ; Cherif Issoufou qui aurait reçu la somme de deux millions de francs CFA ; Issaka Oumarou trois millions ; le chef du personnel de la Direction Régionale de Niamey qui aurait reçu un million cinq cent mille francs CFA. Des accusations graves qui, selon l'auteur de la plainte "portent atteinte à notre image, notre honneur, notre réputation et notre dignité humaine sur le plan national et international ". Ali Idrissa demande que justice lui soit rendue.

Décidément sous la renaissance, pour avoir sa part de gâteau, certains individus prennent un malin plaisir à vilipender leur semblable pour plaire à leur commanditaire. Le hic dans toute cette histoire les mercenaires se cachent derrière des fausses identités, faux profils pour s'adonner à leur sale besogne. Les bailleurs de fonds de ces délateurs manipulés sont, selon toute vraisemblance dans la haute sphère du pouvoir. Ils sont embauchés pour la basse besogne : injurier tous ceux qui disent non à la mal gouvernance actuelle. Soyons indulgents avec eux, ces miséreux cherchent à manger !

L.A. 

14 novembre 2016
Source : Le Nouveau Républicain

Dernière modification le lundi, 14 novembre 2016 22:22