Le Courrier Journal NigerAprès maintes péripéties qui l'ont plongé dans les profondeurs insondables et putréfiées d'un système politique dont il a régulièrement révélé la face hideuse, le Courrier refait surface, plus que jamais pointilleux et intraitable. Les bisbilles avec les services des impôts, sur lesquelles il y a beaucoup à dire pour l'histoire, ont permis de comprendre que les coups ne viennent pas toujours que du côté attendu. Ils peuvent venir aussi, et cela est regrettable, du côté le moins attendu. Confronté à des problèmes dont la nature est plus que claire et dont aucun média n'est à l'abri, Le Courrier a été choqué de constater que des confrères ont donné de la voix à cet assaut de la DGI contre les locaux qui lui servent, avec Le Canard en furie et Le Monde d'Aujourd'hui, de siège. Car, si la DGI, qui est un service de l'Etat peut, de bonne guerre, diront certains, se lancer dans cette voie, il ne sied pas à un confrère de jeter de l'huile sur le feu. À moins que l'on ne fasse plus du journalisme et que la confraternité est un mot qu'ils ont banni de leur vocabulaire ! Choqué, mais réaliste, Le Courrier poursuivra son petit bonhomme de chemin, sans la moindre attention à ceux qui n'ont appris qu'à tirer les autres vers le bas et qui en ont fait leur gagne-pain. Autant en emporte le vent... Le Courrier revient dans les kiosques, avec une équipe revigorée par cette épreuve.
Journal d'investigation menant une mission de service public qui doit être plutôt félicitée et encouragée, Le Courrier n'entend garder comme unique boussole que le Niger et son peuple. Jamais mises en cause en termes de véracité, ses enquêtes et ses révélations vont se poursuivre, aussi longtemps que les principes de la bonne gouvernance seront tordus. N'en déplaise aux glaives rouillés du régime !

Imprimer E-mail

Société