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Diffa /Culture du poivron. : Les producteurs de Bosso et Gueskerou autorisés reprendre la culture du poivron.

Diffa /Culture du poivron. : Les producteurs de Bosso et Gueskerou autorisés reprendre la culture du poivron.En effet 37 villages du département de Bosso et 4 de Gueskerou, ont été autorisés à reprendre la culture du poivron après plus de deux années d’interdiction.
Interdiction prise dans le cadre des mesures de l’état d’urgence, qui au départ avait interdit la commercialisation du poivron puis limiter les aires de culture au bord de la komadougou et du bassin du lac Tchad, à cause de la situation sécuritaire.
Les autorités régionales ont pris la décision, parce qu’on soupçonnait les éléments de boko haram de contrôler la filière, ce qui pouvait leur assurer les ressources pour leurs survie et même financer la guerre.
Il a fallu une réunion entre les autorités régionales, les forces de défenses et de sécurité, les leadeurs communautaires, les associations des producteurs et les chefs coutumiers, pour trouver cet accord qui sans nulle doute permettra aux populations du soleil levant de retrouver leurs occupations.

Selon certaine statistique la commercialisation du poivron fait rentrer plus de 7 milliards de francs avant la crise de Boko Haram.
Aussi, cette production du poivron serra accompagnée par la vente de l’engrais 15\15, mais pas de l’urée, engrais interdit de vente au niveau de la CAIMA et certains magasins de la région ; motif invoqué, c’est une substance utilisée dans la fabrication des engins explosifs .


Un autre problème se pose, c’est la fourniture du carburant aux producteurs qui ont tellement besoin de cela pour alimenter leurs motos pompes.
Car au début de la crise, plusieurs dépôts de carburants qui se trouvaient dans les zones de conflits ont vu leur activité suspendue à Bosso, Barwa, Gueskerou, Diffa, N’guigmi.
Mais avec cet accord de culture les producteurs vont faire la navette entre la chambre régionale d’agriculture, la direction régionale de l’agriculture pour finir au gouvernorat pour avoir les autorisations nécessaires.
Il faut aussi , noter que les cultures du poivron sont interdites au niveau des berges de la komadougou et du bassin du lac Tchad, et cela, afin d’empêcher l’infiltration des combattants de Boko Haram.
On peut dire que malgré les restrictions les populations au bord de la komadougou et du bassin du lac Tchad sont disposées à renouer avec la culture du poivron, surtout dans le département de Bosso.
Adam Babou Karna.

15 octobre 2017
Source : La Nation 

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