Sinistrés de la dernière saison des pluies : au quartier Gabougoura de Niamey, la reconstruction est toujours attendue

Image d'illustration« La pluie tombe, toutes les maisons en banco succombent dans mon pays natal le Niger ». Cette chanson du groupe de rap Lakal Kaney a 20 ans mais elle est toujours d’actualité. Au Niger, chaque année, la pluie arrive avec son lot de désolations : sècheresse et famine en cas de mauvaise pluviométrie, et quand elle est forte, inondation et effondrement de maison.

L’hivernage 2017 n’a pas échappé à cette règle. Une fois encore, la pluie a fait des sinistrés. À Niamey, Gabougoura figure parmi les quartiers où les eaux de pluie ont fait le plus de dégâts. En une nuit d’averses, des dizaines de maisons tombées. Sans attendre, a affirmé le Chef de ce village, l’Etat, à travers les autorités régionales, est venu en aide aux populations sinistrées avec des vivres. Plusieurs autres aides ont suivi dont des tentes offertes par un partenaire de l’Etat, toujours selon le Chef de village de Gabougoura qui s’est exprimé au journal de 13h15 de la Radiotélévision Saraounia RTS de Niamey, ce jour jeudi 11/01/2018. Et M. Adamou Saley d’ajouter : « Ce que les populations sinistrées de Gabougoura attendent maintenant, c’est la reconstruction de leurs maisons ».

Dans la réponse qu’il a donné au micro de la même télévision privée Saraounia, M. Seydou Ali Zataou, Gouverneur de la région de Niamey a dit que les fortes précipitations enregistrées cette année ont fait s’effondrer plus de 1000 maisons dans différents quartiers de la ville. Partout l’Etat a fait ce qu’il a pu comme appui aux sinistrés. À Gabougoura, il a même été ouvert un district de santé pour répondre à leurs besoins de santé. L’Etat a donc assez fait, « c’est à chacun de fournir l’effort pour reconstruire sa maison », a fini par dire le Gouverneur Zataou.

Cette situation n’est pas sans rappeler le cas du quartier Saga qui, un matin d’août 2010, s’était réveillé les pieds dans l’eau avec des maisons et d’autres biens détruits, des champs de riz submergés et des animaux emportés par les eaux etc. En fait les quartiers des bords du fleuve Niger ont souvent subi la colère de ses eaux pendant la crue. Kirkisoye, Lamordé et Zarmaganday de la rive droite (Harobanda) sont des exemples que l’on peut citer dans ce cas. Un problème qui semble avoir été jugulé depuis qu’une digue a été construite et est régulièrement entretenu pour empêcher au fleuve de déborder.

Saluons, pour finir, ce geste des habitants du quartier Maisons économiques qui, après avoir entendu le cri de détresse des sinistrés de Gabougoura, ont fait don à ceux-ci, d’une tonne de riz, des vêtements et plusieurs dizaines de moustiquaires, suite à une collecte lancée par l’Imam de la mosquée de vendredi de ce quartier. Vivement ces geste louables et qu’Allah nous préserve de ces désastres ! Amin !

11 janvier 2018
Source :  http://nigerdiaspora.net

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