Réduction des dépenses liées aux mariages et baptêmes Après l'Arewa et l'Aïr, le Damagaram entre dans la danse

Sultan Aboubacar Sanda Le Sultan, Aboubacar SandaRéduction des dépenses liées aux mariages et baptêmes Après l'Arewa et l'Aïr, le Damagaram entre dans la danse La réduction des dépenses liées aux mariages et baptêmes commencent à se généraliser au Niger. Après l'Arewa et l'Aïr, le Damagaram prend aussi des mesures dans ce sens.

A compter du mois d'avril 2018, le montant de la dot ne dépassera guerre 50 000 FCFA dans le Damagaram. C'est là une décision prise par le Sultan, Aboubacar Sanda en présence de plusieurs grands témoins parmi lesquels les leaders religieux, chefs de quartiers et autres notables du sultanat ainsi que des structures féminines de la région et des jeunes. Outre la question relative à la dot. Plus désormais d'uniforme à l'occasion des mariages, ni de ces cortèges enivrants qui troublent la tranquillité des gens et causent des accidents mortels. Ce ne sont pas que les dépenses liées aux mariages qui sont concernées. Les gâchis constatés lors des baptêmes sont également interdites. De même que les pique-niques au cours desquels les jeunes s'adonnent à toute sorte de légèretés contraires aux bonnes mœurs. En attendant la mise en application de ces mesures, au sein de l'opinion, on commence à congratuler le Sultan du Damagaram en ce qu'elles vont permettre d'augmenter le nombre de mariage et par là même de réduire la dépravation des mœurs. En effet, selon plusieurs observateurs, la tendance à la dépravation des mœurs peut s'expliquer par la cherté du mariage qui contraint les jeunes au célibat, et par conséquent au vagabondage sexuel.

Il faut noter que le Damagaram n'est pas la première région à prendre des mesures allant dans le sens de la réduction des dépenses ostentatoires lors des mariages et des baptêmes. Au cours de cette même année, les chefs coutumiers et les sages de l'AREWA avaient pris des mesures similaires. Récemment, c'était le sultanat de l'Aïr qui revoyait l'organisation des mariages et des baptêmes allant dans le sens de la réduction des dépenses qui y sont liées. A l'allure où vont les choses, ces mesures vont se généraliser dans tout le pays pour le bonheur des candidats au mariage.

Oumarou Kané 

26 mars 2016
Source : La Nation

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