Orange Money 300%

Niger: Aminata Garba, la « tech lady » qui fait la fierté de l’Afrique

Aminata Garba 001Professeure en génie électrique et en informatique à l’université Carnegie Mellon Africa, à Kigali, la Nigérienne Aminata Garba expérimente un système d’irrigation intelligent à bas coût pour les agriculteurs africains. C’est ce qui lui a valu le prix de Next Einstein Fellow lors du Next Einstein Forum (NEF) organisé du 26 au 28 mars derniers à Kigali au Rwanda.

Une performance dont se félicitent les Nigériens, au premier rang desquels Mahamadou Issoufou qui l’a reçue hier dans son Palais. Honorant la scientifique, le chef de l’Etat nigérien, a encouragé les jeunes à « aller vers les sciences et la technologie et à poursuivre l’excellence ».

Satisfaite des honneurs auxquels elle a eu droit, Aminata Garba a dédié son prix à l’Afrique. « Ce travail est le cumul de mes recherches, de mes articles publiés et des brevets d’information, je me suis appliquée et je dédie ce prix à l’Afrique toute entière et à tous ceux qui œuvrent dépendamment de leur secteur d’activité », s’est-elle félicitée.

Effectivement, l’Afrique a besoin de la science et de la technologie pour réaliser le développement tant rêvé par ses filles et fils.

Coquette, Aminata Garba refuse de dévoiler son âge. Après des études à Niamey (Niger), elle a suivi une formation au Canada, à l’université Laval, et décroché un doctorat en génie électrique et informatique à l’université McGill, à Montréal, en 2009. La jeune femme a ensuite dirigé le régulateur des télécoms au Niger pendant deux ans. Puis, elle s’est installée à Kigali comme professeur assistante de la succursale de la prestigieuse université américaine Carnegie-Mellon, où elle dirige depuis un centre de recherche collaboratif.

Experte dans la modélisation des données pour les télécoms, elle conduit un projet scientifique sur «l’Internet des objets appliqué à l’irrigation de l’agriculture avec des outils peu coûteux et un système automatisé, sans Internet», explique-t-elle. Sa maquette devra évoluer après une recherche multidisciplinaire qu’elle espère conduire avec des agronomes, pour tenir compte du fait qu’«il pleut beaucoup au Rwanda, mais pas partout ni tout le temps». De plus, «une alternance des variétés cultivées pourrait avoir un impact favorable sur les rendements, la résistance des cultures et l’irrigation», complète une agronome.

Par ailleurs, Aminata Garba milite pour le «développement de points d’échange Internet dans chaque pays d’Afrique pour éviter que les données à l’intérieur d’un même pays africain transitent par l’Europe et reviennent, via des prestataires qui se font rémunérer». Elle comprend intimement les limites des réseaux africains de télécommunications et suggère des modernisations à y apporter.

15 avril 2018
Source : https://www.africatopsuccess.com/

Imprimer E-mail

Société