Les cicatrices ethniques, un élément culturel en voie de disparition

Les cicatrices ethniques, un élément culturel en voie de disparition1Au Niger les ethnies à cicatrices sont les : Arawa, Barébari, Daguirawa, Daourawa ,Gobirawa , Goubawa, Gourmawa, Katsinawa, Kabawa, Kourfayawa, Tagamawa,Yarbawa………

De nos jours, force est de constater que la plupart des porteurs de cicatrices sont des personnes âgées qui sont en train d’être progressivement rappelées à Dieu ; aussi il y’a de moins en moins de parents qui font faire des cicatrices à leurs enfants ; ces deux raisons font que les cicatrices sont menacées de disparition.

Il est indéniable que les cicatrices sont le support de la parenté à plaisanterie ; leur disparition pourrait porter un coup fatal à cet important facteur de l’unité nationale. En effet les cicatrices constituent une raison suffisante de blaguer entre deux cousins à plaisanterie même s’ils ne se connaissent pas auparavant ; à titre de rappel voici quelques exemples d’ethnies cousines : Zabarmawa/Gobirawa, Arawa/Foulani, Katsinawa/Gobirawa , Goubawa/Bouzayé, Barebari/Foulani, Tagamawa/Adarawa.

Les cicatrices sont des signes d’identification des différents groupes ethniques ; si elles disparaissent, il sera difficile aux cousins de se reconnaitre et de blaguer entre eux.

Les cicatrices présentent entre autres les avantages suivants :

Il faut préciser que la religion musulmane est contre les cicatrices ; il en est de même pour certains actes portant atteinte à l’intégrité physique de l’individu, par exemple tailler les dents (chez les Gourmawa) ou appliquer des produits éclaircissant la peau.

Issa HAROUNA, Maradi, Niger, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

15 avril 2018
Source : Le Souffle Maradi

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