Commentaire : La paix, ce bien précieux

Niger Fraternité Travail Progres Hier, mardi 24 avril 2018, notre pays a commémoré le 23ème anniversaire de la Journée Nationale de la Concorde, une commémoration qui vient nous rappeler la signature, le 24 avril 1995 de l’Accord de paix signé par le gouvernement et les Fronts de l'ex-rébellion armée, marquant ainsi la fin des cruelles hostilités ayant opposé certains fils du Niger à leurs frères, plusieurs années durant, endeuillant de nombreuses familles. A l’époque, faut-il le rappeler, le monde entier avait alors un regard admirateur pour le Niger, pour son peuple qui a su se surpasser et regarder ensemble vers l'avenir.

L'importance de cette commémoration n’est donc plus à démontrer. Aussi, le Premier ministre, Chef du Gouvernement, a-t-il honoré de sa présence, la célébration de l’événement, hier à Tchintabaraden, localité d’où est partie la rébellion et où se trouve érigé le monument du Sabre de la Paix. En effet, au-delà de l’aspect purement festif, la célébration de cette Journée consacrée au raffermissement et à l’exaltation de la concorde nationale, vient ainsi rappeler à la mémoire collective des Nigériens que, absolument, rien ne vaut plus, voire autant, que la paix.

Pour avoir bien compris cette réalité, les autorités nationales, depuis la date historique de la signature de l’Accord de paix, n’ont baissé le bras dans les efforts de consolidation de la paix au Niger. Aussi que, de chemin parcouru dans l’œuvre de raffermissement des liens de fraternité et de solidarité entre les fils du Niger, tous épris de paix. La volonté politique aidant, pratiquement tous les accords de paix signés avec l’ex-rébellion armée ont effectivement été appliqués et les clauses y afférentes ont été respectées. De façon plus large, de nombreux mécanismes institutionnels et même juridiques ont été mis en place pour mieux promouvoir le dialogue politique et social, facteur indispensable à la réalisation de la concorde nationale.

Aujourd’hui, soit plus de deux décennies après, on ne peut que se réjouir de constater que les Nigériens, dans un sursaut patriotique et de façon endogène, ont été à la hauteur de leur aspiration pour la paix, en léguant aux gémonies ce triste épisode de l’histoire du Niger. Il s’agit d’aller de l’avant en toute confiance et dans la sérénité, pour davantage renforcer l’unité nationale, consolider davantage la paix, promouvoir la culture de la tolérance et de la non-violence pour un Niger uni, prospère et paisible.

Avec tous les remous socio-politiques auxquels nous assistons ces derniers temps, c’est l’occasion d’exhorter les acteurs politiques, les activistes de la société civile, ainsi que les jeunes animateurs des réseaux sociaux à ne jamais négliger, dans leurs faits, gestes et paroles, le devoir impérieux qui leur incombe à chacun de préserver cette paix si chèrement acquise. Somme toute, ils, doivent s’inspirer de nos devanciers qui, à un moment crucial de l’histoire de notre pays, ont su déposer les armes pour se parler, enterrant ainsi la ‘’hache de guerre’’ par la voie du dialogue.

Car, ne l’oublions jamais, quand on perd la paix, c’est qu’on a aussi tout perdu.

Assane Soumana(onep)

25 avril 2018
Source : http://lesahel.org/

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