Publication du rapport du 7ème Round de l'Afrobaromètre sur le Niger : La corruption, un véritable fléau

Corruption La corruption est un véritable frein au développement. C'est dernières années, le phénomène a pris une ampleur inquiétante au point où il apparait indispensable que le pouvoir public inscrive son éradication au cœur de ses politiques. Le dernier rapport de l'Afrobaromètre, un réseau de recherche non partisane conduite en Afrique, est révélateur de la dimension ce fléau au Niger. Quasiment tous les secteurs sont gangrenés par la corruption.

L'Afrobaromètre, qui est un réseau de recherches, mène des enquêtes d'opinion publique sur la démocratie, la gouvernance, les conditions économiques et les questions connexes dans plus de 30 pays en Afrique. Ces enquêtes, qui se répètent selon un cycle régulier, produisent des données scientifiques quantifiables.

Pour le cas du Niger, les données scientifiques présentées par Afrobaromètre sont issues d'une enquête effectuée en avril 2018 sur un échantillon représentatif de Nigériennes et de Nigériens, par les réseaux de chercheurs autour des trois thèmes que sont '' Les conditions économiques et les conditions de vie des citoyens '', '' La corruption parmi les fonctionnaires de l'Etat'', et ''Les difficultés auxquelles font face les Nigériens ''.

Ainsi, le rapport Selon du 7ème Round Afrobaromètre au Niger indique que ''la situation économique du Niger se détériore pendant que le niveau de la corruption augmente''. En substance, il ressort de l'enquête que 67% soit deux tiers des Nigériens pensent que le pays est orienté dans la mauvaise direction, soit trois fois plus de personnes que la proportion enregistrée en 2015 er 55% soit plus de la moitié des Nigériens sont insatisfaits de la manière dont le pays évolue économiquement. Aussi, 45 % soit près de la moitié des Nigériens pensent qu'en 2018, leurs conditions de vie sont pires que celles des autres concitoyens et deux-tiers des Nigériens disent avoir manqué de nourriture ''quelques fois '', '' plusieurs fois '', ou '' toujours '' au cours de l'année passée.

Par ailleurs, 57% des Nigériens en 2018, contre 39% en 2013, pensent qu'au fil des années le gouvernement a démissionné de son rôle de lutte contre la corruption au sein de l'administration publique. 60 % des Nigériens disent d'ailleurs constater une augmentation du niveau du phénomène de la corruption. La publication de ce rapport du 7ème Round Afrobaromètre au Niger et celui de l'Economiste Intelligence Unit a suscité la réaction des acteurs publics qui estiment qu'elle est la résultante de la nature du régime. Ce rapport interpelle l'ensemble des citoyens à s'impliquer pour combattre ce mal!

15 février 2019
Source : Le Nouveau Républicain

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