Un réseau clandestin de fabrication de produits pharmaceutiques démantelé par l’OCRTIS : 9 personnes interpellées et plus de 10 tonnes d’anti-hémorroïdes et d’aphrodisiaques saisies

Dans la nuit du 27 février 2019, les agents de l’Office Central de Répression du Trafic Illicite des Stupéfiants (OCRTIS) ont mis la main sur un réseau clandestin de fabrication de produits pharmaceutiques, opérant entre Niamey, Maradi et le Nigeria. Le service de l’information et des relations publiques de la police nationale a rendu public, hier matin à Niamey, ce succès de l’OCRTIS qui a abouti au démantèlement du réseau, fabricant clandestin des produits pharmaceutiques, implanté au Niger.

Lors de la présentation de la saisie, au bureau de l’Office Central de Répression du Trafic Illicite des Stupéfiants, le chef du service information et relations publiques de la police nationale, Commissaire Adili Toro a déclaré que les 9 individus interpelés sont tous de nationalité nigérienne. Suite à l’opération, il a été saisi 650 cartons, contenant chacun 40 à 50 bouteilles, soit environ la masse de 10 tonnes. Les produits sont repartis, principalement, en quatre types, à savoir: le « Koko » qui est un médicament destiné au traitement de l’hémorroïde; le «Dinawel» qui permet de prendre du poids ; le «Super Bazooka», un aphrodisiaque pour homme et enfin le  «Bobaraba » un médicament supposé développer la poitrine et le postérieur de la femme selon les explications de la Police.

Selon toujours, les explications données par la police, ces produits sont fabriqués localement, à base des plantes. Puis l’emballage (bouteilles, étiquettes) et d’autres composants, tels que : le colorant et le conservateur sont importés. D’après le CP. Adili Toro, une partie est consommée au Niger, plus précisément à   Niamey et à Maradi. Et, une autre est exportée vers le  Nigéria.

Pour le commissaire Toro, ces produits qui sont fabriqués clandestinement présentent un danger pour la population, cela, au regard du non respect du dosage ainsi que des normes d’hygiène. De plus ajoute-t-il, les notices à l’étiquette sont fausses et illusoires. Généralement, la consommation de tels produits peut être à l’origine des problèmes cardiovasculaires ou rénaux ou encore du cancer. Le Chef de service information et relations publiques de la Police Nationale a pour ce faire invité la population nigérienne à collaborer davantage avec les forces de défense et de sécurité, afin de mettre fin aux trafics illicites des stupéfiants.

Mahamane Chékaré Ismaël(Stagiaire)

05 mars 2018
Source : http://www.lesahel.org/

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