Fin de la mendicité dans la ville de Niamey ?

 Les autorités de la ville de Niamey ont annoncé dans un communiqué l'interdiction de la mendicité sur les lieux publics - rues, carrefours, alentours magasins- à compter du 1er mai 2019. Cette décision intervient dans le cadre des multiples mesures prises afin de donner à notre capitale une image d’une ville moderne à laquelle les autorités actuelles aspirent depuis 8 ans.

Le phénomène de la mendicité sur les lieux publics fait partie du décor de la ville avec des personnes de tous âges tendant la main aux passants. Un comportement qui donne une mauvaise image à la capitale, pourtant le programme de la renaissance fait des efforts pour donner plus de visibilité aux grandes villes du pays.

Selon le communiqué signé par le Président de la ville de Niamey, seules trois catégories de mendiants autorisés handicapés, personnes âgées et endettés ou victimes de sinistre- sont invitées à se replier sur les lieux de culte et les centres sociaux, précise le texte qui interdit aussi la mendicité des mineurs.

Les parents ou les tuteurs des mineurs encourent des peines d'emprisonnement de 6 mois à un an'', selon le code pénal, rappellent les autorités municipales. Dans le même communiqué, les autorités de la ville de Niamey annoncent l’interdiction du vagabondage, et avertissent que ''des séries de contrôles seront organisées de jour et de nuit à partir du 1er mai par la police nationale.''

Notons que, cette mesure fait suite à plusieurs rencontres avec les différentes parties prenantes. En effet, les autorités de la ville de Niamey ont tenu des réunions à l’issue desquelles, les oulémas ont donné des explications concernant les conditions de la mendicité en islam.

Selon certains observateurs, à l'origine la quête qui servait de ''filets sociaux - allocations pour les apprenants coraniques ou de sécurité sociale pour les handicapés ou les indigents- tend à devenir une profession dans les grandes villes avec ses déviances - prostitution, violences, criminalités.

D’autres estiment que, les autorités doivent revoir leur décision afin de permettre aux mendiants de profiter avec le moi béni de Ramadan qui s’annonce, un moment d’adoration où les croyants font plus d’aumône. L’un ou l’autre, il est temps que des mesures rigoureuses soient prises afin que notre pays puisse donner une image qui traduit les valeurs culturelles, sociales et religieuses.

Boza

28 avril 2019
Source : Le Nouveau Républicain

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