Commissariat à l’organisation du hadj et de la oumra Djibrilla Boukari, un casse-tête pour le Premier ministre, Brigi Rafini

 Il est un truisme de dire que le Commissaire à l’organisation du hadj et de la oumra (Coho) a toujours été en rébellion contre l’autorité du Premier ministre qui exerce pourtant la tutelle de l’institution qu’il dirige depuis le départ de Bello Garba. Déjà, en fin d’année 2019, le Cabinet de Brigi Rafini a dû lui remonter les bretelles. Le 25 novembre 2019, le directeur de Cabinet adjoint, Aghalki Abdoulkader, celui-là même que Boukari a failli agresser à la résidence du Premier ministre, en présence de celuici, lui a adressé une lettre. Sur instruction, a-t-il précisé, de son supérieur hiérarchique. Dans cette lettre qui cite en référence une lettre « SN du 11 novembre 2019 », le directeur de Cabinet du Premier ministre a saisi le commissaire à l’organisation du Hadj et de la Oumra d’un recours en annulation de la décision n°015/CAB/PM/COHO du 6 novembre 2019 rétrogradant un agent au poste de chef de Division Etudes et programmation du Coho. En réaction au recours en annulation introduit par l’agent rétrogradé, Brigi Rafini, par l’intermédiaire de son directeur de Cabinet adjoint, a instruit Djibrilla Boukari de surseoir à l’exécution de sa décision. À ce jour, près de trois mois depuis cette lettre, le Commissaire au Coho continue de faire la résistance et sa victime constate, avec amertume, qu’il n’est pas près de sortir de l’auberge.

Laboukoye  

1er février 2020
Source : Le Courrier

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