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lundi, 10 avril 2006 14:29

Tournoi de lutte traditionnelle au Niger

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( Publié le 26-02-2004)Les "Lions" vont défendre sans leurs gros bras Alors que se profile son combat du mois prochain contre «Bombardier», il était difficile d'espérer voir «Yékini» participer au tournoi de Niamey d'où il est revenu sacré, il y a deux ans. Mais là n'est pas la seule raison d'une absence qui fait que l'équipe nationale de lutte se vide de talents. L'équipe nationale de lutte traditionnelle est entrée en regroupement interne depuis le 11 février dernier pour préparer le tournoi international de la Cedeao. Le rendez-vous qui a lieu à Niamey (Niger), du 26 au 29 février, perpétue un tournoi instauré depuis 1998. A trois reprises, il a vu les «Lions» l'emporter (1998, 1999 et 2001), au détriment des Nigériens, une seule fois vainqueurs. Cette fois encore, tout va sans doute se jouer autour de la rivalité qui oppose Sénégalais et Nigériens.


 Mais loin d'un mano à mano entre le Sénégal et le Niger, cette compétition s'internationalise de plus en plus, avec des lutteurs qui viennent de toute la région ouest-africaine. Pour garder le trophée conquis lors de la dernière édition, dix présélectionnés travaillent sous la houlette de l'entraîneur national Mindor Diouf et du directeur technique national Abdou Badji. Cinq feront le déplacement sur Niamey. Les postulants se retrouvent dans les catégories des 65 kg (Moustapha Guèye n°2 et Bakary Diédhiou), des 75 kg (Fara Awdi et Moussa Faye qui n'a pas encore répondu à l'appel), des 85 kg (Ousmane Diouf «Tarara», récent vainqueur du tournoi Ndef Leng et Diama de Joal qui est toujours attendu au regroupement), des 90 kg (Cheikhou Diène et Youssou Ndour), ainsi que des 100 kg (Môle 1) et plus de 100 kg (Keur Diène).

L'encadrement technique national donnera la liste des sélectionnés, samedi. La liste peut manquer de poids, au regard des grands champions qui auraient pu la meubler, comme ce fut le cas naguère. Mais, au niveau des responsables de la lutte, on reconnaît que, «de plus en plus, les lutteurs sénégalais tournent le dos aux équipes nationales de luttes libre, gréco-romaine et traditionnelle. La raison est que les autorités ne leur donnent pas la considération et le mérite attendus. Depuis 1998, nos gosses qui sortent remportent haut la main les tournois continentaux, mais ne sont jamais reçus par le chef de l'Etat, ni le ministère de tutelle pour un «merci» au moins, et au mieux pour les récompenser».

 

Yakhya Diop «Yékini» avait tiré la sonnette d'alarme, de retour de Niamey où il avait remporté le titre continental en 2001. En vain. Mais il est fait état d'une grille de récompenses qui serait en confection au niveau du ministère des Sports, pour intéresser les sportifs qui ont honoré le Sénégal dans une compétition continentale ou internationale. Mais, à quelques jours du tournoi, la commission médicale qui assure le suivi des lutteurs court derrière sa dotation en... médicaments. Ce qui n'est guère encourageant.

 

Par : Babacar Noël Ndoye

WALFADJRI
Dernière modification le mardi, 28 février 2012 13:15