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samedi, 17 février 2007 16:43

Coup d?envoi, vendredi à Agadez, du championnat national de lutte du Niger

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Le coup d’envoi de la 28ème édition du championnat national de lutte traditionnelle du Niger a été donné, vendredi après-midi, à Agadez (1000 km au Nord de Niamey), a constaté APA.

 

Evénement sportif le plus prisé au Niger  cette compétition regroupe pendant dix jours des centaines de personne dans une région du pays.

ImageLa lutte est le sport roi au Niger.

L’arène de la ville d’Agadez, qui accueille pour la quatrième fois cette compétition, est pleine comme un œuf en cet après-midi.

A Niamey, la capitale, comme partout ailleurs dans le pays, des cercles de téléspectateurs se sont formés dans tous les coins de rues. Devant leur petit écran, des supporters clament : « on pourrait même croire que toute la ville (Agadez) s’est rassemblée dans cette arène. »

Juchés dans les toits des tribunes de cette arène, des bambins s’égosillent pour faire entendre leur youyou malgré les sonorités musicales traditionnelles, sur fond de chants panégyriques à l’endroit des lutteurs.

Quatre vingt concurrents, en raison de dix par région, sont engagés dans la course au sabre légendaire, remis en compétition chaque année.

De sa voix envoûtante, le célèbre griot des arènes de lutte, Sogolo-fils, narre les mérites des combattants, tout comme Sogolo-père , vingt ans durant, a enchanté les championnats.

Pendant ce temps, autour de l’aire de combat, l’effervescence est à son comble : les lutteurs, habillés de boubous de cérémonie, défilent sous des valses d’applaudissements.

Certains, tels des possédés, entrent en transes. « Ils ne sont plus dans leur état d’humain ordinaire », crie Sogolo-fils.

La table technique, instance de coordination des combats, appelle au silence. Puis suivirent les discours des officiels.

L’arène refuse du monde alors qu’un important dispositif des forces de l’ordre s’évertue à rendre « dociles » les spectateurs les plus proches du centre.

Devant cette marée humaine en liesse, un colosse, enveloppé dans un boubou bleu, monte sur l’estrade des officiels sous des applaudissements cadencés.

Oumarou Bindigaou, champion en titre, est venu remettre, comme cela se doit, le sabre au ministre des Sports, un signe qui annonce que le titre est désormais en compétition.

Le public devient encore plus bruyant. Bombant le torse et découvrant des biceps et des mollets gonflés, le lutteur descend de la tribune.

Les « Tchali tchali », amuseurs des arènes, égayent de leurs singeries les instants du public.

La table technique donne le programme des combats de la journée du samedi et, déjà les pronostics commencent à fuser et les commentaires vont bon train.

Cette année, le champion en titre recevra, outre un cheval harnaché, la somme de 3 millions de FCFA (un peu plus de 4500 euro), un montant jamais égalé dans l’histoire du championnat national de lutte.

 Saïdou Djibril

17Février 2007

Publié le 16 Février 2007

Source: http://www.apanews.net/



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Dernière modification le mardi, 28 février 2012 13:15