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lundi, 02 juillet 2007 18:54

Le Sénégal bat le Niger en finale par équipe : Les Lions dompteurs de l?Afrique

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Le Sénégal a de nouveau confirmé sa suprématie au niveau de l’Afrique de la lutte en décrochant sa cinquième couronne continentale devant le Niger qui a longtemps contesté son leadership. Une victoire conquise avec beaucoup de classe et de talent. L’habitude ne lui a pas tourné le dos. On savait que l’histoire allait se répéter.



NigerdiasporaIl lui restait seulement à choisir son camp entre les deux pays les plus titrés d’Afrique de la lutte traditionnelle. Mais, l’hégémonie des Lions était incontestée lors de ces huitièmes championnats d’Afrique que notre pays a accueilli pendant deux jours. Le Niger voulait décrocher sa revanche. Il ne l’a pas eue. Le cinquième sacre sénégalais est tout simplement total et mérité. Car, il arrive que l’on tombe sur une soirée touchée par la grâce et la gloire où tout vous réussit. Il est clair que rien ne pouvait arrêter les hommes de Ambroise Sarr dans leur quête de victoires continentales. L’instant est solennel avec l’hymne national qui déchire le ciel de la Médina, plongée dans un après-midi glorieux. La légende a tout simplement enveloppé de son manteau de bonheur l’arène Iba Mar Diop qui a confirmé le Sénégal comme Roi de l’Afrique en battant le Niger en finale. Démontrant que sa culture de la victoire est plus forte que ses autres adversaires.

Sur ses terres réputées de Téranga, le Sénégal n’a presque rien offert à ses hôtes africains, qui ont regardé de loin cet ogre satisfaire goulûment ses envies de sacre. Au niveau de cette finale par équipe, le Niger s’est contenté juste d’être un finaliste quelques fois entreprenant, mais il lui a manqué de justesse technique, de ressources athlétiques et de folie pour sortir le Sénégal de sa logique imparable : décrocher tous les honneurs chez lui. Même si les Nigériens ont vu la main noire de l’arbitre qui aurait facilité le sacre des Lions. N’est-ce pas Akilou Manzo ? «Absolument, l’arbitrage n’a pas été honnête. C’est regrettable. On dit que l’arbitre doit être neutre et impartial dans ses décisions. Ce qui n’a pas été le cas, parce qu’il y a eu des décisions tendancieuses. Vous savez, il y a quatre Sénégalais contre un seul nigérien, cela ne pèse pas lourd dans les décisions», se désole le coach nigérien, apparemment dans ses habits de mauvais perdant. Même le Vice-président de la Fédération nigérienne de la lutte est monté sur le podium de la contestation pour décrier l’arbitrage. Paraiso Aboubacar s’étrangle : «L’arbitrage a été d’un niveau catastrophique. Le niveau des lutteurs est plus élevé que celui des arbitres. Il faut vite les recycler. Sinon comment comprendre certaines décisions qui ont été prises par les techniciens durant cette finale. C’est vraiment dommage.»

Loin de la sportivité, cette finale a connu des moments de tension. On avait cru que les hostilités n’allaient plus reprendre leur cours normal. Après le choc Lamine Seck-Issoufou Dan Lélé (65 kg) sanctionné par la victoire du Sénégalais par combativité, le banc nigérien a crié au scandale pour contester cette décision arbitrale. Il y aura le duel Abdoulaye Thiam (85 kg), vainqueur du Drapeau du chef de l’Etat, Idrissa Natabawa qui a épuisé le temps de lutte (9 mn) et à l’issue du lequel les techniciens décident de décréter le match nul. Scandale !

Le match nul n’existe pas. Le Niger se rue dans les placards et interdit à ses lutteurs de se courber. Il aura fallu moult conciliabules et des tentatives de persuasion des officiels de la Fédération internationale de lutte (Fila) pour que la compétition reprenne ses activités. On enfreint le règlement et le combat reprend, mais il restera sans verdict. Le Sénégal, dopé par une force naturelle incroyable, décide alors d’en finir. Portés par le peuple de l’arène, qui a massivement envahi les gradins du stade Iba Mar Diop, les Lions remportent finalement leurs trois derniers combats. De façon claire et nette. Babou Seck (75 kg) par une simple rotation, étale Aliou Salao.

Joseph Mondor Seck réussit à subjuguer les férus de lutte pure en étalant facilement le bedonnant Aly Soumaila (100 kg) par un hancher sorti de…Joal. Le dernier chef-d’œuvre a été la prouesse du capitaine Auguste Mbagnick Sène qui humilie, presque, Boudé Boureima (plus de 100 kg). Il met l’arène Iba Mar Diop en transes et les chants des supporters déchaînés par ce cinquième titre continental ont accompagné leurs succès jusqu’aux premières lueurs de la soirée. C’est tout simplement le Sénégal qui gagne.

Bocar SAKHO

02 Juillet 2007
Publié le 02 Juillet 2007
Source: http://www.lequotidien.sn/

Dernière modification le mardi, 28 février 2012 13:15