samedi, 19 décembre 2015 23:27

Gestion du football national : Les amères vérités du président Pélé au ministre des sports

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Karim Dan Mallam Djibril Hima H PeleDepuis un certain temps, la Fédération Nigérienne de Football (FENIFOOT) et les responsables du ministére de la jeunesse et des sports ne regardent plus dans la meme direction en ce qui est de la gestion du football national. La goutte d'eau qui a fait déborder le vase a été les sorties médiatiques du ministre de la jeunesse et des sports sur des sujets relatifs à la préparation, au déplacement à l'extérieur du onze national et et le match amical Nigéria-Niger. C'est donc pour mettre fin aux spéculations et allégations autour de toutes ces questions que le premier responsable du Comité Exécutif de la Fenifoot a animé, le lundi 9 Novembre 2015, une conférence de presse au siége de l'association pour apporter à l'opinion publique nationale et acteurs du ballon rond, d'amples éclaicissements sur l'état des relations qu'entrentiennent la Fenifoot et son ministère de tutelle.

De prime à abord , le président de la Fenifoot, le Colonel Major Djibrilla Hima Hamidou dit Pelé a rapellé que le Comité Exécutif de la Fenifoot, en dépit de multiples efforts qu'il ne cesse de déployer pour entretenir une excellente collaboration avec le ministère de la jeunesse et des sports dans leur mission commune qui ne vise autres que l'épanouissement de notre jeunesse et l'affirmation de notre pays à travers les différentes compétitions sportives, notamment le football "est au regret de dresser une situation peu reluisante sur l'état actuel des relations avec le ministére des sports.

 

Une situation très déplorable à un tel niveau de responsabilité qui demeure la résultante de certains comportements négatifs, dont la non exécution des décisions consensuelles, le manque de confiance, de transparence mais surtout un complexe de leadership qui n'a pas sa raison d'être et qui prend le pas sur l'efficacité" a indiqué, sans être exhaustif, le Colonel Major Djibrilla Hima Hamidou.

 

Ce dernier de rappeler aussi pour mémoire, à l'opinion nationale, que la FENIFOOT, après de multiples tentatives restées vaines, a fini par son insistance, à obtenir une séance de travail le 29 avril 2015, au cabinet du ministre des sports afin de mieux aborder les futures échéances du MENA, et surtout, tirer les conséquences de la précédente campagne des éliminatoires de la derniére CAN 2015.

 

Au cours de cette rencontre, malgré les mots rassurants du ministre des sports "sur le fait que la tutelle et la Fenifoot constituent une seule équipe, d'où l'inutilité d'un procès verbal devant sanctionner cette rencontre sur requête de la délégation de la FENIFOOT", force est de constater très rapidement, selon le président de la Fenifoot, que " les tristes réalités décriées avaient refait surface" se resumant à :

 

  • Aucun retour n'a été fait à la Fenifoot sur les différents budgets qu'elle avait élaborés et corrigés à travers ses services compétents avant de les soummettre à la tutelle ;
  • Stress financier permanent ( Préfinancements non remboursés à ce jour)
  • Budgets de préparation insuffisants (aucune prise en charge des matchs amicaux, baisse des primes de match, refus de payer des factures d'hébergement du MENA)
  • Le transport aérien dont le service client laisse à désirer (récurrent problème de places et retard dans l'acheminement des joueurs expatriés avec beaucoup de désagréments). À tout cela, s'ajoute le recrutement jugé " inopportun " par le Ministère d'un entraîneur expatrié pour des raisons sportives ( niveau bas de nos joueurs) et des raisons financières ( situation sécuritaire).

 

Nonobstant ces faits sus évoqués, le Comité Exécutif de la FENIFOOT, dans un bon esprit de collaboration qui devait permettre de relever le défi, s'est attaché au service d'un sélectionneur de qualité avec une prise en charge totale en attendant que la situation financière du Ministère s'améliore. Le technicien Francois Zahoui attend toujours la signature officielle d'un contrat et surtout que le CHAN arrive à grands pas.

Pour le président de la Fenifoot, "Notre récente qualification au Championnat d'Afrique des Nations CHAN Rwanda 2016 ne doit pas occulter les véritables problèmes latents de " primes d'appel non perçues, de manque d'uniformité dans les primes malgré certaines promesses, de l'impossibilité d'obtenir des résultats sans matchs amicaux et sans budgets conséquents, du récurrent problème de transport avec les doubles dates Niger/Cameroun déjà joué, Sénégal/Niger (en aller- retour) en mars 2016 et la nécessité d'engager un encadrement expatrié.

 

Enfin, l'urgence de palier l'insuffisance du sponsoring dans le sport par des subventions directes aux clubs et le financement des championnats s'avère plus que nécessaire car la FENIFOOT a perdu son sponsor officiel, ce qui hypothèque gravement le début de la saison prochaine (par voie de conséquence, une bonne participation au CHAN réservé aux joueurs locaux), a relevé le président de la Fenifoot.

 

C'est pourquoi, des solutions urgentes et adé- quates doivent être trouvées afin de permettre l'épanouissement de notre jeunesse à travers la pratique d'activités sportives saines et contribuer ainsi au développement harmonieux de notre pays.

 

L'absence des responsables du ministére des sports à l'Assemblée Générale Ordinaire de la Fenifoot.

A l'oocasion de l'ouverture et la cloture de la derniére Assemblée Générale Ordinaire de la Fenifoot tenue à Niamey en novembre dernier, le ministére des sports a brillé par son absence alors qu'une invitation lui a été envoyée par les organisateurs. Cela peut paraitre un non-evenement, mais avec de recul, l'on se rend compte que lors de sa derniére sortie mé- diatique intervenue à la veille du match Niger-Cameroun, le président de la Fenifoot a remis au ministre Dan Mallam à sa place . Des améres vérités ont été dévoilées par le Colonel Major Pelé sur la Mafia du ministre des sports. Acculé et excedé par la désinformation et la mauvaise foi de certains responsables de la tutelle, le président Pelé, connu pour sa droiture, n'a pas passé par le dos de la cueillére pour dénoncer les travers de la gestion du ministre Dan Mallam, tachetée d'irrégularités.

 

C'est certainement ces vérités qui n'ont pas plus au ministre des sports qui a pris l'option de boycotter les travaux de l'AG. Pire, il n'a même pas daigné mandater un responsable du ministère pour le représenter. Un comportement déconcertant qui jure d'avec l'objectivité et la responsabilité de l'autorité de tutelle dans son rôle régalien. Ce climat de suspicion n'a aucun fondement légitime pour subsister dans les rapports qui lient le Ministère à la Fenifoot.

 

Soit le ministre estime que la Fenifoot ne mé- rite plus sa confiance, auquel cas, il expose clairement les raisons et agir en conséquence; soit il s'engage à entretenir des rapports francs et directs sur toute question ayant trait à la gestion de la délégation de pouvoir confiée à la Fenifoot. En réalité, cette situation déplorable se justifie par la communication maladroite du ministre de la jeunesse et des sports qui a manqué une fois de plus l'occasion de prendre de la hauteur en se mettant au-dessus de tout propos polémiste.

IAT 

20 décembre 2015
Source : Match

Dernière modification le dimanche, 20 décembre 2015 00:08