vendredi, 22 janvier 2016 01:51

37ème édition du Sabre National : Du 8 au 17 Janvier 2016, l’Arène Salma Dan Rani de

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Arene Salma Dan RaniDosso a vibré au rythme de la 37ème édition du Sabre National de la lutte traditionnelle

C’est un autre pari qui vient d’être gagné par notre pays après le succès enregistré lors de la 36ème édition du Sabre National qui s’est tenue en 2015 dans la capitale de l’Aïr. Cette rencontre est devenue un cadre d’échanges et de partage par excellence pour les acteurs de la lutte traditionnelle au Niger, notamment les lutteurs, les tchali-tchalis, les griots, les médias publics et privés, l’infatigable Sagalo national, etc.

Voyant en elle un vecteur d’unité nationale et de cohésion sociale, les Nigériens se sont approprié la lutte traditionnelle afin de renforcer encore plus, entre citoyens nigériens, les liens de solidarité et de fraternité, gages du développement socio économique de notre pays.

C’est donc convaincu de l’intérêt que les populations nigériennes accordent au Sabre National que l’Etat du Niger a, depuis quelques années, revu sa politique vis-à-vis de la lutte traditionnelle, sport roi au Niger. Il s’est agi, à travers la nouvelle vision du Ministère en charge des Sports, de tout mettre en œuvre pour redorer l’image de la lutte traditionnelle d’une part, et d’autre part, investir les moyens appropriés dans le cadre de récompense de tous les acteurs ainsi que de l’organisation pour que la fête soit belle.

 

Les réformes entreprises ont débuté d’abord lors de la 32ème édition qui s’est déroulée en décembre 2010, lorsque les autorités ont pris l’heureuse initiative de valoriser les primes offertes au champion et au vice-champion, ainsi que les autres acteurs du Sabre National. Les anciens champions, les anciens lutteurs, étaient également concernés.

 

Concernant l’enveloppe octroyée au champion, elle a été significativement améliorée à hauteur de 10 millions de FCFA. Quant à celle du vice-champion, elle a été rehaussée à 5 millions de FCFA. En dehors de cette hausse significative de ces prix, d’autres prix ont été institués, permettant ainsi aux lutteurs de profiter largement des avantages de ce grand rendez-sportif de l’année.

 

Toutes les actions amorcées dans le cadre de l’amélioration de la lutte traditionnelle ont d’ailleurs été fortement saluées et acclamées par les acteurs de la lutte traditionnelle au regard de la situation dans laquelle végétaient les lutteurs. Ces derniers sont convaincus que c’est là une étape essentielle qui conduira à l’amélioration des conditions de vie des lutteurs afin que la lutte traditionnelle nourrisse son homme.

 

Le changement opéré a d’ores et déjà commencé à produire des effets positifs. Il suffit simplement d’échanger avec les anciens lutteurs, et ils confirmeront cet état de fait appréciable.

 

Les prix récompensant les danses de lutteurs, leurs accoutrements, ou le ‘’kirari’’, sorte d’auto-éloges et de défis lancés aux challengers, ont été bien accueillis ; même si l’accoutrement de lutteurs doit être en principe apprécié dans l’aire des combats, et non à travers un concours permettant aux candidats de mieux se préparer.

 

Il est unanimement admis que certains aspects culturels de la lutte traditionnelle avaient tendance à disparaître comme les salutations, l’accoutrement ainsi que le kirari. Alors la meilleure manière de leur donner un regain d’intérêt, c’était d’encourager leur pratique par des primes concurrentielles. La meilleure manière de juger un lutteur de par son accoutrement, c’est dans l’aire de combat.

 

Par ailleurs, satisfait du climat de cohésion sociale qui régnait dans l’aire de combats entre les lutteurs et dans l’arène en général, le Président de la République, Chef de l’Etat, a apporté, de façon personnelle, sa pierre à l’édifice en octroyant des primes à l’ensemble des acteurs.

C’est une enveloppe de plus de 35 millions de nos francs, ainsi que des vivres, que SE Issoufou Mahamadou a mis à la disposition des participants afin de rendre la fête plus belle davantage.

 

Le Premier ministre, chef du Gouvernement, qui a rehaussé la cérémonie de sa présence, a attribué également une importante somme d’argent aux acteurs de la lutte traditionnelle.

Retenons que des ressources financières, matérielles et humaines importantes sont déployées pour que l’organisation soit parfaite. Toutes les dispositions sont prises au plan organisationnel afin que la 37ème édition réponde aux attentes des autorités. L’accueil, l’hébergement et la restauration ont été efficacement assurés.

 

S’agissant de l’aspect sécuritaire, les Forces de Défense et de Sécurité, dont les capacités ont été renforcées, avaient été déployées dans toute la ville. Les sites d’hébergement des différentes délégations ont été sécurisés, les FDS y veillant jour et nuit. L’arène Salma Dan Rani également était bien garnie en     éléments des Forces de Défense et de Sécurité qui ont assuré leur mission avec un professionnalisme sans faille.

 

Toutes ces dispositions combinées ont concouru à permettre une parfaite tenue de cette 37ème édition du Sabre National.

 

Du point de vue mobilisation, du début à la fin des compétions, les populations de la cité légendaire des Zarmakoye se sont mobilisées pour faire de l’événement un succès en prenant part à toutes les rencontres. A l’intérieur comme à l’extérieur de l’Arène, l’ambiance était toute particulière. Des vendeurs et des revendeurs de circonstance ont, chacun, tiré leur épingle du jeu en voyant leurs chiffres d’affaires s’améliorer.

 

Les conducteurs de taxis motos ont également largement profité de cette belle occasion. Ils étaient positionnés dans tous les coins et recoins de la ville, mais étaient surtout plus présents autour de l’Arène pour faciliter les transports des spectateurs.

 

Ajoutons aussi la participation remarquable d’une forte délégation nigériane ayant fait le déplacement de Dosso pour d’une part se délecter les yeux des belles chutes, et d’autre raffermir les liens séculaires d’amitié et de fraternité entre nos deux (2) pays respectifs.

 

L’émergence de nouvelles régions dans l’Arène

Longtemps considérées comme les grandes régions de la lutte traditionnelle au Niger, les régions de Tahoua, Maradi et Zinder sont de plus en plus en train de s’effondrer en laissant place à de nouveaux leaders des arènes. Il s’agit entre autres des régions en pleine émergence comme celles de Dosso, Niamey, Agadez et Diffa. Les nouveaux leaders des arènes font aujourd’hui leur loi dans l’aire des combats. Techniquement et Physiquement préparés, ils dominent les rencontres. Ces régions sont suffisamment averties et s’investissent en vue d’opérer le choix adéquat relativement à la sélection de leurs ambassadeurs, susceptibles de défendre leurs images régions.

 

S’agissant de la région de Dosso, elle dispose de combattants avérés comme Mahamadou Abdou; Soumaïla Abdou; Kadri Abdou dit Issaka Issaka le champion en titre; Ali Seyni; Moussa Oumarou; et Badamassi. Chacun de ces combattants est capable de déstabiliser l’adversaire et semer la terreur au sein de l’équipe adverse.

 

Quant à la région de Niamey, elle repose son espoir sur Adamou Abdou, le vice-champion ; Yacouba Adamou ; et Sabo Abdou.

 

Pour la région d’Agadez, on peut retenir des combattants redoutables comme Hassan Adamou ; Rabiou Abdou Kankoura ; et le triple champion en la personne de Laminou Maï Daba.

 

La région de Diffa dispose de Malam Klé M’Boua ; Mansour Issa ; Kabirou Maï Ankou ; et Ari Kaboulayé. Ce qui est sûr, c’est que chacune de ces régions a pris du temps pour découvrir le secret des autres en vue de prendre le dessus.

 

Des aspects culturels de la lutte traditionnelle à préserver

En marge de la 37ème édition du Sabre National, le ministre de la Culture, des Arts et de Loisirs, M. Habou Gambo, a animé un point de presse au cours duquel il a tenu à informer l’opinion nationale de la présence d’une équipe relevant de son département ministériel dont le travail consiste à collecter tous les aspects culturels de la lutte traditionnelle au Niger. Il s’est agi, pour le ministre, de tout mettre en œuvre afin que la lutte traditionnelle puisse garder ses valeurs originales.

 

En effet, bien que très populaire au Niger, la lutte traditionnelle est en train de perde ses qualités et ses valeurs culturelles. Le constat dans les arènes est réel, certaines valeurs commencent à disparaitre. Si rien n’est fait, à long terme, la lutte traditionnelle risquerait de perdre ses richesses qui impressionnent les amateurs nigériens et extérieurs de la lutte. C’est pourquoi le ministère en charge de la Culture a dépêché cette mission à cette 37ème édition du Sabre National tenue à Dosso du 8 au 17 Janvier 2016.

 

Il s’est agi, pour la mission, de toutes les insuffisances dans le rapport qu’elle va établir, et ce afin de trouver des solutions appropriées pour redorer l’image de la lutte traditionnelle, a indiqué M. Habou Gambo.

 

Le ministre de la Culture a noté que les aspects les plus marquants sont entre l’accoutrement, les salutations de lutteurs, le style de combat, le ‘’kirari’’, etc. Dans l’aire de combats comme au niveau des vestiaires, le lutteur nigérien a cessé d’être ce qu’il était, il n’est plus le même conservateur des valeurs culturelles issues de la lutte traditionnelle, a-t-il dit, ajoutant que la lutte traditionnelle est en train de prendre une forme qui n’est nullement nigérienne. Or, a renchéri M. Habou Gambo, au-delà de l’aspect festif de la lutte traditionnelle, les spectateurs ont besoin de voir les lutteurs dans leur accoutrement traditionnel. C’est cela qui donne une meilleure visibilité à lutte traditionnelle pour attirer les touristes afin de contribuer au développement socio-économique de notre pays.

 

A l’issue du travail de cette mission, le Ministère de la Culture produira un document contenant tous aspects culturels de la lutte traditionnelle qu’il soumettra au Ministère du Tourisme qui, à son niveau, fera des démarches auprès agences touristiques pour que les touristes viennent apprécier notre richesse culturelle à travers la lutte traditionnelle. Le document, dit-il, qui sera élaboré et transmis au Ministère du Tourisme, parlera de l’historique de la forme de l’arène, de la danse des lutteurs, des salutations, du kirari, etc. Ce sont des éléments à détailler dans un document pour faciliter aux touristes une meilleure compréhension qui les incitera à venir sur notre territoire afin de savourer tous les aspects de notre lutte traditionnelle.

 

Concernant les salutations, il a été remarqué que ces dernières années, les lutteurs ne les font plus comme cela était d’usage: se saluer avec les épaules ; faire la révérence quand il s’agit d’un supérieur hiérarchique ; et parfois se croiser les deux (2) bras, etc. Tous des gestes significatifs.

 

Donc, dans le souci de préserver l’originalité de notre sport roi, il va falloir réintégrer ces aspects dans le code de la lutte, afin d’amener les lutteurs à se comporter de la manière la plus traditionnelle qui soit, a déclaré le ministre de la Culture.

 

Evoquant les perspectives, le ministre de la Culture a annoncé que désormais, il faut que des nuits culturelles s’organisent du début à la fin des compétitions afin que la ville qui accueille l’événement soit animée de jour comme de nuit, et qu’il soit créé un cadre d’épanouissement pour les enfants.

 

Par ailleurs, a confié le ministre, c’est aussi dans la dynamique d’inscrire la lutte traditionnelle dans le patrimoine mondial de l’UNESCO, que le Niger a entrepris cette démarche de collecte des aspects culturels de la lutte traditionnelle.

 

Dans la même lancée, il a abordé d’importants sujets permettant de conserver les sports traditionnels au Niger, parlé de la création d’écoles de sports traditionnels qui serviront de tremplins pour accompagner le Ministère de la Culture, des Arts et des Loisirs dans ses ambitions de promouvoir et de conserver les valeurs culturelles.

 

Issaka Issaka, un parcours extraordinaire

Pour avoir, à deux reprises consécutives, décroché le Sabre National, le nom du champion en titre Kadri Abdou dit Issaka Issaka semble être un cauchemar pour les lutteurs nigériens. En effet, rares sont les lutteurs qui ont remporté, de manière consécutive, le Sabre National. Ce que Kadri Abdou dit Issaka Issaka a fait. Que d’actions entreprenantes, de vives technicités, et d’efforts physiques consentis pour atteindre son ambition. Forme athlétique, fin technicien et tacticien, Kadri Abdou dispose des atouts pour démolir ses adversaires. Les lutteurs de Niamey, en particulier, gardent de Kadri Abdou le souvenir du lutteur qui a brisé, par deux fois, leurs espoirs en phase finale. On se rappelle en effet que lors de la 36ème édition du Sabre National qui s’est tenue à Agadez en 2015, il a écarté d’abord Yacouba Adamou en rencontres par région. Il a ensuite éjecté Adamou Abdou avant de laminer Sabo Abdou en finale.

 

L’histoire ayant encore décidé, il a une fois de plus affronté en demi-finale Yacouba Adamou qui n’a pas manqué d’étouffer à l’issue du combat le plus long de la compétition, soit 1 heure 54 minutes 23 secondes de vive opposition.

 

Au cours de la finale, Adamou Abdou pensait être tombé sur une proie facile, du fait que son challenger était physiquement abattu. Mais, en bon sportif, celui-ci avait de l’endurance pour supporter les caprices de son adversaire. Il acceptait un temps la domination adverse, mais finit par tendre un piège au jeune fougueux. Adamou Abdou a finalement succombé en 35 minutes 7 secondes de pugilat. Un autre cauchemar pour la région de Niamey qui voyait s’envoler son rêve de remporter le Sabre.

 

Par rapport aux confrontations inter-régions, le champion a livré des combats impitoyables répondant aux attentes de ses supporteurs. La première rencontre inter-régions a mis aux prises Dosso et Tillabéry. Kadri Abdou a, à cet effet, écrasé littéralement Habibou Moussa en 3 minutes 23 secondes. Dosso a ensuite affronté la région d’Agadez. Le champion en titre a été chauffé par le jeune Hassan Adamou techniquement insupportable. A l’issue de 20 minutes de combats, le lutteur a été battu par celui de Dosso par avertissement. Hassan Adamou a été sanctionné pour refus de combat. Comme la 2ème journée, la 3ème était difficile pour Kadri Abdou pour avoir tiré Ali Oumarou Bindigaou de Maradi. Connaissant son adversaire, Kadri Abdou a fini par s’imposer après 6 minutes 51 secondes de pugilat. La 4ème journée a été également époustouflante. Kadri Abdou était face à Harouna Ali de Tahoua. Mais la résistance de lutteur de Tahoua a été de courte durée, et il a succombé en un temps trois mouvements face à la pression de la force mécanique et technique de Kadri Abdou. Face à la région de Diffa, la victoire de Kadri Abdou a été assurée devant Abdou Zakari dit Ali qui était un adversaire négligeable. Lors de la rencontre de la 6ème journée, le champion en titre a affronté Issiakou Moussa de Niamey qu’il a brisé en 5 minutes 57 secondes. La dernière rencontre entre les régions a été bénéfique pour Kadri Abdou pour être tombé sur Kabirou Gali de Zinder. Le lutteur de Dosso s’est qualifié en seulement une minute 56 secondes de combats et continua sa course au Sabre.

 

Au regard du parcours extraordinaire du double champion, et surtout de façon consécutive, la 38ème édition qui se tiendra en 2017 à Tahoua sera une rencontre impressionnante. Chacun des lutteurs va se préparer pour affronter et démystifier le lutteur de Dosso qui, durant deux (2) ans reste invincible.

 

Laouali Souleymane(onep)

 

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Portrait/Sani Goundougouila : La passion du tchali-tchali

Notre pays compte plusieurs artistes talentueux dont certains sont connus par le public à travers les grands événements comme les compétitions du Sabre National de lutte traditionnelle. En effet, les amateurs de la lutte, sport roi au Niger, connaissent bien ces personnages habillés de façon bizarre, imitant les faits et gestes de nos gladiateurs des arènes. Vous avez compris, il s'agit bien de ceux-là qu'on appelle communément ''tchali-tchali''. Sani Goundougouila est un de ces artistes comédiens.

 

Agé d'un peu plus de 40 ans aujourd'hui, Sani Goundougouila est né à Garin Tanko, dans le département de Madarounfa. Actuellement, Sani habite à Kegil, un village situé dans le département de Madarounfa.

 

Sani parle couramment le Haoussa, passablement le Peulh et le Tamasheq. Son art lui a permis de voyager et de connaitre tous les quatre coins du Niger. Marié à une femme, il est père de 4 enfants dont l'ainé est au collège. Sani Goundougouila a commencé le métier de comédien vers la fin des années 1980, du temps où le feu Général Ali Saïbou était au pouvoir.

 

Mais comment a-t-il intégré véritablement la comédie? ‘’Je suis naturellement comique’’, nous dit-il avec un large sourire. Selon ses explications, tout a commencé à l'école, dès sa première année de scolarité. ‘’Que ça soit sur le chemin de l'école, à l'école ou avec mes amis, je faisais beaucoup de choses qui font rire’’, rappelle-t-il.

 

Même en classe, il n'hésitait pas à perturber le bon déroulement des cours en imitant les cris d'animaux sauvages ou domestiques (comme les chevaux ou les ânes), l'attitude de certaines personnes du village et même la voix de son maître d'école ou de plusieurs autres personnes de son village.

 

Au début dit-il, cela donne une bonne atmosphère en classe, mais l'excès de tout est nuisible, dit l'adage. Devant la persistance des perturbations des cours, les enseignants ont demandé aux parents de Sani de revoir son cas. C'est ainsi que Sani abandonna l'école et se lança dans la comédie à l'occasion des différents rassemblements des jeunes du village où il gagne quelques pièces de monnaie.

 

Les choses évoluent et Sani s'est mis à imiter la voix et la démarche du Président Ali Saïbou. Rien du comportement du Président n'échappe à Sani. Pour la petite histoire, lors d'une tournée dans le département de Maradi, le Président Ali Saïbou l'a aussitôt identifié. ‘’Il m'avait même salué d'avance’’, dit-il. C'est le début de la célébrité de Sani Goundougouila qui, est depuis lors, invité aux grands événements locaux et nationaux. Cet artiste est reconnaissable par sa tenue (treillis, casque et béret). Sani est devenu l'ami de plusieurs personnalités de notre pays. Muni de sa caméra, il fait des prises de vue à travers des positions très comiques.

 

Aujourd'hui Sani a intégré le cercle des ‘’tchali-tchali’’. C'est ainsi qu'il accompagne les lutteurs de la région de Maradi à toutes les éditions de championnat de lutte. ‘’Je danse, je fais du théâtre, je chante’’, dit-il, affirmant qu'il gagne beaucoup d'argent et de biens dans ce métier qu'il aime jalousement.

 

Mais Sani ne souhaite que ses enfants suivent ses traces, car de nos jours, dit-il, le métier de comédien est banalisé. ‘’Les gens ne prennent pas le comédien au sérieux ; cette situation s'explique par le fait que certains comédiens le font pour quémander’’, indique-t-il.

Pourtant, Sani ne compte pas abandonner ce métier, sauf, dit-il, si le poids de l'âge l'exige. En dehors de ce métier, Sani est un grand cultivateur comme tous les hommes du village.

Ali Maman(onep)

 

22 janvier 2016
Source : http://lesahel.org/

Groupe Hiza 01

Dernière modification le vendredi, 22 janvier 2016 01:57