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Renouvellement du bureau de la FENIFOOT : Des résultats contre des voeux pieux et des insultes

Renouvellement du bureau de la FENIFOOT : Des résultats contre des voeux pieux et des insultesDans toute élection, le candidat sortant possède, au moins pour l’exercice, une longueur d’avance sur les autres candidats. Il a l’avantage de faire et de défendre un bilan. Et si les résultats sont bons, c’est la cerise sur le gâteau. L’actuel président de la fédération nigérienne de football, dont le deuxième mandat arrive à terme au mois de juillet, organisera les 16 et 17 juillet à Maradi une assemblée générale élective. Le colonel major Djibrilla Hima Hamidou est candidat à sa succession. Trois autres personnes sont candidates. Le député Salifou Mayaki, Omar Saley et Abdoul Aziz Hima Souley. Durant ses deux mandats, l’actuel président a eu des résultats qui font pâlir ses adversaires. Depuis huit ans qu’il est à la tête de la fédération nigérienne de football, le président Hima Hamidou Djibrill a tout réussi. Après un demi-siècle de participation au compétions de la CAF et de FIFA, le Niger n’a réussi à se qualifier pour les phases finales d’une compétition majeure que sous le mandat du président Pelé. En 2012, l’équipe nationale de football se qualifie pour les phases finales de la Coupe d’Afrique des Nations aux dépens de l’ogre Egyptien et de la grande Afrique du Sud. Les joueurs du président Pelé récidivent les phases finales suivantes. Le Niger sera présent à la messe du football Africain pour une deuxième fois consécutivement. Il sera confié à notre pays l’organisation de la Coupe d’Afrique des cadets. La réussite de l’évènement amènera la CAF à confier l’organisation des phases finales de la CAN juniors de l’année 2019. Toujours dans ce domaine le Niger a reçu la visite du président de la FIFA. Et quelques semaines plus tard, l’équipe cadette se qualifie pour la coupe du monde de la catégorie. Cette qualification a eu le mérite de coupé l’herbe sous les pieds des adversaires du président de la fénifoot.

C’est probablement pourquoi la précampagne de ces candidats semble battre de l’aile. Sur le terrain, ils rencontrent des problèmes. A Tahoua, un candidat qui a réuni les délégués de la région a passé le plus clair de son temps à charger le président sortant. Il a fallu que des délégués lui rappellent qu’ils sont venus pour l’écouter sur son programme et non sur des règlements de compte. Les rares sorties médiatiques donnent toute la mesure du désarroi des adversaires du président de la fénifoot. La sortie qui retient l’attention est celle du député Salifou Mayaki. Sur le plateau d’une télévision de la place, le fondateur de la société de communication Régie Pub a donné le ton de la campagne. En lieu et place d’un projet pour le football, le député de l’ANDP s’est contenté des professions de foi. Des propositions ni cohérentes ni innovantes. Cet entretien a eu le mérite d’éclairer sur la mauvaise foi et le très bas niveau que l’on tente de donner au débat. Il faut rappeler-il l’a dit- que Salifou Mayaki était membre du comité exécutif de la fénifoot avant sa démission dans laquelle il avait entrainé le député Adbourahamane Oumarou et Omar Sidi qui se sont depuis désolidarisés. Salifou Mayaki était de l’équipe qui a qualifié le Niger pour la première fois à une phase finale d’une coupe d’Afrique. Dans l’entretien accordé à la télévision Dounia, il se dénie cette réussite. Par mauvaise foi ou par méchanceté, il ne cite pas la fénifoot et son président, les joueurs, les supporters, les cadres du ministère et le ministre des Sports parmi ceux qui ont eu le mérite d’accompagner l’équipe nationale pour ses qualifications. C’est une grave insulte pour lui-même. Tout le mérite reviendrait au président de la République. Un clin d’oeil. Il faut qu’il sache que, dans ce domaine, le président ne lâchera pas la proie pour l’ombre. Et quelle ombre ? Quand l’honorable dit que des gens viennent se réaliser au football, il oublie que la communication pour la première participation du Niger à la CAN Gabon 2012 est revenue à la société Régie Pub qui est sa propriété. Grâce à ses relations dans le football, l’honorable a eu des facilités pour se réaliser. Le candidat Mayaki a aussi dit une contre vérité. Il dit que le président de la fénifoot menace des délégués. La vérité est que compte tenu des résultats de l’équipe sortante, les responsables des clubs- les électeurs- sont réticents pour parrainer les listes de certains candidats. Et les interventions et pressions d’un certain général en faveur des adversaires de Pelé donnent difficilement des résultats. Salifou Mayaki et ses amis sont coutumiers du fait. On se rappelle de l’épisode de l’élection du président de la ligue de football de Niamey. Pour toutes ces raisons, il est souhaitable que la campagne soit civilisée. Il ne faut pas qu’on nous amène à descendre dans les égouts. Et s’il s’agit de simplement faire monter les enchères pour un probable consensus pour une fusion de listes, il faut le dire plutôt. On se rappelle que les adversaires du président Hima Souley usé de la même stratégie pour se rapprocher de la marmite. Et c’est avec les mêmes qui ne voient qu’à manger. En son temps Djambeidou et Boubé Abdoukadri avaient exigé des postes de vice- présidents. Cela n’a pas marché. Et aujourd’hui encore ça ne marchera pas. Que chacun se le tienne pour dit.
MODIBO

30 juin 2017
Source : Le Nouveau Républicain

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