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Assemblée Générale de la FENILUTTE à Zinder dans le fiasco

Le samedi 14 octobre, la Fédération Nigérienne de Lutte Traditionnelle (FENILUTTE) était en Assemblée Générale à Maraid. Deux points étaient inscrits à son ordre du jour : la révision du règlement intérieur de l’association et la suite à donner à la suspension d’Aboubacar Seydou Ganda à la tête de la FENILUTTE. C’est la salle de réunion du gouvernorat de Zinder qui a abrité ladite Assemblée Générale.

La suspension d’Aboubacar Seydou Ganda a plongé la FENILUTTE dans une léthargie qui n’a que trop durée. Ce qui compromet l’avenir de cette discipline très populaire chez les nigériens. Après l’ouverture officielle de cette AG par les autorités du Ministère et de la Région hôte, le premier point a été très vite évacué et son examen reporté à une autre rencontre de la grande famille de la lutte. Par la suite, les participants se sont penchés sur le cas ABOUBA GANDA. Très vite, des divergences entre les participants sont apparues, le camp du président suspendu et celui du vice-président incarné par l’ancien lutteur ALI DAN MALLAN. Le camp du président s’appuie sur la correspondance du ministère de tutelle envoyée aux régions les invitant à être présentes à cette AG avec six déléguées. Et, c’est fort du soutien des 5 régions sur les 8 que le camp Abouba a voulu aller vite au vote pour la réhabilitation du président suspendu alors que le second camp veut aller au vote en se basant sur le vote d’une douzaine de délégués pour les trois régions qui lui sont favorables. Cette situations a duré jusqu’à 18 h du soir obligeant les autorités à demander aux participants de vider le lieu. Ce fut un fiasco prémédité, selon certains proches du président GANDA qui disent avoir détecté et mis à nu une tentative de hold-up électoral pour évincer leur champion. Un hold up orchestré, selon toujours eux, par le camp du vice-président ALI DAN MALLAN qui veut mettre le présidente ABOUBA hors de la FENILUTTE. La question que les observateurs du sport général et de la lutte en particulier se posent dans leur majorité est de savoir : à qui profite cette situation ? Y a-t-il une main extérieure invisible qui manipule ? Les plus hautes autorités sont interpellées, principalement le ministère des Sports. Laisser cette situation perdurer n’est pas acceptable quand on sait le rôle que joue la lutte dans la cohésion sociale. Le Chef du Gouvernement, au-delà le Président de la République doivent s’y mettre pour le règlement définitif de cette situation. A quelques semaines de l’organisation du prochain championnat de lutte traditionnelle, il est urgent de mettre fin à la situation de crise qui secoue la FENILUTTE.

Souleymane Salha  

17 octobre 2017
Source : La Nation

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