39e Championnat national de lutte traditionnelle : Zinder 2017, huit jours déjà

39e Championnat national de lutte traditionnelle : Zinder 2017, huit jours déjàLundi 1er janvier 2018, huitième jour de combat à l’arène de lutte Langa Langa de Zinder, à l’affiche de cette après-midi il y avait Niamey contre Tillabéry. Le combat qui a retenu notre attention est celui livré par Yacouba Adamou de Niamey contre Lawaly Issoufou de Tillabery, invaincus tous les deux lors du face à face.
En gabarie, les deux lutteurs sont comme le majeur et l’annulaire, Yacoua dépassant un peu sont vis-à-vis. En expérience aussi il prend le dessus car le poulain du gouverneur de Niamey, après plusieurs participations et même un sabre remporté, compte aujourd’hui parmi les vétérans du Kokowa au Niger.
Après un court temps d’observation, c’est le lutteur de Tllabéry qui ouvre les hostilités. Un coup très osé, et Lawaly de se saisir du pied de Yacouba. Mais le lutteur de Niamey est comme un éléphant, difficile de soulever le pied d’un tel géant. Lawaly n’insiste pas. En Zarma on dit : « Hay kan si djaré si ganday » !
Beaucoup de respects entre les deux lutteurs aux tempéraments très différents. Lawaly, fougueux, est très agressif, Yacouba, très calme, se défend avec un sang-froid déconcertant. Serein, il n’était pas du tout pressé. Poids, force et technique, la région de Niamey a rarement eu un lutteur aussi complet.
La fin du combat intervient de manière très inattendue. Une petite brèche chez son vis-à-vis, le lutteur de Garin Capitaine Salma se lance et, par un coup d’éclat, fait s’effondrer Lawaly. Entre l’attaque et la mise à terre, le temps de cligner l’œil. Tillabéry perd un précieux invaincu.
L’autre combat la journée entre invaincus est celui de Yahaya Kaka qui a croisé le fer avec Mati Souley de Maradi. Un combat qui s’est soldé par la victoire, haut la main, du lutteur de Tahoua. Le champion sortant reste donc toujours en course pour sa propre succession.
Nous fera-t-il l’exploit d’un deuxième sabre consécutif ?
Pour l’heure, un petit souvenir avec ces vers du griot des lutteurs :

« Gomma faduwa da labewa, Maï soron fajé, ba zay yi kaye ba ». Elh Maman Sagalo, grand regretté des arènes du lutte au Niger 

Ecouter Elh Maman Sagalo, grand regretté des arènes du lutte au Niger (archives Nigerdiaspora)

1er janvier 2018
Source : http://nigerdiaspora.net

Imprimer E-mail

Sport