2e édition du Rallye fluvial inter-États : Une initiative qui allie brassage, compétition et environnement

2e édition du Rallye fluvial inter-États : Une initiative qui allie brassage, compétition et environnementLa commune rurale de Namaro a accueilli samedi dernier le lancement des activités du Rallye Fluvial Inter États. Il s’agit d’une course traditionnelle de pirogues entre pêcheurs. L’objectif d’une telle initiative est de fédérer les pratiquants de cette activité et donc de concourir à l’intégration africaine dans la sous régions. C’est la deuxième édition Rallye Fluvial Inter États qui s’est tenu dans notre pays. Au-delà de la compétition entre pêcheurs, cette activité a aussi une portée environnementale en ce qu’elle réuni également des scientifiques, des environnementalistes, des hydrologues, des touristes et des artistes des pays membres de l’Autorité du Bassin du Niger (ABN).

55 participants à bord de 11 pirogues ont parcouru quelque 50 km sur le fleuve Niger dans le cadre de cette compétition.

À l’origine de ce rallye, l’Agence du Barrage de Kandadji en collaboration avec le Ministère du Tourisme et de l’Artisanat du Niger, le Grand Duché du Luxembourg, et l’Agence Songhaï Voyage, promoteur de cette compétition. Au lancement à Namaro, le ministre du commerce, Sadou Saidou, assurant l’intérim de son homologue du tourisme a déclaré que « cette compétition est certes une activité sportive, mais l’objectif premier est de mobiliser les partenaires pour qu’ils s’investissent afin de sauver ce joyau (ndlr, le fleuve Niger). Vous avez constaté les actions de l’homme avec tout ce qu’ils déversent, le déboisement ajouté aux actions naturelles dont entres autres le changement climatique qui menace ce fleuve avec l’ensablement et sa dégradation ; il faut que nous ayons les moyens pour sauver le grand Djoliba. »

Prenant la parole a cette occasion Moumouni Harouna Maiga, promoteur de l’évènement, a indiqué que son but est d’éveiller la conscience collective sur la menace qui pèse sur deux richesses naturelles irremplaçables, à savoir le fleuve Niger et l’identité culturelle africaine :

« ce fleuve que nous avons hérité de nos parents est en train de mourir, notre culture est en train de disparaître, mobilisons-nous pour stopper tout ça. » « Au niveau de Kandadji nous avons mené un certains nombres de mesures de protection des berges du fleuve avec des fixations des digues, le reboisement et l’aménagement de 1500 ha de formation naturelle, mieux encore le 20 Juillet dernier, deux décrets importants ont été adoptés sur le classement de la réserve nationale de Kandadji et le création du sanctuaire hippopotame. Des mesures qui cadrent parfaitement avec le thème de cette année qui est « sauvons le Niger » renchérit le Commandant Bahari qui a représentél’Agence du Barrage de Kandadji.

« L’un des objectifs sectoriels de l’agence du Barrage de Kandadji est la sauvegarde des écosystèmes du fleuve » a-t-il précisé. Notons que le fleuve Niger traverse le Niger sur une distance de plus 400 kilomètres.

ADAM

12 février 2018
Source : Le Monde d'Aujourd'hui

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