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Institutions et vie politique |
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Historique
Le Niger, gouverné par l’armée de 1974 à 1989 après le coup d’État du lieutenant-colonel Seyni Kountché contre le président Hamani Diori, entre à partir de 1991 dans une période de démocratisation entravée par de graves troubles politiques. Une nouvelle Constitution, approuvée par référendum en décembre 1992, instaure une démocratie pluraliste. À l’issue du coup d’État perpétré en 1996 par le colonel Ibrahim Baré Maïnassara, une nouvelle Constitution adoptée par référendum par 90 p. 100 des votants (avec 35 p. 100 de participants au scrutin) consacre l’adoption d’un pouvoir fort. Cette Constitution est à son tour suspendue en avril 1999, après l’assassinat du président Maïnassara. Le processus démocratique aboutit la même année à un référendum constitutionnel et à la tenue d’une élection présidentielle. Le colonel à la retraite Mamadou Tandja, du Mouvement national pour la société de développement (MNSD), l’ex-parti unique, est élu avec 60 p. 100 des suffrages exprimés contre Mahamadou Issoufou, du Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme (PNDS). Il est réélu en 2004. Organisation des pouvoirs
Les institutions nigériennes sont régies par la Constitution de 1999, qui instaure un régime semi-présidentiel en rééquilibrant les pouvoirs entre le président, le Premier ministre et le Parlement. Le président de la République, qui est à la fois le chef de l’État et le chef du gouvernement, est élu au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans renouvelable une fois. Il nomme le Premier ministre et partage avec lui certaines responsabilités exécutives. Le pouvoir législatif est dévolu à un Parlement monocaméral, l’Assemblée nationale, dont les membres sont élus au suffrage direct pour cinq ans — en 2004, le nombre de députés passe de 83 à 113 afin de prendre en compte l’accroissement de la population nigérienne.
Partis politiques
La vie politique est dominée par le Mouvement national pour la société de développement (MNSD) du président Tandja. Le principal parti d’opposition est le Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme (PNDS). Les autres formations importantes du pays sont la Convention démocratique et sociale (CDS), le Rassemblement pour la démocratie et le progrès (RDP) et l’Alliance nationale pour la démocratie et le progrès (ANDP) — ces trois formations sont dans la mouvance présidentielle.
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