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Estimé à une cinquantaine d’individus dans les années 1980, le troupeau de girafes vivant à Kouré (60 km à l’ouest de Niamey) s’est aujourd’hui multiplié et tourne autour de 135, a appris APA.
« Nous sommes les dernières girafes de l’Afrique de l’Ouest », peut-on lire sur une plaque sur laquelle trône l’image d’une girafe, placée en bordure de la route, non loin du hangar des guides touristiques de Kouré.





Selon Moussa Alzouma, un des guides, « ces girafes vivent en tranquillité dans cette zone où elles sont venues se réfugier ».

Avec cette quiétude, au fil des années, le nombre de girafes a de plus en plus doublé, ces animaux autrefois craintives devenant proches des hommes et vivant en harmonie avec les paysans qui les considèrent comme faisant partie du patrimoine des villages.

 

 Estimé à une cinquantaine d’individus dans les années 1980, le troupeau de girafes vivant à Kouré (60 km à l’ouest de Niamey) s’est aujourd’hui multiplié et tourne autour de 135, a appris APA

Imagedans ce village abritant les dernières girafes d’Afrique de l’Ouest.

« Nous sommes les dernières girafes de l’Afrique de l’Ouest », peut-on lire sur une plaque sur laquelle trône l’image d’une girafe, placée en bordure de la route, non loin du hangar des guides touristiques de Kouré.

Selon Moussa Alzouma, un des guides, « ces girafes vivent en tranquillité dans cette zone où elles sont venues se réfugier ».

Avec cette quiétude, au fil des années, le nombre de girafes a de plus en plus doublé, ces animaux autrefois craintives devenant proches des hommes et vivant en harmonie avec les paysans qui les considèrent comme faisant partie du patrimoine des villages.


Leurs habitudes alimentaires ont changé, car « les girafes, qui consomment une trentaine de kilos de matière fraîche par jour par individu, ont pris goût récemment au niébé et désormais en raffolent », explique l’anthropologue Anne Luxereau, trouvé sur le site de la réserve de Kouré.

« Elles se sont également mises à manger les calebasses vertes et les mangues à peine mûres et, semble-t-il, les tiges en fleur, le sorgho laiteux, le sésame, l’oseille de Guinée », ajoute-t-elle.

Dans le cadre de la conservation des girafes, l’Etat nigérien « a mis les moyens et a facilité l’exécution » du projet utilisation des ressources naturelles de Kouré et du Dallol Bosso nord (PURNKO) souligne Soumaila Sahailou, ancien responsable de cette réserve.

Selon lui, « ce projet a fait les premières études sur l’élaboration du plan directeur d’aménagement, un cadre qui prévoit des activités en terme d’aménagement de l’habitat des girafes, mais aussi l’appui aux populations locales ».



« Il s’agira au moins de changer les attitudes des populations vivant à leur contact et si elles ne jouent pas le jeu, la conservation ne se fera pas », prévient Anne Luxereau.

Elle milite en faveur d’un « intéressement économique en utilisant les girafes comme vecteur d’un projet économique, social, éducatif et pédagogique, grâce à la valorisation touristique qui peut être faite ».

Les populations locales semblent avoir compris ce message à Kanaré, bourgade située dans la région de Kouré.

« Avec le projet girafe, les femmes et les hommes de mon village ont bénéficié de plusieurs soutiens financiers et logistiques afin de nous motiver dans la protection de cette espèce », affirme Amadou Yacouba, chef de village de Kanaré.

La girafe occupe une place de choix dans la vie des populations qui partagent leur environnement et elle se révèle être un excellent vecteur économique pour la région de Kouré, mais aussi pour le Niger tout entier qui peut être fier d’abriter les derniers spécimens de l’Afrique de l’Ouest.

 

22 décembre
Publié le 13 Novembre 2007
Source: http://www.apanews.net/

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