Le jeudi dernier, deux leaders de la Coordination des forces pour la démocratie et la République ont eu une rencontre secrète avec le président du Mouvement national pour la société de développement (MNSD-NASSARA). Même si on ignore ce sur quoi les discussions entre les trois hommes ont porté,
cette rencontre vient conforter les appréhensions qu’ont de nombreux analystes sur l’inefficacité du pacte politique paraphé, le 17 juillet dernier, par les partis politiques membres de la CFDR.La rencontre entre le président du MNSD-NASSARA et les deux leaders de la CFDR a eu lieu au domicile d’un des leaders. Selon nos informations, les trois hommes sont restés pendant des heures ensemble. De quoi ont-ils discuté ? Sur quoi s’étaient-ils entendus ? Si la réponse à la deuxième question peut paraître difficile, il est certain que les deux leaders de la CFDR et le président de l’ancien parti au pouvoir ont parlé politique. Ils ont certainement échangé sur les futures élections présidentielles et les chances qui s’offrent à leurs partis politiques respectifs. S’ils ont accepté de rencontrer le président du MNSD-NASSARA, les deux leaders de la CFDR sont certainement en train de marcher sur le pacte politique qu’ils ont paraphé le 17 juillet dernier avec les autres leaders des partis politiques ayant combattu le régime déchu de Tandja Mamadou. Ces deux leaders de la CFDR ont-ils l’intention de se désengager de ce pacte pour constituer une nouvelle alliance avec le MNSD-NASSARA ou bien ils veulent obtenir un accord secret avec l’ancien parti au pouvoir dans la perspective du second tour ? Ce qui est sûr c’est que le doute qui plane sur la candidature de l’actuel président du MNSD-NASSARA à l’élection présidentielle – du fait des critères définis par l’article 45 de la nouvelle Constitution – a dû donner des idées à ces deux leaders de la CFDR qu’ils peuvent obtenir le soutien de l’ancien parti au pouvoir et prendre l’avantage par rapport aux autres leaders de la CFDR qui continuent à considérer le pacte du 17 juillet comme un livre saint. Mais la question qu’on peut se poser à ce niveau est de savoir si le président du MNSD-NASSARA – au cas même où il ne sera pas candidat – peut convaincre son parti à servir de porteur d’eau à un autre parti, alors même qu’il a toujours été en tête lors des différentes consultations électorales organisées au Niger depuis l’avènement du multipartisme. Il est bien vrai qu’avec les grandes défections qu’il a connues ces derniers mois le MNSD-NASSARA aura des difficultés à maintenir sa place de plus grand parti politique du Niger. Il est vrai aussi que depuis le coup d’Etat du 18 février dernier l’ancien parti au pouvoir s’estime, à tort ou à raison, victime de discrimination par les tenants du pouvoir en place. Mais quel politologue peut justifier la décision d’un parti comme le MNSD-NASSARA, qui revendiquait, à lui seul, près de 50% de l’électorat nigérien, de manquer lamentablement d’ambition pour se faire tirer par des partis qu’il a vu naître ou qui ne l’ont jamais battu dans deux régions du pays ? Si en tout cas la rencontre de la semaine dernière entre le président de l’ancien parti au pouvoir et les deux leaders de la CFDR consistait pour ces deux leaders à exploiter une éventuelle disqualification du président du MNSD-NASSARA pour espérer obtenir le soutien de ce parti, le calcul risque d’être faussé. Combien sont-ils au MNSD-NASSARA qui remplissent valablement les critères édictés par l’article 45 de la nouvelle Constitution et qui ont des réelles ambitions de diriger le Niger ? Sûr que ces hommes et femmes n’accepteront pas que le MNSD-NASSARA soit un simple accompagnateur lors de la prochaine élection présidentielle ! Autant elle met en péril le pacte politique signé à grande pompe par les partis de l’ancien opposition au défunt régime de Tandja, autant cette concertation entre ces deux leaders de la CFDR et le président du MNSD-NASSARA risque de perturber les pronostics déjà établis par rapports aux futures élections présidentielles.
Kané Illa
1er septembre 2010
Publié le 1er septembre 2010
Source : http://lagriffe-niger.com/
Commentaires (3)
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En politique ont dit qu'il faut avoir de la place pour le plus pétit micro parti, car il peut faire balancer le poids. oubliant qu'ils signent un pact géant aux peids d'argile la CFDR se permet de clamer à tout bout de champs qu'ils ont le pouvoir et pire pour environ 78%. Quel oracle à pu deviner cette vitoire? Au Niger malgrès le plein des mosquées et les gros tron d'arbre au cour du ramadan, ils oublient tous ça quant t il s'agit de la politique. En tant que musulman on prie Dieu et on le laisse faire ce qu'il veut. Pardon pour l'amour du Pays ne devancer pas le Dieux dans le Choix de celui qui va nous diriger dans 5 ou 8 mois!.
































énigrer le...