Pour pallier à ce problème, très vite le Gouverneur de la région a mobilisé la population pour s’atteler au travail. C’est ainsi qu’un comité de gestion de cette inondation a été mis en place et est constitué de toutes les couches sociales de la population. Ce comité dont le Gouverneur de la région de Niamey préside est constitué de la commission recensement, de la commission distribution, de la commission logistique, de la commission sécurité, de la commission mobilisation de ressources et de la commission agro – Sylvio – pastorale. Toutes ces commissions oeuvrent jour et nuit pour le rayonnement de ces sinistrés.
De prime abord, le comité de gestion de l’inondation a commencé à recenser les ménages concernés. Il a identifié 5 850 ménages à la commune V, 6 ménages à la commune I, 4 ménages à la commune II et 2 ménages à la commune 4.
Evidemment ces genres de catastrophes ne viennent pas sans pour autant toucher des sites maraîchers, mais Dieu merci, avec certains spécialistes en la matière, tels que les agents de la police on eu à maîtriser et sécuriser 15 sites maraîchers. D’après le Directeur régional de l’Environnement, qui se trouve à la tête d’une des plus grandes commissions j’ai nommé la Commission agro – Sylvio – pastorale l’arboriculture et le maraîchage ont été englouti par l’eau. Cette eau n’a pas aussi laissée certaines rizières à caractère non contrôlées. Certaines espèces pastorales ont été englouties. Ce mécanisme a entraîné la chute du rendement en pêche et en cueillette.
Tout ce débordement comme l’a précisé le Directeur Régional de l’Environnement est la résultante de la variabilité climatique suite aux pluies diluviennes de la 2ème et 3ème décade du Mali, Burkina Faso et Nord-Ouest du Niger. Le Goroual, la Sirba et le Dargol ont occasionné la rupture du barrage du Burkina, ce qui a entraîné la petite crue. Cette dernière a dénaturé les conditions de vie de la population par la destruction agricole, l’effondrement des maisons et des réseaux routiers.
Il faut aussi souligner qu’en dépit du nombre exorbitant de sinistrés, l’accès à l’eau, l’hygiène et l’assainissement est quand même assuré, ce qui a permis au président de l’UMEOA de féliciter et encourager le comité adhoc souligne le President du comité. Vu le nombre élevé de sinistrés, le comité aura besoin d’un soutien financier et matériel pour mener à bien son opération.
C’est ainsi qu’i l a obtenu de la part de certains organismes tels que OXFAM, UNICEF, Croix Rouge, IRD et autres, 455 tonnes de vivres et aussi une promesse de 494 tonnes de la part de la République Pakistanaise. Pour ce qui est de l’argent liquide, le comité a estimé ses dépenses à 85 millions sur lesquels il a reçu 57.206.206 Francs CFA qui sont actuellement dans le compte bancaire N° 25 11 00 83227/25 de la BIA Niger. Mas cet appui est loin d’être suffisant car il faut gérer cette crise jusqu’à la fin de la saison pluvieuse et nous sommes maintenant en plein milieu de celle-ci.
A. Mohamed
04 septembre 2010
Publié le 30 août 2010
Source : La Voix de L'Aurore

































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