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Niamey dément les informations du MNJ et parle d’assaillants repoussés, dans le nord Niger
Le ministère nigérien de la défense nationale a dément lundi les informations données par le Mouvement rebelle,
faisant état de 5 soldats tués et 7 autres blessés, dans une attaque menée par le MNJ. « Il n’ y a aucune perte en vies humaines et aucun blessé au cours de l’opération ordinaire de ravitaillement en vivres d’Iférouane », a assuré un communiqué du ministère nigérien, ajoutant que l’armée avait repoussé dimanche des assaillants dans les environs de la localité.
L’autorité nigérienne n’a pas parlé d’affrontements entre le convoi de l’armée et des éléments du MNJ. Selon elle, « il y a eu une panne » d’un avion de l’armée, qui a été « récupéré » sans peine.
Dimanche, Aghali Alambo, qui dirige le Mouvement des Nigériens pour le Justice, avait annoncé, sur le site Internet du MNJ, que des combats avaient opposé ses troupes aux militaires nigériens, se soldant par un bilan « provisoire » de cinq soldats tués et sept autres blessés.
Le chef rebelle a parlé d’Un « avion de type ULM », qui aurait été « abattu » et ses « occupants non retrouvés dans la carcasse » de l’appareil. Selon lui, ses hommes « quadrillent les lieux », à la recherche des occupants de l’ULM.
Présentée comme un des principaux théâtres des combats entre rebelles et forces loyalistes, la localité d’Iférouane avait été coupée du reste du pays en raison de la forte présence des rebelles qui se retrouveraient dans la zone.
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Les conséquences du conflit ont également causé l’enclavement de la région d’Agadez (nord) et accru les difficultés dans divers secteurs économiques : transport, commerce, artisanat, tourisme, santé etc, selon l’état des lieux dressé en mars dernier, par le ministre d’Etat en charge de la Sécurité publique, Albadé Abouba.
La région d’Agadez, une des plus touchées par le conflit, est sous « état de mise en garde », depuis août 2007.
La mesure reconduite permet de renforcer les équipements des forces de défense et de sécurité et le ravitaillement des zones frappées par le conflit.