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Cette année, la journée internationale de liberté de la presse a été très particulière. Particulière d'abord parce que l'Association Nigérienne des Editeurs de la Presse Indépendante (ANEPI),
grâce à l'appui du Centre Culturel de l'Ambassade des USA au Niger a pu réunir ensemble les " dinosaures " de la plume et du micro parmi lesquels Ibrahim Cheick Diop, fondateur de l'ANEPI et Directeur de publication du 1er journal indépendant du Niger HASKE, Mayaki Yacouba, Harouna Niandou, Mamane Mamadou et les plus jeunes dont certains arrivés seulement cette année dans la grande famille de la presse; Particulière ensuite parce que les organisations socioprofessionnelles du secteur des médias publics ont cette foisci, dans leur déclaration rendue publique, pris en compte les préoccupations des journalistes du privé, notamment la dépénalisation du délit de presse; Particulière aussi, parce que, de mémoire de journaliste nigérien, c'est pour la toute première fois qu'un Chef de l'Exécutif, le sage Seini Oumarou, exprime toute sa considération pour les grandes gueules en faisant le tour des rédactions avec leur mercure très haut en cette période de canicule. Particulière encore parce que le Ministre de la communication, malgré son programme chargé et les tirs groupés qu'il reçoit depuis plus d'une année et sans relâche de la part des animateurs de la presse indépendante, M. Mohamed Ben Omar a fait preuve d'une grandeur d'esprit en acceptant l'invitation de l'ANEPI pour ouvrir officiellement l'atelier de jours. Une cérémonie à laquelle ont pris part au moins trois Ambassadeurs accrédités au Niger ainsi que le représentant de la chefferie traditionnelles et des principaux leaders de la société civile nigérienne. Particulière enfin parce que l'ANEPI a réuni, pendant 48h, des journalistes des 8 régions du Niger, du public comme du privé, ce qui présage enfin d'un bon climat de cohésion entre les deux groupes.
Au cours de cet atelier très enrichissant, les participants, plus d'une centaine étaient émerveillés par les différentes communications. D'abord par celle qui domine l'actualité nigérienne, à savoir l'approche du traitement de l'info en période de conflit présentée par M. Mamane Mamadou, journaliste de renom, enseignant et membre de l'actuel Conseil Supérieur de la Communication. Ensuite, ce fut autour de Docteur Badié Hima, vice président de l'ANDDH de présenter une communications sur le thème même de la journée internationale : " Liberté d'expression, accès et autonomisation ". Puis, interviendra le magistrat Sadou Abdou, vice-président du Tribunal de grande instance hors classe de Niamey sur le thème récurrent et une préoccupation première de membre de l'ANEPI, la dépénalisation du délit de presse. La dernière communication, le droit à l'information, a été très éloquemment présentée par Docteur Narey Oumarou, enseignant chercheur à l'Université de Niamey et secrétaire général adjoint du SNECS. A la fin de l'atelier, les participants ont adopté une série de recommandations et résolutions ainsi qu'une motion de remerciement. Ils se sont engagés à défendre la liberté d'expression et la liberté de la presse et rappelés les obligations des journalistes de respecter l'éthique et la déontologie dans l'exercice de la profession. Aussi, ils ont demandé la libération du journaliste Moussa Kaka, de mettre un terme à la suspension de radio sahara FM et RFI. Enfin, les participantes et participants à l'atelier sur " la liberté d'expression, accès et autonomisation " tenu du 2 au 3 mai 2008 à Niamey à la Maison de la Presse ont remercié l'Association Nigérienne des Editeurs de la Presse Indépendante (ANEPI), le Centre Culturel Américain (CCA) et l'Ambassade des Etats-Unis d'Amérique au Niger pour leur soutien à l'ensemble de la famille de la presse nigérienne. Outre ces travaux de l'ANEPI, une autre organisation du secteur des médias, le Réseau des Journalistes pour les Droits de l'Homme (RJDH), comme à son habitude, a présenté son rapport annuel sur les entraves à la liberté de la presse au Niger, dans son bulletin " ALERTE " distribué gratuitement. Le Premier ministre du Niger est sorti le samedi 03 mai 2008 pour faire le tour des entreprises de presse installées à Niamey et le siège de l'Association Nigérienne des Editeurs de la Presse Indépendante (ANEPI). Son Excellence M. Seini Oumarou accompagné du Ministre de la Communication M. Ben Omar Mohamed flanqués de leurs plus proches collaborateurs se sont d'abord rendus dans les organes gouvernementaux (l'ORTN et l'ONEP). Ensuite, ce fut autour des médias privés de recevoir la délégation du Chef de l'Exécutif. Cette grande première a été un immense plaisir pour les animateurs des médias publics et privés qui ont besoin d'encouragements et de soutiens. Ils ont d'ailleurs profité de l'occasion pour exprimer au Premier ministre et au Ministre de la Communication toute leur gratitude. Le périple du Premier ministre a pris fin au siège de l'ANEPI ainsi que dans les locaux des hebdomadaires LA GRIFFE et LIBERATION situés à quelques pas de l'association. Lors cette tournée sous un soleil de plomb, le Premier ministre a tenu à encourager et à féliciter les femmes et hommes des médias rencontrés. Et, ces derniers ont profité de cette grande opportinuité pour dresser à l'illustre visiteur leurs préoccupations. Il s'agit de la difficulté d'accéder aux informations au niveau de l'Administration, de la rareté de la publicité, de la détention préventive des journalistes poursuivis dans le cadre de leur métier, etc Ce 03 mai 2008 restera inéluctablement gravé dans la mémoire de la presse nigérienne. Samedi 3 mai 2008. A l’occasion de la journée internationale de la liberté de la presse, que le monde entier célèbre chaque année à la même date, l’Union internationale de la presse francophone, UPF, voudrait d’abord et surtout saluer la mémoire des femmes et des hommes ayant perdu la vie, aussi bien dans l’exercice du métier d’informer, que dans la défense du droit du public à l’information. L’Union internationale de la presse francophone apporte, à travers la présente déclaration, soutien et réconfort, non seulement à leurs familles, mais aussi à toutes les personnes physiques et morales, qui luttent contre les menaces, les agressions et les atteintes à la liberté de la presse, dont l’emprisonnement de journaliste, de reporter photographe, de reporter caméraman, ou, de défenseur des droits de l’Homme. L’Union internationale de la presse francophone souligne que la liberté de la presse, que les organisations professionnelles des médias sont les premiers à revendiquer vise, par l’information, la dénonciation et la critique des travers de la société, à protéger certes les professionnels de l’information et de la communication. Mais, elle a également pour objectif de veiller sur les droits et devoirs des consommateurs de l’information, ceux des institutions et des Etats. Respecter la liberté de la presse, c’est contribuer à garantir le droit au vote, à la santé, à l’éducation, à la formation, à la différence,… à la vie. Entre autres. Aussi, l’Union internationale de la presse francophone voudrait-elle: - saluer tous les pays qui s’approprient, de manière effective, son appel renouvelé à la dépénalisation des délits de presse,
- demander aux Etats qui tardent encore à légiférer sur la question et qui gardent présentement des journalistes dans les liens de la détention, à les libérer, sans condition et sans délai,
- encourager toutes les initiatives tendant à diversifier l’offre éditoriale par la création de journaux, de radios et de télévisions, respectueux de l’éthique et de la déontologie du journalisme.
L’UPF invite toutes les organisations soeurs à réfléchir à une coordination des stratégies de défense de la liberté de la presse, en vue de retrouvailles futures. C’est dans la cohésion, la solidarité et la forme que la liberté de la presse sera davantage défendue, et mieux défendue. Fait le 2 mai 2008, Alfred Dan Moussa, Président international 09 Mai Publié le 07 Mai 2008 Source: Libération
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