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Dieu, nos Gouvernants et Nous Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Ce qui ne cesse de m’interpeller depuis que j’observe nos sociétés, ce sont les relations que d’aucuns établissent en politique, entre les divinités, les gouvernants et les gouvernés. Ce qui me révolte c’est le sort fait aux peuples.

 

Image Révolté, je le suis davantage, lorsque je vois ces peuples qui se laissent convaincre que ce sort procède de la volonté de Dieu. Je ne suis pas dans le secret de Dieu, mais la faculté de discernement qu’il m’a accordé m’autorise à dire que ce sort ne vient ni de « Ikon Allah » ni de « Ir Koye wadou ».

Est-ce la volonté de Dieu que les richesses mises par ses soins sur nos terres, pour le profit de tous, soient accaparées par quelques-uns?


Est-ce la volonté de Dieu que l’injustice s’enracine, croisse et fleurisse sur nos terres?
Est-ce la volonté de Dieu que la corruption se loge dans nos institutions et les gangrène?
Est-ce la volonté de Dieu d’affamer le peuple, de le priver des lumières de l’éducation et des soins de santé?

Dieu nous a fait tous hommes pour que nous vivions ensemble, c’est la politique qui nous a fait différents. C’est elle qui a mis les uns au dessus des autres. La politique est la gestion des affaires de l’homme par l’homme. C’est une activité humaine, trop humaine. Elle se déroule ici-bas. N’attendons donc pas de Dieu, le si Haut, qu’il descende dans l’arène de nos luttes. Ceux qui, en ce domaine entièrement livré aux hommes, évoquent le non de Dieu ou pour mener leurs actions ou pour les justifier, ne sont que des contempteurs. La politique ne connaît et n’admet d’autre acteur que l’homme.

Trop souvent, à la hardiesse de nos gouvernants, nous répondons par l’incurie.
Les gouvernants ne tiennent pas promesse, nous disons : « Saye Hankouri »
Ils abusent du pouvoir que nous leur avons confié, nous nous écrions : « Kala Sourou »
Voilà que ces hommes nous leurrent, nous dépouillent, nous clamons : « Saye Hankouri »
Ils nous privent de nos droits et de nos libertés, nous répétons : « Kala Sourou »

La politique est action. Sourou et Hankouri (patience) sont insouciance. Pendant que les gouvernants continuent de nous duper, de nous opprimer, de nous exploiter, ils nous astreignent à l’inaction. Nous les invoquons sans cesse, nous les invoquons en vain, ils ne sont point aptes à nous tirer d’affaires. En nous remettant entièrement à eux, nous renonçons à nos droits et à nos libertés, nous abdiquons, nous abandonnons le champ politique à la seule volonté des gouvernants. Sourou et Hankouri, en dépit des apparences, ne sont pas nos alliés. Ce sont des ennemis à abattre.

Ici, dans l’arène politique où l’homme est seul avec l’homme, on ne saurait rendre Dieu responsable de ce qui advient, de ce qui nous arrive. La volonté de Dieu écartée de nos affaires humaines, il est aisé de constater que nous sommes, nos gouvernants et nous, coresponsables des règles, des conventions et des lois que nous nous donnons et acceptons pour conduire notre vivre-ensemble.

En politique, tout bien comme tout mal viennent de l’homme et de l’homme seulement. Ici il est plus question de maux que de biens, de ces maux que les gouvernants nous infligent et que notre incurie nous fait endurer. Mais fort heureusement, « l’homme est le remède de l’homme ».

Je me suis donc mis à chercher le remède de nos maux en l’homme. J’ai passé l’homme en revue, j’ai examiné ses catégories. Il m’est apparu que ce remède ne pouvait venir de ceux qui hantent de leur présence interminable les lieux du pouvoir. D’aucuns les appellent : la vieille garde. Ailleurs on les nomme ceux d’en haut, les grands ou encore les grand-frères.


Mais qu’ont-ils fait de grand jusqu’à présent?
Je ne vois que petitesse et médiocrité dans leurs réalisations.

Chez nous, le terme de grand-frère n’est pas seulement une catégorie de la filiation, c’est aussi une catégorie sociale, c’est un statut qui se mérite. Entre les aînés et les cadets, sont instituées des relations en vertu desquelles le grand-frère a l’obligation de prendre soin des petits-frères, de les protéger, de subvenir à leurs besoins. En retour, les petits-frères sont tenus d’accorder respect et honneurs au grand-frère.

Où en sommes-nous, après que ces grands-frères qui nous dirigent se soient occupés de la gestion de nos affaires? Sont-ils encore dignes de notre respect? Devons-nous leur accorder des honneurs?

Ils ont œuvré à la satisfaction de leurs besoins au détriment des nôtres. Ils ont accumulé des richesses qu’ils protègent. Ils se sont constitués en une caste de privilégiés qui nous nargue. À côté d’eux, nous vivons dans la précarité, dans la pauvreté. La satisfaction de nos besoins les plus élémentaires occupent notre quotidien, le désœuvrement nous démunit et diminue le pays. Ce pays qui est le leur, ce pays qui ne nous donne plus rien - même plus de l’espoir - ils nous contraignent à le quitter pour des pays qui ne sont pas les nôtres, à la recherche d’un bonheur illusoire. Nous sommes las de traverser les océans et les déserts, de leur payer un tribut en vies humaines

. Des hauteurs où le pouvoir, les privilèges, les passe-droits et les rapines les ont placés, ils mesurent la profondeur du gouffre qui les sépare du peuple qui trime, qui peine, qui agonise mille pieds au-dessous d’eux. Vouloir qu’ils rejoignent le peuple, c’est leur demander de se jeter dans le précipice. Ils s’y refuseront. Rester au sommet, endiguer tout mouvement descendant, empêcher tout mouvement ascendant, tel est leur salut. Ils sont réfractaires au changement, le statu quo les satisfait, ils s’ingénieront à le maintenir. Ils n’ont aucun remède à proposer à nos maux.

Naïfs, ceux qui continuent de croire que ces dirigeants nous aideront à combattre ces maux. Une fois que nous aurons compris que nos gouvernants et nous sommes collectivement responsables de ce sort, mais que celui-ci est plus préjudiciable pour nous qu’il ne l’est pour eux; dès que nous aurons compris que nos gouvernants se soucient peu de ces maux qui nous affectent, il ne nous restera plus qu’à nous tourner vers nous-mêmes, à nous en remettre à notre volonté propre de triompher.

Nous, entendons par là l’ensemble des forces progressistes du peuple, celles qui savent que le statu quo les condamne à la régression, puis à la mort, celles qui, par conséquent, veulent le changement et le portent en elles. Si ce changement intéresse toutes les forces progressistes, il concerne plus particulièrement la jeunesse qui est avenir. Je crois donc que le remède est dans la jeunesse et que la jeunesse est le remède.

Je vois cette jeunesse qui lève enfin la tête et ose dire non aux grands qui enfantent la petitesse, aux grands-frères qui manquent de vertus, aux gouvernants qui ne répondent pas à leurs attentes. Je crois en une jeunesse instruite par les erreurs et les errements des aînés, une jeunesse consciente des enjeux présents et à venir, et capables de relever les défis.

Je place mes espoirs dans une jeunesse qui n’est ni de droite ni de gauche, parce que ses repères ne se situent plus dans une géométrie politique qui n’est pas de chez elle; dans une jeunesse qui aborde les problèmes d’un point de vue africain, qui pense son pays en Afrique et l’Afrique dans le monde.

Je vois émerger une nouvelle génération d’Africains qui piétine les tares de la tradition, détruit les archaïsmes et les servitudes, s’émancipe des entraves coloniales et néocoloniales; une nouvelle génération d’Africains qui ne souffre ni de complexe d’infériorité ni de complexe de supériorité, parce qu’elle aura traqué jusqu’au plus profond de sa conscience et a expulsé tous les réflexes de subordination, toutes les structures aliénantes que l’éducation y a placés.

Je vois cet Africain nouveau qui est l’égal de l’homme où qu’il se trouve, qui n’a besoin de l’homme d’ailleurs qu’autant que celui-ci a besoin de lui; qui n’a besoin d’aucune autorité que la sienne pour justifier et légitimer ce qu’il est, ce qu’il pense, ce qu’il fait, ce qu’il dit.

Je vois ces Africains qui auront retrouvé confiance en eux-mêmes, qui se seront réconciliés avec leur continent; ces Africains qui auront enfin compris tout le parti qu’ils peuvent tirer de cette unique et exceptionnelle occasion que l’Afrique leur donne en étant au début et à la fin de l’humanité. Être premier et dernier à la fois, quel autre continent jouit de ce privilège? Je dis premier, parce que c’est en Afrique que commença l’aventure humaine. Je dis dernier, parce que l’Afrique, estime-t-on, est le continent le moins développé. Mais nous situons aux deux extrémités à l’intérieur desquelles toute l’expérience humaine s’est déroulée. Nous sommes les bénéficiaires privilégiés de cette expérience dans son intégralité. Elle est à notre portée, nous pouvons y puiser, nous pouvons faire en sorte que l’Afrique en bénéficie pleinement.

Farmo M.

05 Mai
Publié le 05 Mai 2008

Commentaires (20)add
Invitation de Baara : Farmo
Baara, j'accepte votre aimable invitation, même si elle n'était point nécessaire pour que je fréquente ce forum que je n'ai d'ailleurs pas quitté depuis que nous nous sommes rencontrés. Dois-je répéter que ce que je dénonce, c'est l'usage politique de la religion? Je ne parle pas de votre religion, de votre relation avec Dieu. Cela vous concerne, vous et vous seul. Je ne discuterai donc pas d'un sujet qui ne me regarde pas. En ce qui concerne ce que vous nommez projets réalisables plutôt que rêves, reportez-vous aux discussions sur la loi portant statut du député. Des projets concrets sont en train de prendre forme, et votre contribution serait assurément la bienvenue. Notez que comme vous, j'ai remis en question le vocable Africain (dans certains de mes écrits) pour la raison que vous évoquez et pour bien d'autres raisons. Mais pour le moment nous ne disposons que de ce vocable pour désigner les ressortissants du continent africain. J'en ferai donc usage jusqu'à ce qu'un autre plus adéquat soit mis à ma disposition.
Vous auriez pu faire l'économie de certaines remarques, dans la mesure où leur bien fondé ne résiste pas à une lecture attentive de mon texte.
Ainsi, vous dites:" Il serait plus judicieux pour chaque ressortissant du continent commence par bien entretenir son chez soi avant que l'on ne pense à l'entretien de l'immeuble".
je ne dis pas autre chose en écrivant: que la jeunesse doit penser son pays en Afrique et l'Afrique dans le monde. Le chez-soi c'est son pays, l'immeuble c'est l'Afrique. Et je vais même plus loin: le terrain sur lequel l'immeuble est implanté, c'est le monde.
Rassurez-vous, Baara, j'ai compris, je ne suis pas vexé d'autant plus que je ne mets pas tout sur le dos des dirigeants (contrairement à ce que vous écrivez) et que je n'ai pas pris ce grand raccourci que vous voulez me forcer à emprunter. En effet, j'écris clairement dans le texte que nos gouvernants et nous sommes collectivement responsables de notre sort. Je note également que nous sommes,nos gouvernants et nous, coresponsables des règles, des conventions et des lois que nous nous donnons et acceptons pour conduire notre vivre ensemble.
Cordialement

mai 22, 2008
Eclaircissement : Baara
Farmo, je veux simplement que vous reveniez dans ce forum pour faire des propositions, du concret. Par exemple, si vous avez jugé que notre approche de la réligion a des effets négatifs sur le developpement du pays, alors que faut-il faire? Et comme nous sommes à l'extérieur, comment devrons-nous nous y prendre pour contribuer? En outre quand je dis que c'est un rêve, je fais la différence entre rêve et projet. Ce que je veux, c'est des projets réalisables, un programme réaliste. Je pense qu'il faudrait abandonner les généralités; en outre les expressions comme ' les Africains' doivent, à mon avis, être utilisées avec des pincettes. Ce serait peut-être plus judicieux pour chaque ressortissant du continent commence par bien entretenir son 'chez-soi', avant que l'on ne pense à l'entretien de l'immeuble. Les Africains en voulant s'identifier sous ce vocable, qui ne renferme qu'une réalité assez relative, continuent à s'occuper du macro alors que ce sont nos problèmes micro qui nous maintiennent où nous sommes.
farmo, de tout mettre sur le dos des dirigeants est, selon moi, un grand raccourci que j'aurais voulu que vous ne preniez pas.
Sans d'ailleurs vouloir vous vexer, mais je crois que vous l'avez compris.
Bonne journée.

mai 22, 2008
... : Mahaman Sani
Tres Chers compatriotes,
Je suis tout d'abord fier de lire l'article ecrit par Farmo et ensuite très heureux de savoir qu'ils existent des Nigériens qui croient fortement
mai 11, 2008
Alistho : Farmo
Votre coup de gueule est salutaire. Il faut que nous en ayons plus souvent pour faire bouger les choses. C'est en ce sens que je parlais d'une jeunesse qui ose dire non. C'est parce que vous avez dit non, que le débat s'est ouvert. Je ne me suis point senti dénigré par vos propos. À aucun moment vous vous ne vous en êtes attaqué à ma personne,mais à mes idées. Et cela est normal et souhaitable. Je ne prétends pas détenir la vérité, et j'apprends énormement des autres, comme ça été le cas au cours de ce débat fort courtois. Cet aspect mérite d'être souligé, car les débats que je vois sur d'autres sites me désolent.Que vous ayez dit non, m'a servi à nuancer mes propos. Chacun des intervenants a apporté quelque chose à ce débat. Vous appelez à la mobilisation pour une oeuvre commune, vous voulez que nous travallions main dans la main. En ce qui me concerne, je réponds favorablement à votre appel, et ma main est tendue. Vous énoncez plus questions qui méritent d'être pensées par nous. Pourquoi chacun de nous ne commettrait pas un article sur le sujet de son choix? Lesdits articles seraient regroupés et publiés sur Nigerdiaspora. Ainsi nous aurions repris l'initiative des mains de ces experts étrangers qui prétendent connaître nos problèmes mieux que nous, qui parlent pour nous, à notre place,qui nous disent ce qu'il faire et ne pas faire.Alors, en reprenant vos termes, je vous dis à vous Alistoh, à boul, à Haboubacar, à Vercingetorix, à Chekaraou, à ibou Adamou, à Boubé et à Baara, "continuons de rêver d'un Niger qui progresse" et faisons en sorte que ce rêve devienne réalité.
Cordialement
mai 09, 2008
A l'appel de Farmo : alistoh
Suite à mon coup de gueule que certains on qualifié de dénigrement, on enregistre aujourd’hui jusqu’à 15 commentaires de 8 auteurs différentes. Et comme l’a si bien dit Farmo, le progrès naît de la contradiction. Aujourdhui en lisant Baara et Farmo, je trouve avec plaisir que nous tendons vers ce progrès. Je me joint ainsi à Farmo pour appeler à la continuité du rêve et plus particulièrement du rêve d’un Niger qui progresse (et d’une façon générale, d’une Afrique qui monte en puissance). Les leviers de l’accomplissement de ce rêve combien noble sont multiples : des écrits comme cet articles (qui nous a donné l’occasion de lancer ce débat) ; des actions concrètes sur le terrain (en matière d’éducation, de la promotion culturelle, la lutte contre la pauvreté et seul Dieu sait que nous sommes nombreux sur ce terrain) ; ….etc. . œuvrons donc tous ensemble et main dans la main.
Enfin, je tiens particulièrement préciser quand lançant ce débat je m’attendais à un tel engouement et ce dans un esprit critique . A quelques ratés près (utilisation des termes : ‘dénigrement’, ‘ceux qui n’ont rien compris’) nous nous sommes bien tiré d’affaires et tant mieux. Et j’espère de tout mon cœur que les débats sur ce forum continueront dans un esprit encore plus pertinent. Je fini par dir Chapeau spécialement à Chekaraou , Baara et bien sur Farmo.

Merci, Bon weekend

mai 09, 2008
Baara : Farmo
Et après? Après avoir constaté l'échec, tirons des leçons et continuons. Je ne vois que désillusion et renoncement dans vos propos. Remmetez-vous à rêver, vous vous en porterez mieux, j'en suis pesuadé.Pour abonder dans le même sens que vous, j'ajoute que cette génération a cessé de rêver. Là se situe le problème. Quand on cesse de rêver, on dépérit et, de proche en proche, on meurt. Cela est vrai tant sur le plan biologique que sur le plan social. Le changement nous concerne tous, nous le rêvons, l'entrevoyons, l'espérons. Que chacun y contribue, modestement, selon ses capacités. Que les penseurs pensent, que les acteurs agissent, que les commentateurs commentent, et que l'on attende pas d'un homme quel qu'il soit qu'il résolve une question dont les solutions appellent l'engagement de tous. Je crois par ailleurs que vous également Baara, avez votre part à faire, maintenat que vous êtes hors des quatre murs."Rien de grand ne se fait sans passion." Baara, vous voulez que je revienne? Mais où? Faut-il encore que vous m'indiquiez le lieu que vous ne nommez pas, et que vous m'y invitiez.
Cordialement
mai 09, 2008
D' accord, et après ??? : Baara
Farmo est l'archétype même de l'intellectuel africain(ou de l'étudiant africain) qui voulait tout changer entre 4 murs). Son analyse me rappelle étrangement, les longues nuits à la cité-mère de l'université de Niamey.Or je suis arrivé à la conclusion que cette génération-ci(dont je fais partie) a partiellement échoué. En effet, elle n'était pas de mauvaise foi. Simplement, elle rêvait beaucoup. D'ailleurs on le voit à travers la dernière partie de l'analyse où Farmo rêve tout haut d'une hypothétique jeunesse africaine qu'il croit voir. Je suis d'ailleurs sûr qu'il n'entrevoit rien mais qu'il espère plutôt voir quelque chose.
S'il ya un mérite à cette réflexion , c'est de toucher à une des sources de la gigantesque montagne de problèmes auxquels le Niger est confronté, à savoir le comportement vis-à-vis de la réligion. Et ce n'est pas rien car c'est l'un des plus sensibles. On le voit déjà à travers la réaction de Alistoh qui est tout de même assez mesuré. Une façon pour moi de dire que dans la population Nigerienne, les réactions peuvent être plus virulentes. Et je suis d'accord avec Alistoh pour dire que c'est l'ignorance qui conduit à cette virulence. Il revient donc aux leaders d'opinion d'expliquer la démarche. Il faudra, donc, que farmo revienne pour cela.
Merci

mai 07, 2008
un bon article : Boubé
Salut à tous, j'apprécie bien l'article qui fait un bonne critique de certaines entretenue par notre société. Il faut dire que ce comportement n'est pas seulement du à notre croyance, mais à l'ignorance. Dr Farmo, n'appelle personne à abandonner sa religion, mais plutôt à regarder la politique sous un autre angle que celui que les leaders politiques nous présentent. Il y a des situations où on peut parler de "kala sourou", mais en matière de politique les hommes doivent agir. et c'est ce que Farmo demande à la jeunesse dans la deuxième partie. J'encourage Farmo dans ces genres d'appels, car la jeunesse nigérienne semble être en retard dans la gestion du pays. Elle est condamné dans la misère par le système Hama +.

mai 06, 2008
COMPRENDRE FARMO : ibou ADAMOU
En réalité, FARMO ne lance pas un débat sur RELIGION/POUVOIR mais parle plutôt de l'insoucience, de l'inaction et de la grande passivité du peuple nigérien.Pourquoi voulez vous détourner le débat?
Pourquoi certains se croient ils plus proches de DIEU que tout le monde? FARMO ne dénigre aucune réligion ici mais fait plutôt un constat que personne ne méconnait aujourd'hui.
Vous qui croyez être plus dévots que tout le monde, soyez justes, soyez de bons juges.
A PLUS
PUISSE DIEU PROTEGER FARMO DE TOUT LE MAL QU'AUTRUI LUI SOUHAITE A TORT.AMEN YA ALLAH.
mai 06, 2008
FARMO que DIEU te bénisse : ibou ADAMOU
Laisse ceux qui n'ont rien compris gueuler.Laisse les et écris nous davantage.De toutes les façons, le processus roule, les consciences s'éveillent.
Merci, surtout ne nous laisse pas tomber.Ecris jusqu'à la fin des temps s'il le faut,tu as la bénédiction du bas peuple nigérien.
Celui qui n'est pas content n'a qu'à se suicider.
A BIENTOT
mai 06, 2008
Alistoh : Farmo
Alistoh,
L'article appelle à cette révolution des attitudes. Permettez-moi de vous dire que ce que je ne supporte pas ce ne sont pas les critiques, mais les déformations de ma ma pensée et les procès d'intention comme en témoignent encore votre note entre parenthèses. Si je ne supportais pas les critiques, je n'écrirais point, je ne soumettrais pas mes écrits au public. Si je décide les mettre sur la place publique, j'accepte par là-même des les exposer à la critique, aux appréciations diverses et contradictoires. Daignez accepter que mes articles aient la faiblesse de ne pas traiter de tous les sujets, mais d'un seul sujet à la fois. Vous ouvrez une piste de recherche intéressante. Pourquoi donc ne feriez-vous pas un article sur les causes de ces attitudes afin de nous éclairer? Ainsi, vous participerez à ce mouvement d'éradication de l'ignorance que vous appelez de vos voeux. Je serai heureux de vous lire.
Cordialement
mai 06, 2008
Et si on s'attaque aux causes : alistoh
Comme je l’avais déjà souligné dans mon premier commentaire ,l’article de Farmo soulève et décrit bien l’attitude de la population mais ne s’interroge pas du tout sur les causes (même si Farmo ne supporte pas les critiques sur son article). En effet, je persiste et signe que la principale cause reste l’ignorance dans toute ses formes et tant que nous luttons pas pour éduquer, sensibiliser et alphabétiser et nous eradiquerons ces aberrations du type ‘Allah ya koro’. Ainsi, s'il nous faut une revolution d'attitude, elle doit sans doute passer par l'éducation pour tous.
Merci à tous
mai 06, 2008
Chekaraou : Farmo
Je suis entièrement d'accord avec vous. Je crois que votre commentaire nuance et éclaire mes propos. C'est ce que vous nommez utilisation opportuniste de la religion qui doit être dénoncée. Ce type de commentaire nous fait avancer. Je vous remercie, vous et tous les autres qui regardez cet article avec un esprit critique, une critique constructive. Le progrès naît de la contradiction.
mai 05, 2008
Merci Farmo : Chekaraou
Merci à vous Dr. Farmo pour cet article tellement pertinent. Cela me rappelle un reportage que j’ai écouté sur la BBC Hausa qui fustigeait l’attitude du peuple nord Nigérian devant la récurrence des accidents de circulation causés par des chauffeurs imprudents et souvent drogués. En effet, plutôt que de tenir ces chauffeurs pour responsables, le peuple Nord Nigérian (dont les croyances religieuses s’apparentent beaucoup à celles du peuple Nigérien) se contente toujours de dire « sai hakuri, Allah ne ya kawo » autrement dit « il faut de la patience, c’est Dieu qui a causé cela ». Alors que les dirigeants religieux sont unanimes que la religion Musulmane reconnait et soutient bel et bien le sens d’imputabilité et de dédommagement. Bref ….
Cela dit, loin de faire revenir ce débat sur la religion ou de faire l’apologie de celle-ci (je croie que c’est une bonne idée de la séparer de la chose publique), je pense qu’effectivement nous ne devons pas nous attendre que Dieu descende sur terre pour faire la politique à notre place. Mais, la religion entant que telle devrait nous donner, donner à « nos grands frères » dirigeants une sorte de moralité qui puisse les guider dans la gestion de la chose publique. Le problème ce n’est point l’incompatibilité de la religion avec la politique, parce que je pense qu’il peut y avoir compatibilité ne serait-ce qu’au niveau individuel. Même dans les plus grandes démocraties comme nous le constatons d’ailleurs avec la campagne présidentielle Américaine, on se sert souvent de la religion comme moyen de mesurer le degré de bonne moralité de celui ou celle qui aspire à la magistrature suprême (ref : le récent débat entre Mme Clinton et Mr. Obama sur la religion avant les primaires de l’état de Pennsylvanie). Plutôt, le grand problème se situe au niveau de l’usage opportuniste dont font « nos grands frères » dirigeants africains de la religion pour exploiter un peuple qui ne se contente que de dire « sai hankuri ou kala suru » quand les choses ne vont pas. En Islam, par exemple, pendant que Dieu nous invite à cultiver la patience (ce qui n’est pas nécessairement mauvais parce qu’on a vu des pays comme le Japon et la Chine dans lesquels l’esprit de patience est vénéré aller de l’avant), en même temps, Il nous dit clairement dans le Coran qu’Il ne peut changer nos conditions que quand nous les changeons nous-mêmes. Moi je croie que nos dirigeants doivent plutôt faire preuve d’un peu plus de compassion envers le peuple qu’ils dirigent puisque la compassion est l’une des plus grandes vertus que professe la religion en l’occurrence l’Islam que nous connaissons mieux. Ils (ou elles) doivent arrêter d’être opportunistes, faisant un tant soit peu bon usage des enseignements moraux religieux auxquels ils/ elles ont été exposé(e)s en devenant un peu moins avares. La plupart de nos dirigeants africains représentent l’antithèse de l’enseignement moral religieux. Ils/elles sont donc hypocrites même par rapport aux principes même des religions qu’ils prétendent suivre.
Le peuple pour sa part doit effectivement faire usage de ses droits reconnus par la constitution et même supportés par l’enseignement moral religieux qu’il reçoit tous les jours pour dénoncer et réfuter cette attitude des gouvernants plutôt que de se contenter de dire « kala suru ou sai hankuri » afin de se tailler un lendemain meilleur. Il doit aussi arrêter de soutenir ou d’encourager la corruption (soit directement ou indirectement) en espérant que dès que quelqu’un devient « quelque chose » (i.e., a une responsabilité administrative ou politique), il doit nécessairement satisfaire tout celui qui vit autour de lui, même s’il faut qu’il « vole». Ces attitudes sont non seulement anticonstitutionnelles mais aussi contre l’étique religieuse. D’où manque d’incompatibilité entre les exigences d’une constitution démocratique et l’étique religieuse.
Salut et merci pour vos contributions auxquelles j’attache tant d’intérêt vu leur pertinence.

mai 05, 2008
Vercingetorix : Farmo
Monsieur le Gaulois,
Il est vrai que nous vivons sur des planètes différentes. Le débat se passe ici-bas, vous tentez de le transporter dans les cieux. Dois-je vous considérez comme un élu de Dieu, vous qui avez probablement été nourri par les nectars et les elixirs des divinités? Ces substances vous ont rendu omniscient. C'est ce qui explique que vous exprimiez calmement au nom de Dieu,que sur un ton péremptoire vous révéliez les desseins de Dieu.Heureux ceux qui comme Dieu sont omniscients!
Mais prenez garde, Vercingetorix que ce gentre de pensées ne vous conduise à Alésia et devant Jules César.
mai 05, 2008
Dieu,les gouvernants et nous: Dieu reconnaitra les siens! : Vercingetorix
Je ne sais pas sur quelle planete vivent certains nigeriens,mais il est evident qu'ils sont aux antipodes de nos realites politiques et(accessoirement)religieuses de notre pays.S'il est vrai que M.Farmo n'est pas dans le secret des dieux,c'est tout simplement parcequ'il n'a jamais goute aux "nectars" et autres "elixirs" de ces divinites.Quant aux kala sourou,j'estime que cela procede d'un analphabetisme religieux et culturel;tant cette caricature au vitriol decrit plus le comportement des nigeriens dans l'ensemble que le systeme meme dans lequel ils sont gouvernes.Je voudrais simplement dire ici que Dieu dans son Infinie Bonte a tout cree et tout mis en ordre;un ordre immuable:tant qu'il y aura des hommes sur cette terre, y seviront l'injustice,l'inegalite(grand frere et petit frere)et la corruption dans toutes leurs formes Ainsi en ont decide nos gouvernants...
mai 05, 2008
Procès négationniste : Farmo
Je me réjouis que choqué par le contenu de l'article, vous ne vous soyez pas contenté de dire Kalla sourou ou Say hankouri. Ceci dit, je pense que vous me faites un faux procès lorsque vous prétendez que je mets en cause la clémence et la tolérance du peuple et que je pousse à renier votre religion et vos croyances les plus profondes. Je vous fais remarquer que je parle ici de notre attitude (Sourou en Zarma, Hankouri en Haussa) La patience n'est pas une croyance, mais une attitude. Mais cela ne vous empêche pas de passer outre ce qui est écrit noir sur blanc, pour procéder à une déformation et à une généralisation erronée. Votre religion est votre affaire personnelle, je ne m'en occupe pas. S'agissant de nos croyances, qu'il me suffise de vous dire que certaines d'entre elles, quelle que soit leur profondeur, ne sont pas bonnes, simplement parce qu'elles sont nôtres. Je traite ici de la séparation entre la sphère privée (la religion) et la sphère publique (la politique). Je ne traite pas de Dieu, mais des hommes. Je dis que ce n'est pas Dieu qui gère la cité, mais l'homme et qu'il ne faut donc pas tenir Dieu responsable de ce que les hommes font. Ne vous méprenez donc pas, je ne m'attaque point à vos relations avec Dieu: cela ne concerne que vous et vous seul. Je crois que votre procès aurait été plus juste si aviez pris le soin d'établir un lien plus large entre la première partie de votre commentaire et la seconde partie de celui-ci. La tolérance procède souvent de l'ignorance,c'est ce que vous semblez affirmer. Je ne dis pas autre chose. Vous appellez à la tolérance, et donnez des leçons en la matière, mais vous ne faites pas bon menage avec les manières de pensée différentes de la vôtre. Je crois que ce qui dérange beaucoup d'entre nous, c'est de questionner nos croyances. C'est pourtant un pas qu'il faut franchir, car celles-ci influencent nos comportements et attitudes. Les penser c'est nous donner le pouvoir de les contrôler.
mai 05, 2008
la religion, nos gouvernants et nous : Haboubacar
Cher Alisto, tu es libre de donner ton avis sur cet article de Farmo qui est tout aussi libre de nous décrire sa vision des choses sur "la(es) relation(s) entre nos dirigeants, la religion et nous".

Je tiens à vous saluer tous les deux, et au prime abord, vous faire part du respect de vos visions.
Quant à mon point de vue sur ce article, le voici:

c'est un artcicle pertinent parcequ'il relate une situation qui est propre à notre pays, à nos réalités. De même, c'est un sujet d'actualité qui reflete le fond du déroulement de la vie socio-politique de nos villes et campagnes. La religion est plus que jamais utilisée par les politiques pour rapprocher, convaincre, truquer et persécuter le peuple. Quoi de plus realiste que de parler de cette "forteresse" d'oppression, de soumission et de duperie dans laquelle on enferme physiquement ou psychologiquement le peuple en se servant tantôt de la religion, tantôt du pouvoir pour l'amadouer l'adoucir et pour l'assommer. Dieu est partout évoqué pour justifier une faute grave, pour se faire pardonner et pour se faire oublier. Combien de fois n'a-t-on pas entendu dire que "c'est Dieu qui l'a voulu ainsi ....", combien sont-ils les marabouts et autres representants spirituels qui fleurtent avec les gouvernants, font et defont les dirigeants, quel homme politique peut se targuer de ne pas consulter, demander assistance auprès d'eux. C'est donc cela la réalité de nos sociétés.

Nous sommes dans le sujet, cher Alisto, nous sommes dans cette réalité décriée par Farmo.

L'ignorance vient aggraver cette situation, mais elle n'est nullement la cause principale.

Ceux qui en font usage et abusent, savent que c'est l'ultime remède pour se laisser faire sans loi ni foi.

A tous les deux merci de lancer ce debat sur "la réligion, nos gouvernants et nous" et à Dr Farmo une motion spéciale de remerciement pour sa clairvoyance.

Fraternellement.
mai 05, 2008
En Fin quelqu'un qui a vu claire : boul
Mon frere je te remerci la c'est vraiment la vérité que tu viens d'annoncer la je suis entièrement en parfait accord avec toi. "les say hankouri", "kalla sourou" et " Ir koye wadou" doivent etre vraiment mis à cote car la réalité on est responsable de tous choses.
Merci d'avoir soulever cet débat qui ferra sans doute bouge quelques uns.
mai 05, 2008
Quel négationiste ! : alistoh
Je trouve profondement choquant le contenu de cet article. Dabord par ce qu'il remet en cause tout le caractère de clémence et de tolérence de notre peulple mais aussi par ce qu'il nous pousse à rénier notre réligion et nos croyances les plus profondes. Je conviens toutefois avec l'auteur que nous sommes un peut laxiste et très peu soucieux de demander compte à nos dirigeants mais est ce autant la faute de notre 'Say hankouri ou kalla sourou'? Non aucunement pas car on voit tous les jours les esprits avertis se battent sur ce frond et je pense qu'à mon avis c'est plutôt l'ignorance qui est à la base de cet état d'esprit. J'aurai aimé que l'auteur de cet article se pose des questions sur les raisons véritables de cet état d'esprit qu'il décrit plutôt assez bien au lieu de s'attacquer à nos croyances et à notre relation avec Dieu dont il est loin de comprendre la profondeur. Chers compa, unissons nous pour combatre l'ignorance et cultivons d'avantage la tolérance, car je pense que nos croyance et nos tolerance sont belle et bien compatible avec un Etat de Justice.

Merci
mai 05, 2008
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