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Pas de libération pour Moussa Kaka
La Cour suprême nigérienne a décidé ce jeudi de rejeter le pourvoi en cassation formé par la défense du journaliste. Notre correspondant au Niger est incarcéré depuis bientôt 8 mois pour complicité d'atteinte à la sureté de l'Etat. On lui reproche ses
contacts présumés avec la rébellion touareg du MNJ. Des contacts pris dans le cadre de son métier de journaliste. La procédure judiciaire repart à zéro.
La décision de la plus haute juridiction nigérienne ce jeudi matin a plusieurs conséquences pour notre confrère :
D'une part, il reste en prison. La demande de remise en liberté provisoire a été refusée.
D'autre part Moussa Kaka va retourner devant le juge d'instruction. C'est le doyen des juges qui a été désigné en février dernier pour reprendre le dossier.
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Par ailleurs la Cour suprême a décidé de réintégrer dans le dossier les fameuses écoutes téléphoniques, seul élément à charge contre le journaliste. Il faut se rappeler que ces écoutes avaient été jugées illégales dans un premier temps.
En novembre dernier, le juge chargé de l'affaire avait estimé que ces écoutes avaient été faites hors de tout cadre légal et ne pouvaient pas être utilisées comme preuves. La cour d'appel a annulé cette ordonnance en février dernier. Aujourd’hui la Cour suprême donne raison à la cour d'appel et juge ces écoutes tout à fait légales.
La justice nigérienne reprend donc le dossier Moussa Kaka à zéro. Aucune date n'a été donnée pour la reprise de l'instruction.
Dans un communiqué de presse, Reporter sans frontières déplore profondément cette décision et réitère sa demande de libération de Moussa Kaka.