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Code de bonne conduite en faveur des petits domestiques au Niger
Des acteurs intervenant dans la protection de l’enfance ont adopté mercredi un code de bonne conduite pour la promotion des meilleures pratiques en faveur des petits domestiques
en situation de migration à Niamey, la capitale nigérienne, a constaté APA.
Réunis en atelier national, les représentants d’organismes publics et associatifs ont passé en revue la situation du travail domestique des enfants au Niger où ce phénomène connaît, selon eux, une ampleur inquiétante impliquant de milliers d’enfants, en majorité des jeunes filles.
Le code édicte quelques règles non contraignantes destinées aux employeurs des domestiques en vue du respect des droits de ces enfants travailleurs sans repos et loisirs et ne bénéficiant pas des moindres soins médicaux.
« Notre ambition est de faire un plaidoyer pour que la législation sur le travail au Niger prenne en compte cette question », a indiqué à APA, Soumaila Kantan, président de l’ONG AFETEN, une organisation qui lutte contre l’exploitation des enfants au Niger.
« L’exercice de cette activité de travailleur domestique est sujet à de nombreuses violations de droits des enfants concernés, notamment le droit à la santé, à l’éducation, à être protégés contre l’exploitation, les abus, la maltraitance et la violence », a-t-il expliqué.
L’adoption d’un code de bonne conduite en faveur des enfants domestiques permettra, estime-t-il, « d’entreprendre des actions pour promouvoir et protéger leurs droits».
Les données d’une étude sur la situation des enfants domestiques et le trafic des enfants réalisées en 2001 par les ONG nigériennes ALTEN et OPTEN , révèlent qu’au Niger la quasi-totalité des enfants objets de l’enquête étaient âgés de 10 à 14 ans et qu’ils vivaient en dehors du système scolaire.
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La plupart d’entre eux sont orphelins et pauvres, alors que la majorité vit dans des conditions précaires marquées par la suspension des relations avec les parents, le manque de protection sociale et de repos, indique l’étude.
Selon le président de AFETEN, ces enfants proviennent en majorité des « milieux ruraux et sont constitués à une forte proportion de jeunes filles, la plupart ne dormant pas chez les employeurs mais chez les « logeuses » et leur salaire varie entre 3000 et 10000 FCFA maximum, mais la majorité se situent entre 3000 et 7000 FCFA »
Une enquête réalisée en 1999 avec l’appui du Bureau international du travail (BIT/IPEC) a confirmé l’existence du travail des enfants au Niger dans le secteur rural, celui de l’extraction minière, de la fabrication et de la maintenance, ainsi que dans les secteurs de la mendicité, de la prostitution et du petit commerce.
Sur un échantillon de 600 enfants travailleurs ciblés par l’enquête, 31% ont entre 10 et 12 ans, 54% entre 13 et 14 ans et un quart seulement d’entre eux est scolarisé.
« Le travail domestique est la forme de travail la plus cachée et la plus difficile à estimer. Le nombre exact d’enfants dans ces conditions est inconnu », relève M. Kantan, indiquant que l’organisation internationale du travail (OIT) avance un chiffre de plusieurs millions, en grande majorité des jeunes filles.