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''Si les coûts de l'emploi constituent une préoccupation permanente et objective, le moment est aussi venu de s'interroger sur les coûts du chômage et ses répercutions sur la communauté nationale''
a déclaré M.Albadé Abouba, représentant du Premier ministre.
Les assises de la 2ème édition du Salon national de l'emploi ont débuté, hier matin, à Niamey. La cérémonie officielle de lancement s'est déroulée au Palais des Congrès sous le haut patronage du ministre d'Etat, ministre de l'Intérieur, de la Sécurité publique et de la Décentralisation, M. Albadé Abouba, représentant le Premier ministre, Chef du gouvernement, SEM. Seini Oumarou. Plusieurs membres du gouvernement, les représentants des institutions internationales, et ceux des agences de l'emploi du Cameroun, de la Côte d'Ivoire et du Mali, des chefs d'entreprises ont pris part à cette cérémonie. En donnant le coup d'envoi du Salon, au nom du Premier ministre Seini Oumarou, le ministre d'Etat, ministre de l'Intérieur, de la Sécurité Publique et de la Décentralisation, M. Albadé Abouba, a souligné que le thème de cette 2ème édition, à savoir ''l'emploi, instrument de lutte contre la pauvreté'', est d'actualité et revêt une importance capitale quand on sait que les pays africains connaissent et vivent au quotidien le phénomène du chômage et de la pauvreté. M.Albadé Abouba, a ajouté, qu'au rang des causes du chômage et du sous emploi, il y a la forte croissance démographique, les aléas climatiques, la restructuration des entreprises et l'inorganisation du secteur informel. Le ministre d'Etat, ministre de l'Intérieur, de la Sécurité Publique et de la Décentralisation a souligné la nécessité d'appréhender la question de l'emploi à travers une approche globale et poser la problématique de l'emploi en tant que facteur dynamique de lutte contre la pauvreté. Le représentant du Premier ministre a aussi attiré l'attention des acteurs concernés sur les coûts du chômage car dira M. Albadé Abouba''Si les coûts de l'emploi constituent une préoccupation permanente et objective, le moment est aussi venu, de s'interroger sur les coûts du chômage et ses répercutions sur la communauté nationale''. En effet, le chômage a des impacts négatifs sur la situation économique nationale, sur la stabilité sociale et sur la dignité des personnes. C'est pourquoi a indiqué le ministre d'Etat Albadé Abouba, il est nécessaire et urgent que les acteurs concernés, l'Etat et les partenaires sociaux fassent preuve de responsabilité et de détermination sur les enjeux de l'emploi. Le ministre d'Etat a ensuite réaffirmé la détermination du gouvernement à assurer les grands équilibres nationaux, seul gage de préservation et de création d'emplois. Le gouvernement poursuivra ''les réformes en cours, afin de maintenir la stabilité macroéconomique'', a ajouté M. Albadé Abouba. Il en va de même de l'amélioration de l'environnement des affaires en vue de donner une nouvelle impulsion à la création d'entreprises et permettre la migration progressive et irréversible du secteur informel vers le secteur moderne. L'adoption de la Stratégie de développement accélérée et de réduction de la pauvreté (SDRP et son succès à la conférence de Bruxelles) offre un cadre stratégique national, qui doit mobiliser tous les Nigériens, renforcés par la confiance des partenaires. En s'adressant aux jeunes à l'occasion de ce salon, le ministre d'Etat leur a demandé de ne pas céder au fatalisme face au chômage qui les frappe. Car, a indiqué M.Albadé Abouba, ''notre pays renferme d'énormes potentialités''. Il y a déjà au rang de ces opportunités, le Programme spécial du Président de la République qui comporte un volet appui à l'entreprenariat des jeunes et des femmes. Mais, d'autres perspectives prometteuses se pointent à l'horizon avec notamment le développement du secteur minier et pétrolier et le démarrage imminent du gigantesque chantier du Barrage de Kandadji. Mieux, pour donner toute sa place à la participation des jeunes au développement économique national, le Premier ministre par intérim a annoncé l'adoption par le gouvernement d'un Cadre national de promotion de l'entreprenariat des jeunes. Il s'agit à travers ce dispositif de favoriser poursuit le ministre d'Etat, ''l'avènement d'une génération de jeunes et dynamiques entrepreneurs'' et de faire du Niger et conformément aux directives du Chef de l'Etat, SEM. Mamadou Tandja, ''un pays émergent, bâti sur une économie dynamique et diversifiée, socle d'un développement durable et harmonieusement réparti sur toute l'étendue du territoire national''. Le représentant du Premier ministre devait enfin demander aux chefs d'entreprises, aux demandeurs d'emploi, aux élèves et étudiants et aux responsables des établissements de formation de suivre avec intérêt les activités prévues à ce salon. Auparavant, le Directeur général de l'ANPE, M.Amadou Idrissa, a rappelé, dans son intervention introductive, la situation de l'emploi dressée au sortir du 1er Salon en 2006. Une situation caractérisée, selon lui, par un déséquilibre croissant entre l'offre et la demande, un déséquilibre structurel entre le type de formation et le besoin réel du marché (des entreprises), la réduction des possibilités d'emploi dans la fonction publique, un niveau d'instruction très bas, un manque criard de participation, etc. Ce diagnostic établi en 2006 a permis à l'ANPE de multiplier les initiatives en vue de renverser la tendance. Les résultats déjà enregistrés sont encourageants. En effet, indique le Directeur général de l'ANPE, le taux de placement est passé de 22% en 2005 à 29% en 2007, soit une progression de 7%. En outre, plusieurs micros entreprises ont été créées par les jeunes. Cependant, prévient M.Amadaou Idrissa, les études faites récemment sur l'emploi font apparaître une situation de crise caractérisée par l'intensification du chômage surtout en milieu urbain. Ainsi, le taux général de chômage est de 15,9%. Il est de 19,4% en zone urbaine et de 15,18% en zone rurale. En outre, selon les mêmes études, 60% des chômeurs sont à la charge des ménages et, chaque année, environ 26.000 nouvelles demandes d'emploi sont enregistrées par les services de l'emploi. Cette situation a amené l'ANPE à engager des actions en vue du renforcement du dispositif de promotion d'auto-emploi pour favoriser la création des micros entreprises. C'est dans ce cadre que s'inscrivent la signature de conventions entre l'ANPE et plusieurs partenaires et l'étude commanditée par cette agence sur les filières porteuses. Il importe de souligner que cette édition est la deuxième du genre organisée au Niger, après celle de mars 2006. Les entreprises publiques et privées prennent part à ce salon ainsi que l'indique les multiples stands installés aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur du hall du Palais des Congrès. Les demandeurs d'emploi, les élèves et étudiants sont venus massivement pour guetter les opportunités qui s'offrent à eux. Le Salon national de l'emploi est une des initiatives de l'Agence nationale pour la promotion de l'emploi (ANPE). Il a pour objectifs principaux de promouvoir et d'accroître les possibilités de création d'emploi, de susciter la contribution de tous les partenaires au marché de l'emploi nigérien, d'amener les employeurs à effectuer des recrutements ou constituer des bases de données des compétences disponibles, mais aussi de contribuer à travers les expositions à la promotion et à la connaissance des entreprises et de leurs métiers. Siradji Sanda 13 Mars Publié le 13 Mars 2008 Source: Le sahel
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