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Yolehinza
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Au rendez-vous de la “collision” entre les cousins
Ouvertes vendredi dernier, les manifestations entrant dans le cadre de la célébration de la 1ère édition de la Semaine nationale de l'expression de la parenté à plaisanterie se déroulent activement au CCOG de Niamey.
Dimanche soir, les festivités se sont poursuivies avec un programme plutôt alléchant. En dépit du fait que la soirée était retransmise en direct sur les antennes de la radio et de la télévision nationales, c'est un public visiblement enthousiaste qui a pris d'assaut le CCOG. Tandis que le compartiment réservé aux officiels affichait complet, les gradins remuaient de monde. Sur la scène, les artistes n'ont pas chômé. On avait même l'impression que le temps qui leur était imparti quelque peu insuffisant. C'est sans doute ce qui explique tout le mal que ressentent les organisateurs à arrêter les comédiens emportés par leur prestation. Pour cette soirée de dimanche, le programme prévoyait pour le volet animation musicale, l'artiste Boubé Anin Kaïna et son groupe, la troupe Galgagiya de la Communauté urbaine de Niamey . Il y avait également, pour égayer le public, les humoristes Ada Kano, Kusuman et Show Maker et Chant CSPE Peniel. Ces derniers qui ont encore du talent à revendre, ont gratifié le public de numéros aussi cocasses que pertinents pour traiter de l'objet de la manifestation, à savoir la taquinerie entre cousins. En compétitions, il y avait en humour, la région d'Agadez s'est illustrée en l'absence de l'humoriste de Tillabéry n'ayant pu se produire pour une raison justifiée. En chant, les régions de Zinder et Niamey ont rivalisé de talent à travers des chansons axées sur le renforcement des liens séculaires de parenté à plaisanterie entre les différentes composantes de la population nigérienne. Et comme pour prouver que la culture ne connaît pas de frontière, la troupe artistique venue du Burkina Faso voisin à apporter sa contribution à l'éclat de la fête en faisant étalage du talent incroyable de ses danseurs et joueurs de djembé. Dans un spectacle stupéfiant, le groupe burkinabé a arraché au public des tonnerres d'applaudissements en exécutant des pas savamment servis des différentes danses du terroir.
Pour les compétitions en sketch, le rire était au rendez-vous. La région de Maradi a fait une entrée dans le vif du sujet en mettant en scène (disons aux prises) un Peul et un Maouri et une femme Béribéri. Comme vous pouvez l'imaginer, la cohabitation sur la scène a été des plus tumultueuse, mais tout ça dans le rire et la raillerie. Idem pour le sketch présenté par la région de Dosso où un Maïga ayant pour épouse une femme Djerma du Zarmaganda se donnera en spectacle, le ''soundou'' à la main, en voulant retirer à son cousin Bagobiri un champ lui ayant été offert par ses parents, en vue de le redonner à son autre cousin Djerma. Mais mal lui en prit. Car, notre Maïga déchaîné, victime d'un complot ourdi par sa femme, a dû abandonner la partie après avoir essuyé une vilain tour que lui a joué un autre cousin, à savoir un Touareg. Après avoir perdu la face devant sa ''cousine'' (sa femme) et le Touareg, Leyhana (le nom de femme qu'il s'est lui-même attribué pour échapper au danger qui le guettait) a non seulement renoncé à son champ, mais aussi a invité tous les Bagobiri de Maradi à venir occuper ses autres champs. Cousinage, quand tu nous teins !…