Aider MENA, c'est participer à faire connaître le Niger à travers le monde
Identification
Qui est en ligne
Il y a actuellement 11 invités et 2 membres en ligne
koda
bajida
Annonces Google
L’Air du temps. Randonneurs en péril
Sous prétexte de fuir la canicule, les jeunes niaméens semblent avoir élu domicile ces derniers temps aux abords du Djoliba. Résultat: actuellement les rives du fleuve Niger ne désemplissent guère. En couples ou en groupes d'amis,
les jeunes niaméens affluent presque chaque jour sur les plages et autres endroits en tenant lieu, pour des parties de pique-nique et autres virées démentielles, loin du regard inquisiteur de la société. Le week-end notamment, c'est par vagues déferlantes qu'ils investissent ces lieux d'évasion où nos joyeux randonneurs laissent libre cours à leurs espiègleries. Motos, véhicules de transport en commun loués pour transporter la ''troupe'' en un seul voyage, véhicules de papa ou de la tantie ''empruntés'' dans des conditions pas toujours claires, bref, c'est une véritable armada qui débarque.
Une fois sur place, vive l'extravagance ! Entièrement libérés du joug de l'autorité parentale ou des regards indiscrets, ces jeunes flâneurs déchaînés se hasardent à bafouer aussi bien les tabous que les règles élémentaires de prudence. Surtout que, le plus souvent, ces sorties envoûtantes, qui rappellent fort dangereusement ces ''Rave parties'' qui font trop de ravages chez les jeunes européens, s'arrosent à coups de liqueurs (généralement frelatées) et autres produits censés stimuler la gaieté. Alcool, musique, danse, dérive et excentricité, tels sont les ingrédients qui caractérisent ces parties de pique-nique. Dans un tel décor, vous en convenez bien, tous les démons de l'imprudence et de la désolation sont lâchés.
Voilà pourquoi, à bien d'égards, ces escapades au bord du fleuve sont assimilées à des sorties périlleuses. Car, ce que beaucoup de parents ignorent encore, c'est que les excès auxquels ces jeunes s'adonnent une fois à la ''Pilule'' ou autres sites similaires, sont de loin plus nuisibles pour leurs progénitures que la canicule elle-même. En effet, en plus d'être de véritables lieux ''d'apprentissage'' du vice et autres formes de dérives possibles et imaginables, ces plages sont devenues synonymes de deuil à cause de la série noire des noyades enregistrées à l'occasion de ces excursions. Rien que la semaine dernière, un cas a été déploré aux environs de l'INJS où une partie de piquenique organisée à l'occasion de la célébration d'un anniversaire a tourné à la tragédie avec la mort par noyade. Il revient donc aux parents de mesurer l'ampleur du danger pour freiner les débordements de ces téméraires adolescents, en les sensibilisant ou, au besoin, en leur barrant carrément la route qui mène en ces lieux démoniaques. Car, avant tout, il vaut mieux endurer la canicule ambiante que de périr dans la fraicheur de l'eau.