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Semaine nationale de l'expression de la parenté à plaisanterie
Les compétitions culturelles entrant dans le cadre de la semaine nationale de l'expression de la parenté à plaisanterie se poursuivent au Centre culturel Oumarou Ganda (CCOG) de
Niamey dans un esprit fair-play et dans une bonne ambiance qu’en dit long sur le désir des Nigériens à perenniser ce genre de rencontre.
Les compétitions culturelles entrant dans le cadre de la semaine nationale de l'expression de la parenté à plaisanterie se poursuivent au Centre culturel Oumarou Ganda (CCOG) de Niamey dans un
La soirée de lundi a vu évoluer sur la scène, les troupes des régions de Maradi et Dosso en humour, Tahoua et Agadez en chant, Zinder et Niamey en sketch. Ces compétitions sont intercalées de moments d'animation très appréciés par un public déjà acquis, avec aux premières loges le ministre de la Culture, des Arts et Loisirs chargé de la Promotion de l'Entreprenariat Artistique, M.Oumarou Hadary, le Gouverneur de la région de Niamey, M. Tahirou Amadou, ainsi que d'autres personnalités.
Et comme recommandé par le règlement de cette 1ère édition de la manifestation, toutes les thématiques développées dans les pièces humoristiques, les chants et les sketchs tournent autour de cette valeur culturelle tirée de la tradition profonde qu'est le cousinage. C'est ainsi que la pièce humoristique présentée par la région de Maradi a mis en lumière le cousinage entre les Katsinaoua et les Gobiraoua alors que celle de Dosso a porté sur la parenté entre les Peulh et les Arawa. Cette dernière pièce a notamment mis en exergue l'apport ou le rôle que peut jouer la parenté à plaisanterie dans le règlement des conflits champêtres qui, comme on le sait, tournent souvent au drame dans notre pays. La pièce humoristique de Dosso tendait en somme à interpeller les Nigériens à mieux exploiter ce mécanisme traditionnel de régulation sociale. En chant, la région d'Agadez a développé la thématique portant sur la parenté comme piler de la consolidation de la paix alors que les sketchs de Zinder et Niamey mettaient en exergue les liens de cousinage entre les différents groupes ethnolinguistiques de notre pays. Pour la partie animation, le public semble aussi faire son choix parmi la multitude d'artistes qui se sont succédés sur le podium. Ainsi, l'humoriste Ada Maïkono de Maradi et le chanteur Rogazo de Tahoua n'ont eu aucun mal à dompter le coeur des spectateurs. Par leurs fresques Ada et Rogazo ont provoqué des rires à vous couper le souffle chaque fois qu'ils se produisent sur la scène. Et au nom de l'intégration chère à nos dirigeants et longtemps cultivée par nos populations, le conteur burkinabé Alassan Baguian a fait son intrusion et s'est bien positionné dans ce cercle d'artistes toujours réclamés par le public. Alassan Baguian nous fait découvrir la parenté à plaisanterie dans son pays le Burkina Faso. Il évoque le cousinage entre les Peulh et les Mossi et comme beaucoup de spectateurs l'ont constaté, les Peulh restent les mieux servis (en termes de raillerie) par A.Banguian (donc au Burkina Faso tout comme ici au Niger). Et la réplique à cette situation a été donnée par le conteur nigérien Adamou Mahamadou communément appelé Tonton Ada, qui a donné sa version de l'origine des scarifications des Araoua et Maouri et l'histoire sarcastique d'un marabout Kanouri .
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Au rang des vedettes de la soirée, il y a la troupe Farin Wata de Dandalin soyeya. Leur album, particulièrement le titre Kabilun Niger (ethnies du Niger), est hautement apprécié du public. Cette troupe a été encadrée par la Direction de la Culture et l'album a été réalisé grâce à l'appui financier du ministère de la Culture, des Arts et Loisirs, chargé de la Promotion de l'Entreprenariat Artistique. D'autres artistes non moins talentueux se sont aussi produits au cours de cette soirée. Il s'agit notamment de Moussa Maïtakwano (Maradi), Rabé Maïgouroumi (Zinder), Tsahirou Maïgouroumi, Koussouman, Bébé reporteur, Mamoudou de Ouallam, la troupe des étudiants de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de l'Université Abdou Moumouni de Niamey, etc. La curiosité de cette soirée c'est justement cet instrument de musique présenté et joué par Mamoudou de Ouallam appelé ''tiganzé'', un instrument de musique fabriqué avec deux bidons en plastique, un fil de fer et une tige de bois courbée. Selon son concepteur, cet instrument est en fait obtenu de l'amélioration d'un jouet d'enfant composé aussi d'une boîte de café, d'une tige de bois courbée et d'un fil de fer. Le ''tiganzé'' est, selon Dr. Mamane Garba, ethnomusicologue, également directeur de la Culture, un instrument cordophone. Il se joue avec les deux mains et avec notamment quatre baquettes de bois dans l'une des mains .
Et comme pour prouver que ces manifestations sont beaucoup plus instructives que festives, des questions relatives à la parenté ont été posées par un élève qui voulait savoir sur les cousins des arabes. La réponse est venue de M. Ahmed Mohamed Ahmed (un arabe) qui suivait la soirée devant son petit écran et qui s'est donné la peine d'effectuer le déplacement pour venir édifier le public sur la question. C'est ainsi qu'on a découvert avec ce dernier que la parenté à plaisanterie existe aussi bien à l'intérieur de cette ethnie entre des sous-groupes, mais également entre elle et d'autres groupes notamment les tributs touarègues Imagharad, Bamaghad, etc.