Succession de Maman Abou : Le faux amalgame avec la H.A.C.P !

Tous les coups sont permis ! », c’est le titre d’un film légendaire de l’américano-belge, Jean-Claude Van Damme, sorti en salle, en février 88, qui traitait d’une compétition d’arts martiaux clandestine qui se déroulait à Hong-Kong et qui réunissait les meilleurs combattants du Karaté du monde. Les candidats au titre étaient sans pitié pour la conquête du titre suprême, en utilisant tous les coups possibles, sauf les armes à feu. Aujourd’hui, nous ne sommes guère loin de cette situation, lorsque, pour faire entendre sa cause, la partie de Dame Tamo n’hésite pas à recourir aux services mercenaires d’un confrère de la place pour tenter d’établir un lien factice entre le différend autour de la succession de Maman Abou et la gestion de Haute Autorité à la Consolidation de la Paix (H.A.C.P), dirigée par le général Mahamadou Abou Tarka. Il faut rappeler que le confrère en question, qui parlait de ‘’presse mouillée’’, était celui-là même qui soutenait, dans les colonnes de son journal, lors de l’affaire dite des bébés importés, mordicus, que les jumeaux de Dame Tamo n’avaient pas pour père Maman Abou, et qui, contre toute attente, défend, aujourd’hui, le contraire ! Allez donc comprendre que, si les espèces sonnantes et trébuchantes n’avaient pas opéré leur magie anesthésiante sur le jugement de celui-ci, peut-être qu’il aurait eu une vision soudaine dans ce sens pour le faire revenir sur ses allégations antérieures. Dans tous les cas, il a dû se passer quelque-chose pour être capable de négocier un tel virage à 180 degrés, et se permettre, ainsi, d’accuser, gratuitement, les autres de s’être vendus pour plaider la cause du général Mahamadou Abou Tarka dans ce dossier successoral ! Exactement l’image du voleur qui crie au voleur ! La décence aurait recommandé, tout simplement, d’adopter un profil bas en baissant le regard au passage des gens. Mais, ce n’était pas là le problème essentiel. En réalité, devant le manque criard d’arguments de droit comme de fait pour étayer les prétentions de Dame Tamo dans ce dossier, un raccourci commode, simpliste à la limite, semblait avoir été trouvé dans la gestion de l’institution étatique dirigée par le général Tarka, en l’accusant de népotisme pour avoir fait de la place à de proches parents dans cet organisme. Même si une telle assertion était vérifiée, quelle institution publique échapperait-elle, du reste, de nos jours, à ce genre de pratiques devenues monnaie courante ? L’essentiel n’étant pas que ces personnes cooptées soient des Nigériens et compétentes pour faire le travail demandé ? Ensuite, on insinue qu’il y aurait eu des détournements de plusieurs milliards de nos francs de certains bailleurs de fonds, dont l’Agence Française de Développement (AFD), sans en apporter la moindre preuve. Comment peut-on penser, un seul instant, que l’argent de ces organismes de coopération bilatérale, très pointilleux dans leurs procédures de décaissement, puisse être facilement détourné sans susciter de réactions officielles de la part de ces donateurs ? Comme on le voit, le prétendu lien que l’on voudrait établir entre la gestion de la H.A.C.P et celle de l’héritage de Maman Abou est un pur artifice devant la vacuité des arguments de droit et de fait de la défense de Dame Tamo. En littérature, ce raccourci malheureux a une appellation bien contrôlée : Cela se nomme hors-sujet et est sanctionné, le plus souvent, de la pire note en droit de 3/20. Pour notre part, nous dirions tout simplement qu’il s’agissait d’un amalgame dont le bon sens n’éprouvera aucune difficulté à le lever afin d’éclairer la lanterne des gens de bonne foi.

Sanda

 

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