Prolifération des stations d’essence à Niamey : Interdire leur construction, mais aussi tenir compte de leur emplacement

Au Niger, précisément à Niamey, depuis l’avènement du boom pétrolier, les stations d’essence ne font que pulluler la capitale, A telle enseigne que probablement à chaque 100m se trouve une station. Se basant sur une telle échelle l’on se demande notamment combien de stations compte-t-on à Niamey ? A ce titre la ville coquète (Niamey) comptait à elle seule 168 stations en 2013. De cette date à aujourd’hui combien de stations ont poussé ? Au lieu de susciter un sentiment de satisfaction pour les nigériens, ce chiffre se doit d’engendrer plutôt un sentiment d’inquiétude démesurée, car, en plus de leur nombre exorbitant, ces stations d’essence continuent à pousser comme des champignons et sans aucun respect des normes.

Aujourd’hui il n’est un secret pour personne que notre capitale est truffée de stations d’essence. Il suffit juste de se balader dans les environs pour constater de visu ce phénomène. En effet Niamey compte aujourd’hui un nombre exorbitant de Stations d’essence. Conséquemment un tel chiffre ne peut qu’engendrer un sentiment d’inquiétude et de peur constante chez l’ensemble des nigériens, quand l’on sait ce que cela représente comme danger. Au delà de leur multitude, ceux-ci sont notamment disposés d’une façon anarchique. Pourtant l’ancien ministre du pétrole, Foumakoye Gado précisait à ce point en février 2013 qu’il devait y avoir entre les stations, les institutions tel la présidence de la république, la primature et les camps militaires une distance de 1000m pendant que de nos jours elles sont de 100m entre certains établissements. Logiquement, il doit également y avoir une distance de 1000m entre les habitats et ces stations. Malheureusement l’on rencontre souvent des stations jumelées à des maisons ou proches les unes des autres. C’est le cas de la station en cours de construction au rond-point wadata et la station Totale qui s’y trouve. Quel charivari !

Comble de stupéfaction, certains nigériens se trouvant souvent dans des situations financières alarmantes vont jusqu’à céder la seule résidence qu’ils détiennent à certains opérateurs économiques. En effet, ils se font les poches pleines dans ce deal. Il faut  cependant noter que ces maisons et parcelles sont vendues aux gurus des hydrocarbures. Raison pour laquelle ces derniers sont prêts à payer quel qu’il soit, le prix que leur proposent les propriétaires de terrains. Quoique l’on dise, ces parcelles se vendent excessivement chers. L’essentiel pour ces gurus est de pouvoir s’approprier la parcelle. Par ailleurs, il ya des nigériens, devenus accro à l’argent et n’étant sous aucune pression financière, mais qui liquident leur terrain à ces derniers, Sans se soucier notamment de l’impact sécuritaire que cela peut causer en cas d’incendie ou de sorties improviste des scolaires, qui parfois pris de colère tentent de tout saccager sur leur passage. Qu’en est-il du camion citerne qui a pris feu en faisant une hécatombe au quartier Aéroport ? L’on se rappelle à même titre la marche anti-Charli qui s’est produite dans notre pays, précisément à Niamey et Zinder. Ce jour là, explique un témoin de la scène résidant sur le boulevard Mali Béro, « je croyais être en période de guerre. Moi, j’ai cru que c’était le dernier. En effet il ya une station d’essence juste collée à ma maison, et c’est celle là que les protestants voulaient coute que coute faire sauter. Imaginez-vous un peu ce que cela crée comme panique. » En dépit de cette inquiétude permanente et le risque que courent l’ensemble des nigériens vis-à-vis de cette situation, les autorités les plus hautes, en charge de la matière ne disent mot et pire encore continuent de délivrer des licences de construction aux opérateurs économiques tout en ayant conscience de la hausse des stations et de leur emplacement illégal. L’essentiel pour eux est d’engranger des économies au péril de la vie des citoyens. Il faut cependant noter à ce point, que les responsables premiers de cette situation sont entre autre ceux qui délivrent les licences de construction des stations. Quoique l’on dise à ce sujet, il est important de notifier que cette pratique est contradictoire aux normes, portant construction des stations d’essence. Ainsi donc, Que font justement les autorités censés constater les infractions et délits, en vue notamment de réprimer ceux qui exercent cette pratique déloyale ? Malheureusement il est difficile que celui qui a le fouet se fouette lui-même.

Amadou I. 

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