Crise pétrolière mondiale : Au Niger, les prix des produits restent inchangés pour le bien-être des populations

Avec la guerre en Ukraine, le marché international des hydrocarbures connaît aujourd’hui une perturbation sans précédent, marquée notamment par une hausse substantielle des prix à la pompe dans la plupart des pays du monde.Cette crise affecte également notre pays le Niger qui, eu égard aux prix très bas qu’il applique dans la sous-région Ouest-africaine et qui les a maintenus inchangés malgré la forte demande, attire les consommateurs des pays voisins, qui sont pourtant des grands producteurs du pétrole. C’est ce qui a été à l’origine de la relative pénurie constatée au niveau des stations-services, mais qui, fort heureusement, s’estompe du fait des mesures prises pour non seulement résorber la pénurie, mais aussi et surtout pour assurer la disponibilité des produits sur le marché, au grand bénéfice des consommateurs nigériens.

Notons tout d’abord qu’au moment où le Niger maintient le prix du litre du gasoil à la pompe à 540 FCFA, il se vend enCôte d’Ivoire à 615 FCFA, au Ghana à 802 FCFA, au Sénégal à 775 FCFA, en Guinée Conakry à 832 FCFA, au Mali à 762 FCFA, au Burkina Faso à 645 FCFA, au Togo à 625 FCFA, au Benin à 668 FCFA, au Nigeria à 785FCFA, ou encore en France à 964 FCFA et aux USA à 673 FCFA.

C’est dire qu’au moment où la situation permettait à la SONIDEP et à la SORAZ de tirer parti de cette crise pétrolière, les plus hautes autorités de notre pays ont fait le choix d’assurer et préserver le bien-être des populations nigériennes en maintenant inchangés les prix des produits raffinés à la pompe. Ce maintien, qui concerne également le prix de cession du gasoil à partir de la SORAZ, engendrerait un manque à gagner pour l’Etat de 72 milliards de nos francs et 180 milliards de francs CFA sur l’ensemble de la chaîne. Cette décision, somme toute salutaire, n’a malheureusement pas empêché à des marqueteurs véreux, certainement par manque de patriotisme et par cupidité, de vouloir tirer profit de la situation en s’adonnant frauduleusement à reverser à l’extérieur d’importantes quantités destinées à la consommation nationale.

Face à cela et afin de sécuriser la consommation nationale, depuis le 03 Mai 2022, l’exportation du gasoil a été réduite de 75% et des mesures ont été prises par la SONIDEP et la SORAZ pour préserver et renforcer le stock national de sécurité.Ce qui a permisune augmentation de 30% de l’approvisionnement en gasoil sur le marché domestique. Bien plus, le Ministère du Commerce et celui du Pétrole ont conjointement décidé de la suspension de l’export à partir du 1er Juin 2022 et la fermeture des stations-services prises en flagrant délit d’exportation frauduleuse ou de spéculation sur les prix à la pompe. Ces mesures, il faut le dire, ont occasionné un manque important à gagner pour la SONIDEP et la SORAZ, qui tirent le plus de bénéfice grâce à l’export, et surtout pour l’Etat qui a bien voulu mettre en avant l’intérêt des populations nigériennes.

Elles ont néanmoins permis d’éviter le pire et d’entrevoir le bout du tunnel. En effet, aujourd’hui la pénurie est en train d’être résorbée avec l’approvisionnement de plus en plus régulier du marché national par le biais des grands marqueteurs nationaux pour desservir les consommateurs nigériens. En outre, d’autres mesures sont envisagées pour améliorer le dispositif actuel et pour faire arrêter la fraude. D’ores et déjà, il est rappelé aux marqueteurs que les prix à la pompe restent inchangés et qu’ils s’exposent à des sanctions administratives et pénales en cas de non-respect de la réglementation en vigueur et de la structure des prix.

KAÏLOU PANTCHO Maman Responsable  Communication Ministre du Pétrole

 

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