Éducation Nationale / BEPC : Bazoum a de quoi se plaindre de ses hommes

L’examen du BEPC 2022 vient donc de se passer sur l’ensemble du territoire et on aurait cru, sans problème, si ce n’est ces nombreux enfants de la région de Tillabéri, qui, depuis des années, ne pouvaient plus aller à l’école et avoir la chance comme leurs autres frères du même pays, de suivre un cursus normal pour espérer aller à des examens et avancer dans un système. Mais l’Education Nationale qui est au coeur des préoccupations du président de la République, Bazoum Mohamed, risque de le décevoir avec les hommes qu’il s’est choisi pour redresser la barre et sortir le système éducatif nigérien du gouffre dans lequel, depuis des années, il est plongé. En attendant les résultats pour apprécier la situation, c’est de la qualité des épreuves dont il est question ici.

C’est après les épreuves écrites que, par les réseaux sociaux, l’on apprend les légèretés avec lesquelles les épreuves avaient été élaborées. Faut-il croire que ceux qui s’en étaient chargés ne sont pas les enseignants qui tiennent régulièrement les classes ? Y a-t-il, quelques enjeux pécuniaires attachés à l’élaboration des sujets d’examen pour qu’un autre, sans avoir les compétences requises, s’en charge pour capter des fonds qui sont destinés au choix rigoureux des sujets pour évaluer objectivement des enfants sur ce qu’on leur aura enseigné ?

Sur le plan technique, pédagogique, c’est une faute grave car, des questions qui n’ont aucun sens, ou n’ayant aucun lien avec le programme enseigné, ne peuvent que dérouter des enfants et les aider à échouer alors que l’on organise des examens pour qu’ils réussissent. C’est au Niger seulement que l’on se flatte de mauvais résultats comme si cela devrait être le seul signe de la rigueur et finalement aussi, curieux que cela puisse paraitre, le signe de la réussite en trouvant les moyens de bloquer les enfants. Dans les années 80, des collèges d’enseignement général, avaient de très beaux résultats. Souvent dans toute l’école (et elle regroupait à l’époque tout un arrondissement, équivalent aujourd’hui du département) il n’y avait que quelques trois élèves qui échouaient. L’argent que l’Etat investissait dans le secteur servait alors.

Mais aujourd’hui, quelle fortune l’Etat ne prétend-il pas injecter dans le système pour, à la fin, des résultats aussi humiliants que l’on a ces dernières années et pour quel niveau !

La faute relevée par les spécialistes dans la conception des sujets, est impardonnable. Si Bazoum veut avoir des résultats, il lui faut le courage d’un coup de balai dans le secteur pour trouver les hommes et les femmes – car il y en a – qui peuvent faire changer les choses car ceux qu’il a aujourd’hui, ne sont là que pour chercher de l’argent, tant pis s’ils peuvent profiter pour compromettre l’avenir des enfants.

Sans doute que le nouveau ministre s’en est rendu compte pour comprendre que sa mission ne peut qu’être difficile.

Isak


Téléphonie au Niger / Les usagers se plaignent de la mauvaise qualité des services : Que fait alors le service compétent pour réguler cette situation ?

Depuis des années et surtout ces derniers jours, c’est avec amertume que nous constatons la constance de la mauvaise qualité des services de téléphonie mobile. En dépit des multiples plaintes enregistrées en la matière, la même douleur persiste chez les usagers et ce, malgré qu’il existe un organe régulateur dans ce domaine. Alors est-il complice ?

De la 3G, nous sommes passés à la 3G+ ; de celle-ci, nous sommes aujourd’hui à la 4G. Pour un non averti, l’on dirait que le Niger a percé en matière de TIC. Or, loin de là, nous n’avons même atteint le minimum. Hormis la connexion internet auprès de laquelle beaucoup attendent satisfaction, même les simples coups de fil ordinaire ne semblent pas être au rendez-vous. Parlant de la connexion, il est important de souligner que si l’on se réfère aux normes internationales, le Niger est loin d’être au stade de la 4G. Notons qu’au lendemain de l’officialisation d’une des compagnies de téléphonies mobiles de la place dotée désormais d’une telle licence, par nos autorités compétentes, nombreux sont les nigériens qui avaient cru que la connexion allait être désormais satisfaisante au vu justement de sa défectuosité. Malheureusement, les problèmes au-delà de leur persistance n’ont fait que se multiplier. Pire avec l’avènement de la 4G ! C’est le même calvaire. Ni la connexion internet, ni les appels téléphoniques ne sont au rendez-vous. L’on se demande à cet effet, si de telles perturbations de la ligne sont dues à un manque de professionnalisme ou de sérieux ? A entendre les aguerris en la matière, c’est la multitude du nombre d’abonnés au réseau qui engendre le plus souvent de tels désagréments. Pourtant, ailleurs notamment, dans les pays où le travail est respecté au même titre que ceux qui contribuent à son développement malgré, la pléthorique du nombre d’abonnés, de tels obstacles n’ont du tout pas lieu ou rarement à la rigueur. Alors, pourquoi chez nous, c’est de tels arguments que nos agents de télécommunications nous avancent pour se dédouaner d’une lourde responsabilité qui leur incombe. Le réseau est toujours instable et ce, malgré que les clients que nous sommes payons pour que service nous soit rendue. Pourquoi donc ne pas nous remettre ce qui nous revient de droit ? A moins que ce ne soit de l’escroquerie une telle pratique. Nous payons chaque fois des services mais qui à la limite ne nous rendent pas service. A quoi bon sert donc ces compagnies de téléphonies mobiles qui n’arrivent pas à assurer leur mission. Et ce, malgré qu’il existe une autorité de régulation censée nous départager. Loin de se voiler la face, l’on dirait qu’il y a quelque part anguille sous roche. Partant de toutes ces défaillances que l’on constate çà et là au niveau desdites compagnies, l’on se demande justement comment et pourquoi arrivent-ils à bénéficier de certains privilèges dont ils ne méritent pas ? A propos, nous prenons l’exemple de la 4G. A voir les prestations rendues par ladite compagnie, il y a de quoi avoir honte notamment à l’endroit de ceux qui se la proclament et de ce qui leur ont proclamé une licence indigne du nom. Pour ce qui en est des appels téléphoniques, le constat est pathétique ! Pendant même que la personne que vous tentez de joindre est disponible, l’on vous dit qu’elle ne l’est pas ; ce n’est pas tout lorsque vous êtes en communication la ligne est constamment perturbée. Combien sont les affaires urgentes que les désagréments de ces réseaux ont eu à saboter? Et toute cette amertume, c’est le client qui l’endosse. Est-ce un devoir pour lui de se laisser traiter de la sorte ? Retenons une chose, ce même client à des droits. Et c’est en vertu de ces mêmes droits que vous lui devez respect et considération. Car, sans lui vos compagnies cesseront d’exister. De ce fait, nous invitons les autorités compétentes à se ressaisir en ce qui concerne la gestion de la téléphonie mobile au Niger sans quoi, ils demeurent les responsables premiers de cette mauvaise gestion dudit domaine. Amadou. I 

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