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Grande Muraille Verte au Niger : Niamey au cœur d’une nouvelle stratégie de résilience environnementale

grande muraille verte au niger niamey au coeur dune nouvelle strategie de resilience environnementaleLa participation de l’Administrateur délégué de la Ville de Niamey, le Colonel Boubacar Soumana Garanké, également Président de l’Association des Municipalités du Niger, à l’atelier de consultation consacré à la mise en place de la Coalition nationale de la Grande Muraille Verte, ouvre une séquence importante pour la gouvernance environnementale au Niger.

Organisé ce mardi 21 avril 2026 à l’hôtel Terminus de Niamey, cet atelier ne relève pas seulement d’une démarche institutionnelle. Il traduit une volonté de structurer, à l’échelle nationale, une réponse coordonnée aux défis environnementaux, économiques et sociaux qui pèsent sur le Sahel. Dans un contexte marqué par la pression climatique, la dégradation des terres, l’urbanisation rapide et les besoins croissants des populations, la Grande Muraille Verte apparaît comme un cadre stratégique pour reconstruire la résilience des territoires.

L’enjeu est d’autant plus important que le Sahel ne peut plus être pensé uniquement comme un espace de vulnérabilité. La mise en place d’une coalition nationale autour de la Grande Muraille Verte vise précisément à fédérer les acteurs publics, les collectivités, les partenaires techniques, les organisations communautaires et les citoyens autour d’une ambition commune : faire de la restauration des écosystèmes un moteur de développement durable.

Dans cette dynamique, la Ville de Niamey entend jouer un rôle actif. La capitale nigérienne est directement concernée par les défis environnementaux : pression démographique, pollution urbaine, recul des espaces verts, exposition aux effets du changement climatique et nécessité de préserver les zones écologiques encore disponibles. L’implication de l’Administrateur délégué de la Ville de Niamey donne ainsi une dimension concrète à cette coalition, en reliant l’initiative continentale aux réalités urbaines locales.

Deux actions récentes illustrent cette orientation. La première concerne l’opération de dépollution de la ceinture verte de Niamey, dont une grande action de salubrité a été conduite le 12 avril 2026. Cette ceinture verte, souvent qualifiée de poumon écologique de la capitale, représente un patrimoine environnemental stratégique. Sa restauration ne peut être réduite à une simple opération de nettoyage : elle engage la protection durable d’un espace vital pour l’équilibre écologique, la qualité de vie urbaine et la lutte contre l’avancée de la dégradation environnementale.

La seconde action porte sur le programme de plantation de 100 000 arbres, initié dans le cadre du centenaire de la Ville de Niamey. Au-delà du symbole, cette initiative traduit une volonté de reverdir l’espace urbain, de renforcer la capacité d’absorption du carbone et de faire de l’arbre un outil concret de lutte contre les effets du changement climatique. Elle rappelle aussi que la transition écologique ne se décrète pas uniquement dans les politiques nationales : elle se construit dans les quartiers, les communes, les écoles, les espaces publics et les habitudes citoyennes.

La présence du Colonel Boubacar Soumana Garanké à cet atelier traduit donc une orientation stratégique : inscrire les collectivités territoriales au cœur de la réponse environnementale. Car sans les communes, les ambitions de la Grande Muraille Verte risquent de rester éloignées des réalités du terrain. Ce sont elles qui connaissent les besoins des populations, les zones à protéger, les sites à restaurer et les dynamiques locales à mobiliser.

Pour le Niger, la Coalition nationale de la Grande Muraille Verte peut devenir un outil de coordination, mais aussi un instrument de souveraineté environnementale. Elle peut permettre de mieux organiser les interventions, d’éviter la dispersion des initiatives, de renforcer la mobilisation citoyenne et de faire converger les efforts autour d’objectifs clairement définis.

Dans le cadre de la Refondation, cette démarche prend une signification particulière. Elle place l’environnement au cœur de la reconstruction nationale, non comme un sujet secondaire, mais comme une condition de stabilité, de santé publique, de sécurité alimentaire et de prospérité durable.

À travers cette mobilisation, Niamey rappelle que la bataille climatique se joue aussi dans les villes. Restaurer la ceinture verte, planter des arbres, structurer une coalition nationale et impliquer les collectivités, c’est poser les bases d’un Niger plus résilient, plus vert et mieux préparé aux défis du Sahel.
Boubacar Guédé (Nigerdiaspora)