Direction Générale des Douanes : Les dessous de l’affaire du cadre qui cherche à dribbler la retraite

aFidèle à sa tradition de pratiques rocambolesques, l’administration des douanes vient encore d’alimenter la chronique à travers l’affaire d’un chef de Bureau qui aurait été proprement chassé du bureau des douanes de Tahoua sans même qu’il ait eu la possibilité de faire la passation de service du temps du ministre Hassoumi Massaoudou. Il aurait irrité le ministre tant par ses mauvais résultats que par son comportement, ce qui lui a valu une affectation sans bagages ; il fallait que séance tenante qu’il quitte Tahoua où il est devenu indésirable. Le colonel Abdou Hamidou, parce que c’est de lui qu’il s’agit, a réussi à se faire nommer encore une fois à la tête d’une autre unité douanière on ne sait à quel prix. Mais là ou le bât blesse, c’est que l’intéressé devait aller à la retraite depuis 2018, conformément à son arrêté d’intégration n°0497MPF/T du 06 mars 1987 sur lequel il est clairement mentionné qu’il est né en 1958.

Il est de notoriété publique que la douane est un milieu où tout est permis, mais au-delà du refus du ministre des finances de rectifier un arrêté du ministre de la fonction publique vieux de 33 ans, le Directeur Général des Douanes l’a non seulement maintenu en activité, mais lui a même fait une promotion en le propulsant à la tête d’une unité douanière.

Toutes ces années d’accumulation primitive de capital n’auraient-elles pas suffi à assouvir la voracité de l’intéressé ? Pourtant les meilleurs éléments de la douane sont entrain d’aller à la retraite en silence, dans l’honneur et la satisfaction du devoir accompli. Il est clair que l’intéressé a bénéficié d’un réseau de complicité, animées par les DRH de 2018 et 2019 qui se sont toujours empressé de chasser leurs anciens collègues comme des malpropres dès qu’arrive l’échéance. Le fait le plus grave reste cependant l’implication du patron des douaniers dans cette affaire et sa complicité dans l’usage du faux si jamais l’affaire est traitée comme il se doit dans le cas d’espèce. Outre sa tentative de couvrir son joker par tous les moyens, il a délibérément trompé le ministre des finances en ignorant les instructions de ce dernier d’abord et en faisant nommer un retraité de plus de deux ans en l’absence d’aucun document administratif.

Comment comprendre que les DRH de 2018 et 2019 aient caché cette situation à la hiérarchie de l’époque ? Comment comprendre que c’est seulement au moment où la DRH a découvert le pot aux roses en 2020 que l’intéressé a exprimé le désir de recourir à une rectification de cet arrêt vieux de 34 ans, par un subterfuge dont eux seuls ont le secret ? Assurément sans cette découverte il n’ira à la retraite que quand il le voudra.

Comment se fait-il que connaissant cette irrégularité, le Directeur Général ait maintenu l’intéressé en fonction et l’ait même fait nommé en dépit des observations du ministre des finances ? Il se passe de choses que la suite de cette sombre affaire nous fera découvrir dans les prochains jours.

I.B  

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