Crise au sein du Mnsd-Nassara : Seïni Oumarou surpris dans un complot vil

Cinq députés, sur les vingt (20) que compte le Mnsd-Nassara au niveau de l’Assemblée Nationale, ont apporté lejeudi 27 août dernier tout leur soutien à l’actuel ministre de la Formation Professionnelle, Monsieur Abdoulkadri Tidjani Idrissa, illégalement remplacé à son poste de Secrétaire Général, sur la base d’un piètre complot qu’ils imputent à la seule personne du président national du parti, M. Seïni Oumarou. Tout en condamnant avec la dernière énergie la non-reconduction de M. Abdoulkadri Tidjani Idrissa à son poste de Secrétaire général du parti, un poste qui revient de droit à la section Mnsd de la région de Maradi selon une coutume de ce parti, les cinq députés signataires accusent Seïni Oumarou d’être à l’origine desnombreuses crises qui minent le Mnsd- Nassara ces dernières années.

La toute récente crise au sein du Mnsd a couvé depuis 2013, suite à l’échec d’une première tentative du parti pour rallier le camp de la Mouvance présidentielle, mais celle-ci a longtemps été ravivée par une camarilla politique autour de Seïni Oumarou et dont la mission principale est se mettre à son service et non pour servir les intérêts du parti, déplorent plusieurs responsables du Mnsd, quisont désormais solidaires du combat que mène le ministre Abdoulkadri Tidjani pour restaurer au Mnsdses valeurs perdues.

Trituration en série des textes fondamentaux du Mnsd en dehors de toute procédure légale, multiples assignations du parti devant les tribunauxjudiciaires, incapacité de rassembler les militants autour de la cause du parti, sont entre autres, les griefs reprochés à Seïni Oumarou.

Dans leur déclaration de la semaine passée, les députés qui ont ouvertement pris fait et cause pour Abdoulkadri Tidjani Idrissa, tout en réaffirmant son attachement au Mnsd et à la Mouvance présidentielle. Ces derniers se sont vertement attaqués à Seïni Oumarou, qualifiant sa façon de gérer le parti à «des pratiques antidémocratiques, claniques et divisionnistes » dont le seul but recherché depuis fort longtemps est de démotiver la majeure partie des militants, en cette veille des élections locales et générales. Ce qui s’apparente aux yeux de ces parlementaires à «un démantèlement programmé » d’une formation politique qui, selon eux est pourtant devenue une vache à lait pour Seïni Oumarou et son entourage politique.

La déclaration de ce 27 août 2020 marque ainsi le début de l’installation d’un climat de défiance et de contestation de la légitimé du Haut représentant du Président de la République, affirme une source proche des parlementaires signataires de cette déclaration de soutien en faveur de M. AbdoulkadriTidjani.

En effet, selon notre source, ces députés ne sont pas seuls dans leur combat pour la réhabilitation de l’actuel Ministre de la formation professionnelle, Abdoulkadri Idrissa Tidjani, à son poste de Secrétaire général légitime et la restauration de la grandeur du Mnsd.De Tillabéry à Diffa, en passant par Tahoua, d’autres députés ainsi que des responsables du Bureau politique bien côtés, ont déjà fait sienne cette bataille pour le sauvetage du Mnsd des mains avant qu’il ne se transforme en un groupement d’intérêts économiques à la solde de Seïni et de sa famille politique.

Qualifié autrefois de «Grand Baobab», en raison de sa forte implantation dans le fin fond du Niger et d’éclatantes victoires politiques qu’il a engrangées lors des différents scrutins politiques organisés depuis l’avènement du multipartisme au Niger, le Mnsd-Nassara est désormaisréduit à sa portion congrue du fait de la mauvaise gestion et de l’amateurisme de son chef.Cadres du parti comme simples militants de base, taxent le président du parti, d’être l’instigateur numéro 1 de toutes les crises qu’a connues le Mnsd-Nassara ces dernières années.

En vérité, derrière toute cette cabale, Seïni Oumarou veut simplement créer les conditions de l’accaparement de toutes les affaires du parti par un seul clan politique composé exclusivement des responsables d’une seule section (sur les huit), pour empêcher toute alternance crédible et utile à la tête du Mnsd.

Au surplus, selon nos sources, il veut s’assurer lui et ses arrières à travers un semblant de relève composée de ses hommes de mains facilement manipulables,voulant ainsi faire à la longue du Mnsd-Nassara, même après sa retraite politique un gagne-pain sûr. C’est dans cette seule perspective qu’il s’est lancé dans une vaste entreprise de liquidation politique de tous les responsables qui ne font pas son affaire.

Quand on sait que lui-même Seïni Oumarou n’a plus de fief politique, on voit mal comment celui-ci peut prospérer dans ses manoeuvres sournoises visant à réduire à néant le potentiel du Mnsd dans une région comme Maradi qui est désormais le fief incontesté du parti. On en veut pour preuve les résultats des dernières élections générales de 2016.

La situation qui prévaut au sein du Mnsd- Nassara ne laisse pas les militants indifférents, à commencer par ceux de la section de Maradi qui viennent de retirer leur confiance à Seïni Oumarou, à travers une déclaration rendue publique ce mardi 01 Septembre 2020. La section Mnsd de Maradi a réitéré dans cette même déclaration, le rejet de toute forme de modification, de trituration et autre tripatouillages des textes fondamentaux de leur parti, dans le seul dessein de prendre en otage le Mnsd, pour le confier à un directoire à la solde d’un groupuscule d’individus qui ne défendent que leurs propres intérêts.

A.Y

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